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Lyon, l’avenir du rugby français !

3 avril 2011

Chronique du lundi 3 avril 2011.

Lyon a peut être gagné le match le plus important pour le rugby professionnel français de ces 10 prochaines années. En battant Albi, son poursuivant, et en possédant maintenant 7 points d’avance sur le deuxième, alors qu’il ne reste plus que 4 matchs, Lyon est en train de valider son billet pour le Top14. C’est une excellente nouvelle pour le rugby français.

Le modèle Lyonnais doit porter le rugby français :

En effet, si la géographie de l’ovale française est encore trop limitée à certaines régions et, à l’exception de Toulouse, Montpellier, Clermont et Paris, aux villes moyennes de moins de 50 000 habitants, l’arrivée de la 3ème ville française devrait marquer une nouvelle ère pour le rugby français. Avec un budget qui est annoncé à 15 millions d’euros, un partenaire principal, GL Events, à la capacité financière solide, le modèle Lyonnais pourrait préfigurer ce que sera le futur du rugby français. Finie l’exclusivité des petites villes situées à moins de 100 km de Toulouse, finis les budgets uniquement dépendant du bon vouloir d’un seul homme, place aux équipes installées dans des bassins de population importants garantissant la viabilité économique des clubs.

Le modèle Auxerre doit bien sûr continuer à exister en rugby. Des clubs issus de petites villes ont droit à être présents dans l’élite. De même des anomalies du style Bayonne et Biarritz permettent à la culture rugby d’exister grâce à ses différences. Mais il ne faut pas que le rugby soit uniquement le sport des villes de moins de 20 000 habitants situés à moins de 100 km de Toulouse. Ce serait dangereux pour ce sport. Et puis, n’en déplaise aux grincheux passéistes, Lyon est une place historique du rugby français, ayant déjà été champion de France 2 fois dans les années 30. Alors…

Redessiner la carte de France du rugby professionnel :

Aujourd’hui, le rugby est devenu, en France, un sport majeur et intéresse l’ensemble de la population et plus seulement quelques pauvres villages Gaulois du sud de la Loire. Les passionnés basés en Bretagne, dans l’est ou le nord, ont aussi droit à participer au rugby professionnel autrement que par procuration. Si le rugby ne s’est pas, à ce jour, développé dans des zones autres que celles des places fortes, c’est uniquement dû à l’absence de volonté et de stratégie de la Fédération Française de Rugby. Celle-ci, malgré de grands effets d’annonces, quelques promesses du côté de Lille ou St Nazaire et un périodique match de l’équipe de France en terres Nantaises, n’a jamais vraiment rien fait pour aider à l’émergence de l’ovale au-delà des places habituelles. Résultat, en réduisant l’élite au changement de siècle, le rugby français a aussi diminué sa zone d’influence.

Il est donc grand temps de trouver un meilleur équilibre géographique en laissant des villes comme Lyon, Bordeaux ou Grenoble pour le Top14 et Lille, Nantes, Rennes et Nice pour la ProD2 intégrer l’élite professionnel. C’est de l’intérêt de la LNR de représenter toute la France, à la fois en termes de retombées auprès des partenaires mais aussi de manière à espérer des clubs dont les finances seraient normalement plus saines. Les miracles Bourgoin ou précédemment Colomiers, Béziers et Narbonne ne sont plus viables en Top14 où les budgets doivent dépasser les 10 millions d’euro chaque saison. Ces clubs à l’illustre passé ne peuvent espérer financièrement dépasser le ProD2 alors que, dans le même temps, Lyon peut être au niveau du Top14. L’équipe actuelle se doit d’être renforcée. Xavier Sadourny et d’autres joueurs cadres ne peuvent espérer tenir l’équipe comme ils le faisaient en ProD2. De nouvelles recrues sont attendues et l’équipe doit pouvoir se maintenir en Top14 avant de, dans 2 ou 3 ans, devenir une place forte du rugby, se rapprochant du Top6 et de la qualification Européenne.

Avec 2 clubs à Paris, un club qui représente Toulon et joue souvent à Marseille, un club à Toulouse, un à Montpellier, il ne manque plus que Bordeaux et Grenoble pour aider la LNR à monter d’un cran au niveau des 20 plus grandes villes françaises. Si dans les prochaines années, le ProD2 pouvait aussi accueillir des villes comme Nice, Lille et pourquoi pas St Etienne ou Nantes, le pari d’un rugby professionnel représentatif de l’ensemble du territoire serait alors réussi, permettant vraiment d’assoir ce sport comme le deuxième derrière le football…

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Allez Oyonnax !

25 mai 2009

Chronique du lundi 25 mai 2009.
Dans la finale de ProD2 qui va décider de l’équipe qui, la saison prochaine, accompagnera le Racing Metro en Top14, il faut à tout prix encourager Oyonnax. Explications.
Un Top14 trop consanguin.
La raison  de mon choix vient uniquement de la situation géographique des 2 équipes et non d’une inclinaison basée sur les goûts et les couleurs. Ceci d’autant plus que j’ai beaucoup de respect pour l’entraîneur Albigeois, Eric Béchu. Il est important pour le rugby français qu’un club situé dans une zone géographique très peu représentée, l’est de la France, accède au Top14, ce qui donnera à la compétition nationale une meilleure représentativité sur l’ensemble du territoire plutôt qu’un nouvel club dans le Tarn. En effet. Si l’on prend la zone Sud-Ouest dont le coeur est Toulouse et le diamètre d’à peu près cent cinquante kilomètres, cela fait déjà 5 clubs de Top14 : Montauban, Castres, Brive, Perpignan, en plus du Stade Toulousain et 8 clubs de ProD2 : Albi, Auch, Colomiers, Agen, Pau, Narbonne, Tarbes et Aurillac. Suffisamment à ces 2 niveaux pour évoquer un phénomène de consanguinité dans le rugby français. Même s’il n’est pas question de contester un phénomène historique qui est une des spécificités notoire de ce sport, il faut  souhaiter que notre rugby s’étende au maximum sur tout notre territoire et pour cela aille frapper du côté de l’Ain avec cette équipe d’Oyonnax.
De toute façon, la montée d’Oyonnax n’aurait rien d’injuste, tant cette équipe a su se faire respecter en ProD2 et a, depuis plusieurs saisons, généralement toujours figuré dans la première partie du classement. Forte sur ses bases, avec un bon buteur et une intelligence de jeu lui donnant la capacité de prendre les bonnes occasions de marquer, les joueurs d’Oyonnax ont toujours montré un potentiel intéressant qui pour certains comme Missoup, le troisième-ligne qui se révèle à Toulon, s’exprime maintenant en Top14.
Oyonnax en top14, une cause perdue d’avance ?
Rien n’est bien sûr joué dans l’accession entre Albi et Oyonnax. Il y aurait même un certain avantage aux Albigeois qui, entre leurs expériences passées dans le Top14 ainsi que de ses matchs couperets, auront les armes pour remporter une finale à couteaux tirés. Le coeur des joueurs d’Oyonnax devra compenser leurs manques à ce niveau. Ils ont réussi un exploit en l’emportant à Agen, ils doivent être maintenant persuadé qu’ils peuvent battre un adversaire qui ne s’est sorti du piège Rochelais que grâce à un décompte de pénalités qui a joué en leur faveur.
Le problème, c’est de savoir si Oyonnax a une chance d’exister ensuite au niveau supérieur. Avec un budget annoncé cette saison à 5 millions d’euros et une ville de 23 000 habitants comme soutien, le défi semble de taille, c’est vrai. En même temps, le défi était le même, cette saison, pour des équipes comme Mont de Marsan et Dax qui, même si elles sont reléguées, ont fait mieux que se défendre en Top14. Et puis, de toute façon, si ce n’est pas Oyonnax qui monte, ce sera Albi qui connaitra exactement les mêmes problèmes pour assembler un budget conséquent et une équipe compétitive.
Dans la course aux partenaires, Oyonnax possède, par rapport à son adversaire Tarnais, un double avantage né de sa localisation. En étant dans la région dîte de la plastics vallée  ( celle où se trouvent près de 1500 entreprises travaillant dans le domaine de la plasturgie ) et en se trouvant dans une zone géographique excentrée par rapport au centre névralgique du rugby, le club d’Oyonnax semble avoir une plus grande capacité à attirer des partenaires locaux et nationaux que son adversaire Albigeois qui a, à moins de 60 kilomètres, Castres et Montauban pour lui enlever des sponsors de proximité. 
Oyonnax représente un défi intéressant pour le rugby français. Avoir une équipe de premier plan dans une région qui n’est pas historiquement forte mais où la culture rugby est, depuis longtemps, développée serait une formidable aubaine pour la LNR qui pourrait offrir à ses partenaires une carte de France des clubs qui s’étende mieux sur une zone géographique certes très attachée au sud de la France mais qui couvrirait bien la largeur d’ouest en est. C’est d’autant plus important à un moment où Bourgoin connait des problèmes financiers et sportifs et où Lyon et Grenoble n’arrivent pas à franchir la dernière marche. Alors, dimanche, pour l’intérêt supérieur du rugby, il faut crier : Allez Oyonnax !

Les faits marquants en Top14 et ProD2 au 22 décembre 2008

22 décembre 2008

Des écarts qui apparaissent :
Dans un championnat très serré, pour la première des écarts se creusent :                                                  - Les 3 premiers, Toulouse, Paris et Perpignan s’échappent. Le 4ième, Bayonne, est maintenant à 6 points du 3ième Perpignan.                                                                                                                     – La course à l’Europe sélectionne ses candidats. Il ne semble plus y avoir que 8 candidats pour la qualification en Coupe d’Europe. L’écart entre Montpellier, 8ième, et Dax, 9ième est de 6 points. Biarritz, 10ième à 7 points ne semble plus prétendre à une quelconque qualification. 
Une course à l’Europe jamais aussi serrée : Brive, Montauban et Montpellier sont à égalité avec 32 points. Si Bayonne maintient son rythme et Clermont poursuit sa remontée, il ne restera qu’un seul de ces 3 clubs pour la qualification en H cup. Lequel ?
La chute de Biarritz se poursuit : 10 ième avec 5 défaites consécutives, série en cours avant de se déplacer à Bourgoin et Castres, adversaire direct pour… le maintien !
Le joueur à suivre : Julien Raynaud né en 1987 et titularisé pour la première fois à l’aile de la troisième ligne. Ce n’est jamais par hasard qu’un jeune joueur devient titulaire à Toulouse. On devrait donc reparler très vite de ce troisième ligne au physique intéressant, proche de celui de Thierry Dusautoir.
ProD2 : Ca y est la saison est lancée avec une tentative d’échappée du Racing, 7 points d’avance sur le second, et la montée en puissance d’un outsider de poids, Agen qui enchaîne sa 5ième victoire de rang. Vivement le week-end du 10-11 janvier pour le 1er choc de la saison Racing Metro – Agen !

Bonne nouvelle en ProD2

20 octobre 2008

La bonne nouvelle a été confirmée par la fin du match Lyon – Aurillac ce dimanche : c’est en jouant que l’on gagne ! En effet, le temps où il suffisait d’avoir un bon pack et un buteur efficace  pour jouer le haut du tableau est bel est bien fini. Ces 2 conditions sont bien évidemment nécessaires au niveau de la ProD2 mais plus suffisantes. Pour existe et espérer finir dans les 5 premiers il faut être capable de proposer du jeu, de déplacer les défenses et surtout de les battre. C’est, certainement, ce dont les joueurs Lyonnais se sont rappelés à quelques minutes de la fin alors qu’Aurillac venait, grâce à un drop, de passer devant. En effet, toutes les équipes quelles qu’elles soient disposent d’une conquête organisée et d’un buteur au-dessus de la moyenne, même Bourg qui est, pour l’instant dernier. Il faut donc autre chose pour espérer jouer les premiers rôles. C’est certainement la leçon qu’a tirée le Racing Métro après sa défaite en finale l’an dernier…