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HCup : Guy Novès s’est trompé !

30 avril 2011

Chronique du dimanche 1er mai.

Toulouse a perdu sa couronne les armes à la main face à une superbe équipe du Leinster. Les Toulousains se sont inclinés après avoir magnifiquement lutté mais pouvaient-ils gagner ce match ? J’ai peur que la stratégie choisie par l’entraîneur Toulousain ait condamné son équipe à subir la rencontre et à laisser le Leinster imposer son jeu fait d’alternances entre puissance et vitesse. Explications…

Une composition d’équipe qui condamne Toulouse :

La stratégie de Guy Novès était certainement de déplacer le ballon et de produire le maximum de jeu pour obliger les Irlandais à courir après le ballon. Le manager français comptait sûrement sur une bonne conquête en mêlée, évidemment, mais aussi en touche. Du coup, il a composé une équipe faite pour gêner les Irlandais dans les airs et pour être le plus mobile possible. Cela explique son choix en 3ème ligne avec Nyanga et Bouilhou pour encadrer Picamoles. Les 2 troisièmes lignes avaient pour mission de composer un alignement à 4  avec Albacete et Maestri pour mener la vie dure à leurs adversaires, les empêcher d’avoir de bon ballons, voire même de permettre à son équipe de monopoliser le contrôle de la balle, donc du jeu.

Le problème de ce choix de 3ème ligne, c’est qu’il peut uniquement marcher si les Toulousains gardent le monopole de la balle et multiplient les temps de jeu en insistant sur les extérieurs. Ils peuvent espérer surprendre leurs adversaires par la vitesse des trois-quarts. Ainsi, le choix de Poitrenaud en lieu et place de Jauzion complète ce choix en apportant plus de vitesse et plus de mobilité sur les extérieurs. Avec des 3ème lignes capables d’être plus rapidement autour du ballon, Toulouse devait, selon la tactique, soit être capable de gratter les ballons sur les attaques Irlandaises, soit provoquer des surnombres dans la ligne.

Là où la machine s’est grippée, c’est que la touche n’a pas joué, dans ce match, un rôle prépondérant. Non seulement il n’y en a pas eu autant que cela, mais, en plus, les Irlandais se sont sortis du piège Toulousain sans trop de problème. En tout cas suffisamment pour avoir des ballons à jouer. Et là, d’un coup, Toulouse se retrouvait en position de faiblesse, ce qui explique aussi le nombre de fautes commises.  C’est là où Guy Novès a, à mon avis, fait une erreur. En choisissant une telle tactique, il a fait le sacrifice de la puissance au profit de la mobilité. Face au Leinster, au moins sur ce match, ce choix s’est révélé rédhibitoire. En effet, même si le Leinster est une équipe qui produit beaucoup de jeu, elle reste une équipe puissante qui possède des poids lourds avec une 3ème ligne royale dans sa capacité à peser sur les défenses – O’Brien – Heaslip – McLaughlin puis Jennings et un 5 de devant capable de porter la balle avec Healy, Strauss et Hines très disponibles et bien soutenus aujourd’hui par Ross et Cullen. Ainsi, comme les Irlandais ont beaucoup eu le ballon en 2ème mi-temps, les Toulousaisn ont subi la puissance de leurs adversaires et non pas eu les armes pour répondre, même avec l’entrée de Thierry Dusautoir. Du coup, la défaite a paru inéluctable à cause principalement de la tactique choisie par Guy Novès.

Une association Sowerby – Picamoles – Nyanga qui aurait pu marcher ?

Bien sûr, après le match, il est toujours plus facile de dire ce qu’il fallait faire. Mais au regard de la puissance Irlandaise, Guy Novès n’avait pas beaucoup de solutions. Son premier problème, et cela a été à mon avis un élément décisif, a été l’absence de Romain Millo-Chluski. Si l’on considère que le match a basculé sur une mêlée Toulousaine enfoncée  donnant la pénalité du 22-20 qui permet aux Irlandais de passer devant. Si l’on considère qu’il a manqué de la puissance aux avants stadistes, il est évident que l’international français a manqué.  Et il a d’autant plus manqué que le manager Toulousain a décidé d’alléger sa 3ème ligne. Du coup, tout devenait compliqué pour les avants Toulousains. Comme le piège de la touche s’est révélé un flop ( difficile à prévoir avant le match ),  les Toulousains étaient désarmés dans l’axe et l’ont payé en fin de match malgré la magnifique prestation de leurs trois-quarts.

Quelle était la solution pour contrer la puissance Irlandaise en considérant que, de toute façon, ils auraient des ballons à jouer et qu’ils réussiraient à alterner axe profond et jeu au large, ce qui est actuellement leur marque de fabrique ? Dans l’effectif Toulousain actuel, il n’y avait pas d’autres solutions que d’associer Picamoles en 6 et Sowerby en 8. C’était risqué mais Guy Novès a déjà tenté l’expérience dans le passé et cela s’était plutôt bien passé, même si ce n’était qu’en championnat. Avec Yannick Nyanga programmé pendant 50 minutes à couvrir un terrain immense pour compenser le manque de mobilité de ses partenaires, le coup était jouable. Le flanker Toulousain est en très grande forme actuellement et il a les moyens physiques de se sacrifier pendant une petite heure de jeu. Ensuite, l’entrée de Thierry Dusautoir en joker devenait un coup de maître qui, peut-être, aurait pu changer le cours du match. Alors que, là, dans une configuration où Toulouse subissait de plus en plus, le capitaine de l’équipe de France n’a pas pu peser sur le cours des choses.

Quoi qu’il arrive, le coup est passé prêt et les Toulousains sont morts les armes à la main. Bravo aux 2 équipes pour le magnifique combat qu’elles ont livrées et le bien agréable moment offert même s’il se termine sur une énorme déception pour les Toulousains…

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Top14 : Un favori en rouge et noir ???

25 avril 2011

Chronique du lundi 25 avril 2011.

A une journée de la fin, les choses commencent à se clarifier en haut du classement. Même si on ne connaît pas encore les 4 barragistes, et surtout quelles équipes joueront à domicile, il est possible, il n’est jamais trop tard, de voir quels sont les favoris…

Toulouse encore incontournable ?

En gagnant avec le point de bonus contre Bourgoin, Guy Novès peut maintenant gérer sa fin de saison. Il peut faire tourner son effectif pour une dernière journée qui aura lieu une semaine après la demi-finale Européenne, ce qui ne l’empêchera pas de proposer une équipe compétitive pour recevoir Clermont, qui a besoin de l’emporter pour jouer son barrage à domicile. Ensuite repos et, peut-être, la finale européenne à jouer contre Perpignan ou Northampton. Une hypothèse qui voudrait que Toulouse joue sa demi-finale une semaine après la finale Européenne avec, du coup, l’obligation de remplacer les joueurs les plus éprouvés par un tel match. Par rapport à l’an dernier, où le manager Toulousain avait fait l’impasse sur la demi-finale de Top14 car celle-ci avait lieu une semaine avant la finale de HCup, le manager Toulousain peut, grâce au calendrier, se permettre de garder une ossature forte pour jouer, éventuellement, les 2 derniers matchs de la saison. Du coup, à moins d’un énorme coup de fatigue toujours possible sur la fin, les Toulousains seront favoris pour jouer le titre. Et je ne parle même pas du cas où ils seraient éliminés en demi-finale de HCup et disposeraient de 2 week-ends de repos avant les demi-finales.

Qu’est-ce qui pourrait gêner les Toulousains ? Quand ils évoluent à leur meilleur rugby, il n’y a pas d’équipe qui puisse véritablement leur barrer la route. Et quand ils n’évoluent pas à leur meilleur rugby, ils gagnent quand même, comme contre Biarritz en HCup. Seul bémol dans le jeu Toulousain, la charnière, où les blessures se sont, cette saison, accumulées. Les retours de Vergallo et Kelleher à la mêlée et de Skréla, voire Michalak, à l’ouverture devraient permettre à l’équipe d’être au complet pour la fin de saison. Mais, sait-on jamais, l’avènement de Doussain peut, aussi, être pour cette fin de saison. Comme quoi, avec leur effectif, les Toulousains ont toujours une longueur d’avance.

Toulon, la voie royale ?

Et si le grand favori était Toulon ? En battant Montpellier lors de la dernière journée, une équipe en perte de vitesse actuellement, les Varois seraient, bien sûr, qualifiés mais en plus, auraient toutes les chances de jouer le match de barrage à domicile. Du coup, avec en plus des demi-finales à Marseille, les Toulonnais se voient offert une voie royale jusqu’à la finale. Est-ce que l’avantage du terrain suffit toujours ? Non, bien sûr, mais cette équipe qui, encore plus que les autres, fonctionne par explosion, sort d’une période difficile où elle a joué sa survie à chacun de ses matchs. Du coup, s’ils gagnent le difficile pari de la qualification, les joueurs Toulonnais seront libérés et, en jouant à domicile ou presque, deviendront très difficile à battre.

Même si leur parcours peut être semé d’embûches, un barrage contre Clermont, une demi contre Toulouse, les Toulonnais ont les ressources pour s’imposer. Un pack qui a bougé celui de Perpignan en quart de finale de la HCup, une troisième ligne royale, même si elle a, ces dernières semaines, perdu un peu de sa magie, et Jonny Wilkinson pour prendre le match et le score à son compte sont autant d’atouts, sans parler d’une ligne de trois-quarts qui n’a encore jamais trouvé sa vitesse de croisière mais qui possède en Lovobalavu, Loamanu, Lamont et même Sackey des individualités capables de faire la différence à n’importe quel moment. Maintenant, encore faut-il gagner à Montpellier…

Et les autres ?

En dehors des rouge et noir, il existe, bien sûr, d’autres possibilités, notamment en ciel et blanc. Le Racing-Métro est en train de boucler une saison exemplaire et s’est positionné en favori possible depuis sa victoire éclatante face au Stade Toulousain au Stade de France. Avec un pack très difficile à bouger et très bien organisé, une ligne défensive jamais complètement battue et des individualités derrière, comme Bobo ou Steyn, capables de prendre le match à leur compte, cette équipe a tous les atouts pour battre tous ses adversaires. Il existe néanmoins quelques périls sur la route des ciels et blancs.

Le principal est que les joueurs franciliens disposeront de 3 semaines de repos d’ici leur demi-finale. Cela parait paradoxal au pays où l’on joue trop, mais le risque de perte du rythme et des automatismes existe. En rugby, rien ne remplace l’intensité des matchs et le Racing-Métro rencontrera, en demi-finale, une équipe barragiste qui aura un match couperet en plus que son adversaire. C’est peu mais cela peut faire la différence dans une rencontre qui va certainement basculer sur des détails. Ensuite, le fait de jouer à Marseille, donc plutôt à l’extérieur, quel que soit l’adversaire, et le fait de manquer d’expérience commune pour ce type de rencontre peut jouer en défaveur de cette équipe. Même avec des habitués des matchs internationaux comme Chabal, Nallet, Steyn, Fall, Bergamasco, Festuccia, Cicero ou Dellape.

Clermont est le champion en titre et possède une équipe dont les qualités sont indéniables. Le seul problème est que le titre n’est, semble t’il, toujours pas complètement digéré et que les joueurs paraissent moins affamés que la saison dernière. Le match de la dernière journée à Toulouse sera, à ce niveau, très significatif. Si les Clermontois s’imposent et arrachent ainsi un barrage à domicile, cette rencontre peut servir de déclic et aider cette équipe à retrouver l’envie et la réussite de la saison dernière. Sinon…

Castres est encore en phase d’apprentissage. Les Tarnais ont certainement franchi un palier par rapport à la saison dernière mais on sent cette équipe encore en dedans. Elle aura besoin de jouer son barrage à domicile pour accéder aux demi-finales, ce qui veut dire aller gagner à Perpignan pour la dernière journée. Le challenge n’est pas si inaccessible qu’il n’y parait car les Catalans n’auront rien à attendre de cette rencontre et auront certainement, encore, dans leur tête, la demi-finale de HCup. Alors pourquoi pas l’équipe de Castres en demi-finale…

Biarritz, enfin. L’équipe qui sait faire déjouer ses adversaires. Les Biarrots ne semblent pas pouvoir jouer leur barrage à domicile, ce qui va sacrément compliquer leur tâche, surtout s’il s’agit d’aller à Clermont ou Toulon. Malgré le retour d’une paire de centres Traille – Bosch qui pourrait enfin amener un certain équilibre dans le jeu Biarrot et donner à cette équipe la capacité de pratiquer le jeu complet capable de mettre à mal n’importe quel adversaire, les Basques devraient avoir du mal à atteindre Marseille et encore moins le Stade de France. C’est la grosse côte de cette fin de saison mais Biarritz a prouvé que c’est quand on attend le moins cette équipe qu’elle est capable d’étouffer ses adversaires les uns après les autres. Alors…

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L’Equipe de H Cup de Benezech du 12 avril 2011

12 avril 2011

Quart de finale de H Cup oblige, il faut choisir entre 8 équipes seulement. Malgré cela Toulousains et Biarrots ne sont que 3 à figurer dans L’Equipe de Benezech. 2 trois-quarts Toulousains et pas d’avant malgré le match volontaire et l’(esprit de sacrifice de ceux-ci. Le seul Yachvili côté Basque malgré le match intéressant de Lakafia et des frères Lund. Par contre 3 avants Toulonnais, malgré la défaite, figurent dans cette équipe, faisant jeu égal avec les Catalans, 3 aussi avec seulement 2 avants. C’est dire le match valeureux du pack Varois qui n’a pas été récompensé par ces trois-quarts. Autres vainqueurs du week-end, le Leinster avec 3 joueurs aussi, et Northampton, 2 joueurs. Leicester ferme la marche avec 1 seul présent mais un Tuilagi…

Arrière : Heymans (Toulouse)
Ailiers : Tuilagi (Leicester) –  Candelon (Perpignan)
Centres : O’Driscoll (Leinster) - Poitrenaud (Toulouse)
Ouvreur : Sexton (Leinster)
Demi de mêlée : Yachvili (Biarritz)
3ième lignes : Smith (Toulon) - Heaslip (Leinster) - Chouly (Perpignan)
2ième lignes : Lawes (Northampton) - Schofield (Toulon)
1ère Lignes : Kubriaschvili (Toulon)  - Guirado (Perpignan) - Tonga’uiha ( Northampton)

Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Métro-Racing, Toulouse, Clermont et Agen : Destins croisés.

27 mars 2011

Chronique du lundi 28 mars 2011.

Les matchs de ce week-end ont délivré un nombre finalement important de surprises. Parmi celles-ci, les défaites conséquentes de Toulouse et de Clermont, soit le Champion d’Europe et de France au tapis, excusez du peu ! Tentative d’explications…

I- Racing-Métro et Toulouse, une illusion d’optique :

Le Racing-Métro a battu le Stade Toulousain par plus de 40 points, ce qui laisse penser que les Parisiens ont pris l’ascendant sur le champion d’Europe et se positionnent comme un favori au titre national. C’est vrai et faux à la fois.

Vrai, car la démonstration Parisienne en termes de solidité, autant sur la densité physique, que sur l’organisation défensive et la maîtrise du jeu a été criante face à l’équipe type du champion d’Europe. Marquer plus de 40 points à Toulouse est un exploit qui n’est pas à la portée de beaucoup d’équipes en France, et même en Europe. Dominer physiquement, et même développer son jeu, comme le Racing-Métro a pu le faire positionne l’équipe Parisienne dans les plus grosses cylindrées du championnat, au même titre que Toulouse, Clermont et Perpignan. C’est déjà beaucoup. Pas encore un champion, mais un prétendant, à coup sûr.

Faux, car Toulouse était, ce week-end, plus affaibli qu’il n’y paraît. Il n’est pas grand devin pour deviner que les Servat, Dusautoir et autres Clerc et Médard sont fatigués par le Tournoi qui vient de s’achever. Que Jauzion et Poitrenaud sont aussi touchés psychologiquement par ce qui a été dit sur eux, notamment par le sélectionneur. Guy Novès a fait l’erreur de vouloir aligner tous ces joueurs alors que, dans le même temps, il gardait sur la touche un Florian Fritz ou un Picamoles. L’entraîneur Toulousain voulait à la fois préparer le quart de finale de Coupe d’Europe et, certainement aussi, laver l’affront des 30 points encaissés dans ce même stade de France contre le Stade Français, plus tôt dans la saison. Cette erreur a failli coûter sa Coupe du Monde à Thierry Dusautoir qui, épuisé, en cette fin de match, n’avait plus la force de lutter contre le plaquage des Parisiens. Elle a, en tout cas, coûté cher aux Toulousains qui ont pris une leçon de rugby et donné l’impression qu’un fossé existe entre ces 2 équipes. La différence de densité physique entre les 2 équipes est une illusion d’optique que les Toulousains sauront certainement corriger pour la fin de la saison…

II- Agen, le magnifique travail des entraîneurs :

Agen a battu Clermont 26 à 17, après avoir mené 26 à 10. C’est dire si l’équipe Agenaise monte en puissance et est en train de faire la preuve qu’elle mérite sa place en Top14. C’était loin d’être gagné en début de saison où les Agenais souffraient d’un manque de puissance et d’un peu ambitieux mais manquant de réalisme face à des équipes expérimentées. Grpâce au travil de Christian Lanta et de Christophe Deylaud l’équipe du Lot et Garonne a réussi à franchir pas mal de palier jusqu’à battre le Champion de France. Ils ont réussi à alourdir leur pack en trouvant un bon équilibre avec l’apport des Iliens Fonua et Fa’aoso, des Sud-Africains Badenhorst et Senekal ( excellente recrue dont Toulon ne faisait pas grand chose ) tout en assurant la continuité avec Monrobot et Narjissi notamment. Résultat les Agenais sont capa&bnles, par séquences, d’imposer une certiane puissance et de tenir tête à leurs adversaires, même les Clermontois.

Derrière c’est pareil. Le jeu pour le jeu laisse maintenant place à une équipe mieux structurée qui s’est, là aussi, renforcé en cours de saison, avec l’arrivée de Tian à l’arrière. Le retour des blessés Vaka, Ahotaeiloa et autres Avramovic permet d’ajouter de la puissance et de varier les solutions selon les adversaires. Christophe Deylaud peut commencer à savourer le résultat et l’équipe peut espérer continuer à monter en puissance pour  prendre le jeu à son compte plutôt que de jouer le contre.

Agen n’est pas encore sauvé mais maîtrise son destin. Une victoire lors de la réception de Castres le week-end prochain permettrait aux Agenais d’atteindre 42 points, ce qui les mettrait pratiquement à l’abri. Néanmoins une victoire à La Rochelle dès la journée suivante serait la meilleure manière de, dès à présent, préparer la saison suivante en Top14 et d’éviter surtout un match au couteau lors de la réception de Brive au cours de la dernière journée de la saison régulière.

III- Clermont, le syndrome de la gueule de bois :

Clermont est champion !  Clermont est champion ! Enfin, Clermont croit toujours être champion, ses supporters n’en finissent pas de féliciter les joueurs et ces derniers croient pouvoir battre n’importe qui, mais ils sont surtout en train de se rendre compte qu’ils peuvent perdre contre n’importe qui aussi. Après avoir attendu si longtemps, le club Auvergnat souffre de la facilité et du manque de motivation de ses joueurs qui croient qu’il n’y a qu’à pour que ça marche.

Même si cette équipe reste redoutable, elle est toujours inconstante et souffre d’une sortie de Tournoi où les internationaux Rougerie, Bonnaire, Domingo, Canale ont encore la tête ailleurs et du mal à s’y recoller. Les Auvergnats semblent avoir perdu tout espoir de finir dans les 2 premiers et il va falloir cravacher pour finir 3 ou 4 et jouer un barrage à domicile. C’est bien sûr totalement dans les cordes de cette équipe mais est-elle capable dc trouver la motivation suffisante pour assurer une qualité de jeu d’un champion de France potentiel. Si on joue comme on s’entraîne, on a aussi le palmarès que l’on mérite. Si la saison régulière est cahotique et le fond de jeu aléatoire, on ne peut normalement pas espérer redevenir champion de France. Les Catalans l’ont éprouvé à leur dépend l’an dernier et semblent depuis quelques matchs avoir compris ce que sens du sacrifice veut dire. Je ne suis pas sûr que les Clermontois soient partie pour suivre un tel changement de cap. Le match à Agen prouve leurs limites cette saison et une présence en demi-finale pourrait être le seul objectif à leur portée…

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H Cup : Toulouse, une défaite qui peut coûter cher !

23 janvier 2011

Toulouse a livré un match plein de courage et de hargne mais a, malheureusement, été battu par une équipe de Wasps, solide sur ses bases et qui a su profiter d’un plus que sévère carton rouge pour Florian Fritz et d’un essai opportuniste dans la dernière minute. Le problème, c’est que cette défaite peut coûter cher pour la suite de la saison. Explications…

Le contre-coup en championnat :

Même si Guy Novès ne s’attendait pas à une partie de plaisir de la part des Wasps, il avait sûrement prévu de gérer son effectif en prévision du prochain match de Top14, dès jeudi prochain. Pour cela, il était certainement prévu de faire sortir un certain nombre de joueurs cadres autour de l’heure de jeu, voire même avant. Patatras ! Le carton rouge de Florian Fritz, et la configuration du match avec une équipe Toulousaine qui tenait le match nul jusqu’à la dernière minute, a complètement bouleversé les plans de l’encadrement Toulousain. Du coup, la fraîcheur physique pourrait faire défaut aux Toulousains au moment d’affronter des Montpelliérains qui ont pu faire souffler leurs joueurs cadres lors des matchs de Bouclier Européen.

Les trois-quarts Toulousains, Poitrenaud, Jauzion, Médard et Clerc, se sont retrouvés obligés à jouer tout le match, qui plus est sur un terrain gras et lourd, donc fatigant. Pareil pour les avants, avec le handicap de lutter à 7 contre 8, après le remplacement de Nyanga par Heymans. Thierry Dusautoir, William Servat, Patricio Albacete et Census Johnson ont dû se multiplier dans un match très physique, où le combat a été intense. Résultat, le talonneur et le pilier droit Toulousains ont quasiment joué la totalité du match et le capitaine de l’équipe de France et le 2ème ligne Argentin sont restés, sur le terrain, jusqu’au bout. Autant dire que l’ossature de l’équipe doit être bien fatiguée en ce début de semaine. Pas question pour autant de se reposer, le match contre Montpellier, 3ème du championnat, arrive dès jeudi.

Connaissant Guy Novès, au moment de composer son équipe pour une telle rencontre, il va composer la meilleure équipe possible et ne mettre aucun de ses cadres au repos, et ce, d’autant plus qu’arrive, ensuite, la trêve internationale. L’entraîneur des champions d’Europe voudra se mettre à l’abris avant d’attaquer une période toujours compliquée pour Toulouse, qui ne pourra plus compter sur ses joueurs internationaux pendant quasiment 7 semaines, alors qu’il y aura 4 journées de championnat. L’avance que le Stade Toulousain aura, jeudi soir, risque ensuite de fondre comme neige au soleil. Il est donc impératif de l’emporter cette semaine. Du coup, malgré la fatigue, les Skréla, Poitrenaud, Jauzion, Clerc, Dusautoir, Albacete et Servat démarreront certainement le match, ou interviendront comme impact player en 2ème mi-temps. C’est risqué, car ces joueurs n’auront pas totalement récupéré de l’intensité imposée par les Wasps, mais c’est la loi du rugby français. Je ne veux surtout pas jouer les mauvais augures, mais, d’un coup, le risque de blessure a grandement augmenté pour ces joueurs…

H Cup : Un quart de finale beaucoup plus compliqué.

En perdant à la dernière minute, les joueurs Toulousains voient leur avenir Européen se compliquer sacrément. Au lieu de recevoir, devant son public, Toulon, un novice à ce stade de la compétition, les Toulousains vont se déplacer à Anoeta, pour rencontrer des Biarrots revanchards de leur défaite en finale, l’an dernier. D’un coup, le challenge n’est plus le même. Même si Toulouse a, bien sûr, tous les atouts pour passer l’obstacle Basque, le piège qui se présente n’est pas sans risque.

Par rapport à l’an dernier, Biarritz a renforcé le côté droit de sa mêlée, avec l’arrivée de Sylvain Marconnet, et semble s’être trouvé une nouvelle dynamique, avec la montée en puissance des Lakafia, Lauret, Tranier, Heylett-Petty, le retour en forme de Marcelo Bosch au centre, en plus des Balshaw, Traille, Thion, Lund brothers, Ngwenya et de l’indispensable jeu au pied de Yachvili. Même si le jeu Biarrot n’est pas au-dessus de tout soupçon, la dimension physique de cette équipe et sa gestion des matchs fait d’elle un adversaire toujours périlleux à rencontrer. Le sort de Toulouse en Coupe d’Europe s’est, cette saison, peut-être joué lors de la dernière minute de son dernier match de poule. Ce serait cruel, mais c’est la loi du sport de haut niveau.

Et si le grand perdant était l’équipe de France ?

Toulouse a un seul match à assurer avant une semaine de vacances qui sera bien méritée. Par contre, pour les joueurs internationaux, le rythme continu. Ceux-ci seront en stage pour préparer le Tournoi avec un entraîneur, Marc Lièvremont, qui voudra reprendre en main son groupe et marquer son autorité. Du coup, il faut s’attendre, entre dimanche et mardi prochains, à quelques séances musclées qui vont encore tirer sur les organismes Toulousains. William Servat, Thierry Dusautoir, Clément Poitrenaud, Yannick Jauzion, David Skréla, Vincent Clerc, Maxime Médard risquent d’avoir les jambes lourdes au moment de rejoindre l’équipe de France et, pire même, au moment de démarrer contre l’Ecosse pour ceux qui seront sur le terrain.

Il est cruel de voir que Marc Lièvremont a retenu peu de joueurs Toulousains en novembre, au moment même où ceux-ci atteignaient un pic de forme et que, maintenant qu’ils pourraient connaître un passage à vide, il les a presque tous sélectionnés. Espérons que le travail de foncier réalisé dans le club permettra à ces joueurs de récupérer suffisamment pour passer une période compliquée à gérer quand les 3 objectifs de la saison, Top14, HCup et équipe de France, s’entrechoquent en aussi peu de temps. L’équipe de France et Toulouse en auront bien besoin…

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