Archives pour mars, 2010

Top14 : Où va Toulouse ?

30 mars 2010

Chronique du lundi 29 mars 2010.
La défaite du Stade Toulousain à Biarritz est très surprenante. Ce n’est pas le fait que les Toulousains se soient inclinés face à des Biarrots dos au mur qui est innatendu mais la manière dont les Toulousains sont sortis d’un match qu’ils semblaient partis pour gagner après une demi-heure de jeu. 9ième défaite cette saison et le risque, pour l’équipe de Guy Novès de finir 5ième, c’est à dire de jouer le match de barrage sur le terrain de l’équipe classée 4ième. Inquiétant ?
Un Stade Toulousain qui sort complètement de son match :
La performance des Toulousains a ceci d’étonnant que c’est lorsqu’ils semblaient avoir fait le plus dur, après avoir dominé largement la première demi-heure avec un contrôle quasi-constant du ballon, une capacité certaine à faire du jeu et  même à battre la pourtant bien en place défense Biarrote, que, tout d’un coup, les Toulousains sont sortis du match. La raison ? Les fautes ! Le nombre important de fautes, source de pénalités qui a permis aux biarrots et à Dimitri Yachvili de revenir dans le match. Le plus étonnant, c’est que ces fautes n’avaient aucun caractère obligatoire : elles n’intervenaient pas après plusieurs temps de jeu alors que Biarritz était en train de mettre au supplice la défense rouge et noire mais, au contraire, dès les premiers temps de jeu alors qu’un peu de patience et d’organisation devait permettre de tenir sous la pression. Et ce d’autant plus que l’animation offensive de Biarritz est, cette saison, d’une indigence rare. Vous enlevez Damien Traille et la vitesse de Ngwenya et c’est le désert des tartares…
Comment est-il possible qu’une équipe expérimentée comme Toulouse puisse, à ce point, sortir du match ? C’est certainement la preuve qu’à Toulouse, comme ailleurs, les titulaires sont indispensables et que le niveau de l’équipe dépend de leur présence ou pas. Jean Bouilhou, par exemple, a réalisé 20 premières minutes exceptionnelles de présence aux 4 coins du terrain mais est, ensuite, le premier responsable des nombreuses fautes et devient, en plus, beaucoup plus transparent dans ses interventions jusqu’à sa sortie. Alors, bien sûr, un tel résultat n’est pas catastrophique en soi car il s’explique par le démarrage d’une équipe mixte qui a manqué de beaucoup de choses pour l’emporter et notamment de sérénité et d’un capitaine capable de changer le comportement de ses joueurs dans l’action. Par contre, autre sujet d’étonnement après le match, Guy Novès qui s’en prend à l’arbitre. Ce n’est pas la meilleure façon de corriger le tir que de dédouaner ses joueurs en faisant porter le chapeau au corps arbitral. C’est même contre-productif pour espérer redresser le tir dès le week-end prochain et la venue du Racing-Métro. Or Guy Novès devrait se méfier de ce match. Une semaine avant le quart de finale de la HCup, les Toulousains ont l’obligation de l’emporter pour se rassurer alors qu’ils vont rencontrer une équipe qui présente les mêmes caractéristiques de base que Biarritz : grosse organisation défensive, bonne conquête et grosse densité physique dans les phases de combat. Et comme le Racing-Métro doit ensuite recevoir Biarritz pour le match qui déterminera de la 6ième place, Pierre Berbizier va certainement aligner son équipe type à Toulouse espérant ramener un bonus défensif ou plus, à l’image de Toulon, si son adversaire n’est pas au mieux et ainsi se mettre à l’abri avant de recevoir le club Basque.
La vitesse des trois-quarts, un problème ?
C’est un élément essentiel qui pose question : les trois-quarts Toulousains sont-ils suffisamment rapide pour surprendre leurs adversaires ? Ce samedi à Anoeta, la réponse semblerait être négative. Malgré de nombreux temps de jeu, les Toulousains n’ont pu prendre à défaut leur adversaire. C’est d’abord et presque uniquement par un jeu de passe dans la défense que Médard a pu se retrouver en position de marquer un essai. Les trois-quarts Toulousains ne semblent plus capable de prendre de vitesse leur adversaire à l’image d’un Cédric Heymans qui, cette saison, semble cuit pour avoir trop joué dans le passé. Mais le manque d’efficacité dans cette période de domination ne vient pas que de cette unique dimension. En effet, si les attaques Toulousaines se sont révélées peu productives, c’est d’abord à cause de la lenteur des sorties de balle dans les regroupements. Les Biarrots, grâce à leur densité physique, ont su ralentir dans les mauls les sorties et pénaliser l’attaque en donnant tout le temps voulu à la défense de se replacer. C’est d’abord et surtout à ce niveau-là que le problème d’efficacité Toulousain s’est situé. Après, c’est vrai que la constitution de la ligne de trois-quarts toulousaine n’était pas axée sur la recherche de vitesse. C’est certainement la faute aux absences et au retour du Tournoi. La constitution d’une ligne Skréla – David – Fritz ne semble pas être la formule idéale en ce moment. David Skréla revient après une longue absence et son manque de vitesse naturel a tendance à être exacerbé actuellement et la paire David – Fritz n’a pas réussi à dégager une complémentarité qui ne rendrait pas la pénétration à l’intérieur comme l’option numéro 1 voire unique.
Il est certain cette saison qu’il y a 2 Stade Toulousain. Celui avec Jean-Baptiste Ellisalde et celui sans. L’ancien Rochelais est véritablement le maître à jouer de cette équipe, son inspirateur capable d’accélérer le jeu et surtout de trouver les bonnes solutions face aux défenses de plus en plus hermétiques qui cherchent à étouffer le jeu de passe Toulousain. Son absence est d’autant moins compensée que Frédérik Michalak est hors course et que l’équipe manque cruellement d’un créateur au centre du type Mermoz. Avec Jean-Baptiste Ellisalde, les coups d’accélération viennent du demi d’ouverure et sont généralement transmis jusqu’aux ailes, permettant aux Clerc, Médard et même Heymans de profiter de cette vitesse initiale pour porter le coup fatal. Sans lui, tout devient plus compliqué…
Et les avants dans tout ça ?
Si Toulouse est redevenu champion de France en 2008, c’est d’abord et surtout par la performance de ses avants. Et quand on voit comment la mêlée Stadiste a secoué sa rivale Biarrote sans subir en infériorité numérique, il est possible que cette domination reprenne. Mais, pour cela, il faudrait que Yannick Bru reprenne la parole et, comme en 2008, soit capable d’imposer ses vues à Guy Novès et faire de l’utilisation des avants une force stratégique au service de l’équipe, pas un simple élément de jeu par lequel il faut passer pour assurer des ballons aux trois-quarts. Même si tout a été loin d’être parfait à Biarritz : sorties lentes des mauls, touche défaillante par moment, les avants Toulousains ont la capacité de porter leur équipe dans cette fin de saison de tous les dangers. Avec 2 premières lignes de haut niveau, Albacete, Millo-Chluski et Maestri en 2ième ligne et Dusautoir – Picamoles – Lamboley à moins que ce ne soit Sowerby- Bouilhou ou même Nyanga bientôt de retour, la traction avant Toulousaine est la solution à un jeu de ligne qui pourra ainsi profiter d’une défense mise sur le reculoir grâce à la pression exercée par les avants. C’est à ce prix-là que la fin de saison Toulousaine pourra être couronnée de succès…

L’équipe Top14 de Bénézech du 28 mars 2010

29 mars 2010

C’est Perpignan qui domine cette semaine, bien aidé par la perte de motivation des Parisiens. 3 joueurs pour les Catalans suivis par la meute des équipes à 2 : Racing-Métro, Castres, Biarritz et Toulon. Clermont malgré sa victoire, Toulouse et Albi ferment la marche avec 1 seul joueur. Pour Brive, Bourgoin, Montpellier, Stade Français et Bayonne la semaine prochaine, si tout va bien…
Equipe de Bénézech du 8 mars 2010 :

Arrière : Porical ( Perpignan )
Ailiers : Bobo ( Racing-Métro ) –  Lakafia ( Albi )
Centres : Traille ( Biarritz ) - Marty ( Perpignan )
Ouvreur : Contenpomi ( Toulon )
Demi de mêlée :  Yachvili ( Biarritz )
3ième lignes : Lamboley ( Toulouse ) - Clarkin ( Montauban ) - Fernandez-Lobbe ( Toulon )
2ième lignes : Nallet ( Racing-Métro ) - Rolland ( Castres )
1ère Lignes :  Zirakaschvili ( Clermont )  - Guirado ( Perpignan ) - Forestier ( Castres )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Composez votre équipe du Tournoi 2010 : RESULTATS.

28 mars 2010

Voici les résultats du concours « Composez votre équipe de Bénézech du Tournoi 2010″. Certains postes ont suscité une quasi-unanimité : la 1ère ligne avec la grande victoire de Domingo et Servat et, à un degré moindre de Mas ( concurrence de Castrogiovanni et Murray ), la 2ième ligne Nallet et O’Connell ont dominé de la tête et des épaules leurs adversaires notamment Ecossais avec Hamilton et Kellock. Les autres grands vainqueurs sont Parra à la mêlée, Shane Williams à l’aile et Poitrenaud à l’arrière. En 3ième ligne Harinordoquy et Dusautoir dominent mais les candidats sont nombreux ( Wallace beau 3ième, Barclay, Beattie, Ouedraogoo, Bonnaire peu mentionné à ma grande surprise, Martyn Williams notamment )ainsi qu’à l’ouverture avec Wilkinson, Parks, Sexton et S. Jones. Pour finir grosse bataille pour le 2ième ailier Lamont, Monye, Cueto, Evans, Earls,… et derrière O’Driscoll et Jauzion avec Hook, D’Arcy, Bastareaud, Marty, Morisson,… Bravo à tous pour votre participation et comme vous le verrez en découvrant mon équipe de Bénézech du Tournoi 2010 vous découvrirez que je ne suis pas d’accord avec vous sur tous les choix :
Equipe des INTERNAUTES du Tournoi des 6 nations 2010 :
Arrière : Poitrenaud ( France )
Ailiers : S. Williams ( PDG ) – Bowe (Irlande)
Centres : O’Driscoll ( Irlande ) - Jauzion ( France )
Ouvreur : Parks ( Ecosse )
Demi de mêlée : Parra (France)
3ième lignes : Wallace ( Irlande ) - Harinordoquy ( France ) - Dusautoir ( France )
2ième lignes : O’Connell (Irlande) - Nallet ( France )
1ère Lignes : Mas ( France ) –  Servat ( France ) - Domingo ( France )
Equipe de Bénézech du Tournoi des 6 nations 2010 :
Arrière : Poitrenaud ( France )
Ailiers : S. Williams ( PDG ) –  Earls (Irlande )
Centres : O’Driscoll ( Irlande ) - Roberts ( PDG )
Ouvreur : Parks ( Ecosse )
Demi de mêlée : Care (Angleterre)
3ième lignes : Barclay ( Ecosse ) - Harinordoquy ( France ) - Dusautoir ( France )
2ième lignes : Nallet (France) - Davies ( PDGalles )
1ère Lignes : Mas ( France ) –  Servat ( France ) - Domingo ( France )
Mes plus grandes hésitations : Care ou O’Leary, l’Irlandais est victime du manque de performance de son équipe et Mas ou Castrogiovanni mais le dernier match m’a fait pencher en faveur du français. Jacobsen, Beattie, S. Jones, Morisson, Bowe et McLean n’étaient pas loin, l’année prochaine peut-être ???
Une répartition par équipe qui me parait refléter les forces en présence parce qu’il ne faut pas oublier que si les Gallois avaient eu un talonneur sachant lancer ils n’auraient pas fini avec autant de défaites : 7 français / 3 Gallois / 2 Irlandais / 2 Ecossais  / 1 Anglais / 0 Italien

Equipe de France : Lièvremont, le nouveau Laporte ?

24 mars 2010

Et si on était revenu au meilleur des années Laporte ? Au moment du Grand Chelem 2002, , lorsque l’équipe de France dominait l’Europe et nous annonçait un nouveau rugby avec le système des blocs qui, soi-disant, annonçait la domination de la France à la Coupe du Monde ? C’est vrai que le parallèle est tentant et demande à être approfondi avec, en point de mire, la question fatale : est-ce que le résultat de l’équipe de France à la Coupe du Monde 2011 sera le même qu’en 2003 ?
Lièvremont ne fait rien de mieux que Laporte :
Au vu de la manière dont joue l’équipe de France ou plutôt de la manière dont elle réussit à faire déjouer ses adversaires grâce à une défense et une conquête de fer, il est facile de faire le rapprochement avec le meilleur des années Laporte. On pourrait même dire que, à un moment donné, Bernard Laporte était allé plus loin que Marc Lièvremont avec la théorisation de son système d’attaque grâce au principe des blocs. C’est vrai que lorsque l’on regarde l’animation offensive de l’équipe de France 2010, elle n’a rien de bouleversante. Mis à part quelques belles sautées de François Trinh-Duc qui ont profité du leurre Bastareaud ou des faiblesses de la défense de ligne Italienne, il y a peu de satisfaction à en retenir. Côté joueur, Bernard Laporte possédait une charnière expérimentée avec Fabien Galthié – Gérald Merceron, une paire de centre Traille – Marsh qui se complétait et un triangle arrière Rougerie – Brusque – Bory beau à voir jouer. Il avait aussi su se passer de Yannick Jauzion. Marc Lièvremont a composé avec les blessures de Traille, Mermoz au centre et les méformes de Médard et Heymans pour composer une ligne de trois-quarts où la charnière Parra – Trinh-Duc est jeune et en recherche d’expérience, la paire de centre, Jauzion- Bastareaud, pas très complémentaire, et les ailiers, pour cause de malédiction, se sont succédés, de Rougerie pour les 5 premières minutes du Tournoi jusqu’à Andreu en passant par Fall, Clerc, Malzieu et Palisson.
Si l’on compare les 2 époques, on sent que la ligne de trois-quart de 2002 était arrivé à maturité alors que celle de 2010 est encore loin du compte. Est-ce grave ? Non, car apparemment celle de 2002 n’avait pas su suffisamment évoluer pour faire la différence en Coupe du Monde lors de la demi-finale face à l’Angleterre. Alors est-ce que l’on peut espérer beaucoup de cette ligne de trois-quarts version 2010 ? Non plus car, en l’état, elle présente des faiblesses rédhibitoires. Malgré leur talent individuel Yannick Jauzion et Matthieu Bastareaud ne sont pas complémentaires. Heureusement des solutions existent avec, bien sûr, Maxime Mermoz qui peut, très vite, devenir le centre que le monde nous envie. Derrière David Marty continue de progresser, Florian Fritz et Yann David ne sont pas largués et Damien Traille a le potentiel pour mettre tout le monde d’accord. La charnière n’est, elle, pas complémentaire. Morgan Parra a réalisé un beau Tournoi mais il ne faut pas oublier qu’il l’a fait derrière un pack dominateur et l’équipe de France aura besoin d’une charnière capable de dominer le jeu quel que soit la performance de son pack. C’est là où le manque de complémentarité physique de la paire Parra – Trinh-Duc risque de poser problème. Même si ces 2 là méritent la confiance, il ne faut pas exclure Sébastien Tillous-Borde et Lionel Beauxis si celui-ci se remet en question. Pour le triangle arrière, l’incertitude est de taille. Clément Poitrenaud a réalisé un beau Tournoi mais n’a quand même pas été exceptionnel sur ce qui est censé être son point fort, la relance. Et à un moment donné, il n’y a qu’à partir de ballons de relance qu’un match peut basculer. Sur les ailes, les entraîneurs ont 1 an pour se trouver une paire de titulaires parmi une petite dizaine de candidats. Il y a bien des pays qui aimeraient avoir un tel choix.
En tout cas, ce qui manque le plus à cette ligne de trois-quart, c’est le temps. Ce n’est pas nouveau mais l’enjeu est de taille. A la différence de Bernard Laporte qui voulait théoriser les différents temps de jeu, Emile N’Tamack est de l’école Toulousaine, adepte de l’intelligence situationnelle, c’est à dire de la capacité des joueurs à trouver des solutions quel que soit le type de situation. Mais pour cela il faut que les joueurs passent du temps ensemble pour se créer des repères communs. Et le mode de fonctionnement de l’équipe de France ne le permet bien sûr pas. Alors, de nouveau, il faudra attendre le début juillet avant la Coupe du Monde pour commencer véritablement à travailler ensemble. Là, heureusement, les 2 mois de préparation plus le début de la compétition devraient permettre à la ligne de trois-quarts de se constituer des bases de jeu solides, capables de porter l’équipe aussi bien que ne l’a fait son pack pendant ce Tournoi.
Beaucoup de choses ont changé entre les époques :
Le problème rencontré par les 2 sélectionneurs reste que l’équipe de France n’est pas la priorité du rugby français qui navigue à vu entre les compétitions et oblige ses joueurs à être ceux qui jouent le plus au monde. Encore une fois, cela n’a pas été préjudiciable lors du Tournoi mais cela pèse sur les résultats de l’équipe de France et, tant que la formule du Top14 restera en l’état, ce n’est pas près de changer. Pourtant, il y a quand même une petite lueur d’espoir qui vient des rapports entre la fédération et la Ligue qui ont permis, cette année, de protéger les joueurs en prévision du match du vendredi au Pays de Galles. Sans cela, je ne crois pas que le Grand Chelem aurait été possible. Et, dès à présent, les 2 entités discutent pour protéger un minimum l’équipe de France la saison prochaine. C’est peu mais, dans le rugby français, c’est déjà beaucoup.
Autre grande différence entre les époques, autant Bernard Laporte, par sa personnalité, centralisait les pouvoirs, autant Marc Lièvremont a la volonté de s’appuyer sur Emile N’Tamack et Dider Retière pour gouverner. Le passage de l’annonce d’une équipe tout en traction arrière en 2008 à la réalisation d’un Grand Chelem tout en traction avant en 2010 est totalement révélateur de l’importance de chacun dans la construction de cette équipe. Cette volonté de démocratie est une garantie en comparaison avec une époque où, en plus de gouverner seul, le sélectionneur se voulait omniprésent dans les affaires et la politique. Du coup, ce trio-là a les moyens de prendre les bonnes décision aux moments importants.
Par contre, difficile de ne pas finir sur une note négative en prévision d’une Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande, dans un pays où tout va être fait pour que ce soit l’équipe locale qui la gagne. Finir magnifique second ne peut plus être un objectif pour le rugby français qui est la seule grande nation de ce sport à ne jamais avoir été champion du monde. Alors, je ne voudrais pas être négatif mais, d’une part, l’équipe de Marc Lièvremont doit, l’année prochaine, composer avec les conséquences de 2007 : jouer dans la poule de la Nouvelle-Zélande, ce qui oblige à un exploit : soit battre les All Blacks dès les matchs de poule pour finir 1er, soit battre 3 des meilleures nations du monde en 3 semaines de rang, ce qui n’a jamais été réalisé encore. Du coup, malgré un beau Grand Chelem et plein de lueurs d’espoirs dans le futur de cette équipe, c’est à se demander si la France sera un jour championne du Monde…

Equipe de Bénézech : Composez votre équipe du Tournoi 2010 !

21 mars 2010

Je vous propose de participez à l’équipe de Bénézech du Tournoi 2010. Voici une liste de joueurs présélectionnés par mes soins ( au moins 2 titularisations dans le Tournoi pour figurer dans la liste ) parmi lesquels vous pourrez choisir les 15 qui vous semblent avoir été les plus brillants lors de ce Tournoi des VI Nations 2010. Pour ne pas aller à la facilité, vous devrez respecter une règle qui me parait évidente : le nombre de joueurs français ne pourra pas être supérieur à 10 de manière à vous obliger à un minimum de réflexion et à ne pas juster donner la prime aux vainqueurs du Grand Chelem. Je vous dévoilerai mon équipe de Bénézech à la fin de la semaine avec, bien sûr, la sélection des Internautes qui synthétisera l’ensemble de vos votes. Alors, replongez-vous dans ce Tournoi 2010 depuis le début ( vous vous rappelez, Angleterre – Pays de Galles et Ecosse – France, tout début février ??? ) et bon vote à vous !
Joueurs présélectionnés pour l’équipe de Bénézech :
Arrière : Mc Lean ( Italie ), Byrne ( PdG ), Southwell ( Ecosse ), Poitrenaud ( France )
Ailier : Cueto, Monye ( Angleterre ), Bowe, Earls ( Irlande ), Lamont, Evans ( Ecosse ), S. Williams ( PdG ), M. Bergamasco ( Italie ), Palisson, Clerc ( France )
Centre : O’Driscoll, D’Arcy ( Irlande ), Morisson ( Ecosse ), Roberts, Hook ( PdG ), Jauzion, Bastareaud, Marty ( France )
Demi d’ouverture : Parks ( Ecosse ), Sexton ( Irlande ), Wilkinson ( Angleterre ), S. Jones ( PdG ), C. Gower ( Italie ), F. Trinh-Duc ( France )
Demi de mêlée : Care ( Angleterre ), O’Leary ( Irlande ), Rees ( PdG ), Parra ( France )
Troisième ligne centre : Easter ( Angleterre ), Beattie ( Ecosse ), Zianni ( Italie ), Heaslip ( Irlande ), R. Jones ( PdG ), Harinordoquy ( France )
Troisième ligne aile : M. Williams, Powell ( PdG ), M. Bergamasco, Sole ( Italie ), Haskell ( Angleterre ), Wallace, Ferris ( Irlande ), Kellock, Barclay ( Ecosse ), Bonnaire, Ouedraogoo, Dusautoir ( France )
Seconde ligne : B. Davies ( PdG ), Hamilton ( Ecosse ), O’Connell, O’Callaghan ( Irlande ), Shaw ( Angleterre ), Nallet, Papé, Pierre ( France )
Pilier : Jacobsen, Murray ( Ecosse ), P. James ( PdG ), Healy ( Irlande ), Castrogiovanni, Perugini ( Italie ), Mas, Domingo ( France )
Talonneur : Hartley ( Angleterre ), Flannery ( Irlande ), Ford ( Ecosse ), Servat ( France )

Présentation de France – Angleterre, Tournoi des 6 nations 2010

17 mars 2010

Et si Marc Lièvremont se trompait et si, du coup, les anglais nous gâchaient la fête ? Pour tout savoir, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/10235980[/vimeo]

L’équipe de Bénézech du Tournoi des 6 nations, le 15 mars 2010.

15 mars 2010

C’est un carton pour l’équipe de France avec 5 joueurs, suivi de prés par l’Irlande avec 3 joueurs. Il faut dire que, en plus, des performances de ces 2 équipes, les autres nations n’ont pas été impressionnantes. Entre un match Ecosse – Angleterre au niveau limité, même si 3 Ecossais font parti du 15 de Bénézech, et des équipes d’Italie et de Galles décevantes, il n’y avait pas pléthore de prétendants pour une place dans le 15 de la semaine, cette fois…
Equipe de Bénézech du Tournoi du 15 mars 2010 :
Arrière : Poitrenaud ( France )
Ailiers : Andreu ( France ) –  Evans (Ecosse )
Centres : Earls ( Irlande ) - Marty ( France )
Ouvreur : Trinh-Duc ( France )
Demi de mêlée : O’Leary (Irlande)
3ième lignes : Wallace ( Irlande ) - Harinordoquy ( France ) - Worsley ( Angleterre )
2ième lignes : Hamilton (Ecosse) - Davies ( PDGalles )
1ère Lignes : Castrogiovanni ( Italie ) –  Ford ( Ecosse ) - Payne ( Angleterre )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Equipe de France : un Grand Chelem pour quoi faire ?

15 mars 2010

Chronique du lundi 15 mars 2010.
L’équipe de France semble irrésistible  en ce Tournoi 2010. Il ne reste plus que l’Angleterre à se dresser sur sa route mais quand on voit la pauvreté du jeu anglais actuellement, on se dit que les avants français auront suffisamment de ressources  physiques pour faire au moins jeu égal avec un adversaire lourd et massif et que les trois-quarts de l’équipe de France sauront, à un moment ou à un autre, faire la différence. Du coup, l’équipe de France devrait assurer son premier Grand Chelem sous l’ère Lièvremont et se placer sur les bases des entraîneurs précédents, Jean-Claude Skréla et Bernard Laporte qui avaient su, en leurs temps, dominer l’Europe. Pour quel bénéfice, déjà ?
Un Grand Chelem ne fait pas un Champion du Monde :
La France est la nation qui a le plus de potentiel en termes de qualité et de quantité de joueurs. C’est un fait. Il est donc normal qu’elle gagne régulièrement le Tournoi et même qu’elle domine largement l’ensemble de ses adversaires. Quand on voit les ressources en joueurs du Pays de Galles, de l’Irlande et même de l’Angleterre, on peut même dire que c’est la moindre des choses. La seule raison pour laquelle la France ne remporte pas cette compétition aussi souvent qu’elle le devrait vient du fait que ses joueurs jouent beaucoup plus que ceux des autres nations, que le Tournoi des 6 nations est coincé au milieu des matchs de clubs et que l’équipe de France est l’équipe qui s’entraîne le moins en nombre de jours. On pourrait même prétendre, avec un peu plus d’organisation dans notre rugby, à ce que l’équipe de France remporte le Tournoi des 6 nations chaque année. Ce serait un minimum au regard de notre potentiel et de celui de nos concurrents directs.
D’un autre côté, dominer le Tournoi comme le fait actuellement l’équipe de France n’a malheureusement pas donné de suites heureuses en ce qui concerne la Coupe du Monde. Il ne suffit pas d’être la meilleure équipe d’Europe pour avoir les moyens de dominer le monde du rugby. Les équipes de Bernard Laporte, notamment, en ont apporté la confirmation en 2003 et 2007, avec en plus, à chaque fois, une défaite contre l’Angleterre. La Coupe du Monde est une compétition bien particulière, pour laquelle il faut savoir rester concentré pendant presque 3 mois en comptant la préparation, ce que les joueurs français, et leur encadrement, ont toujours eu du mal à accomplir. Est ce à dire qu’il en sera de même pour la prochaine épreuve ? L’avantage d’avoir dans l’encadrement 2 anciens joueurs comme Emile N’Tamack et Marc Lièvremont qui ont déjà participé à l’épreuve, 2 fois pour le 1er nommé, devrait permettre de mieux appréhender un tel événement et, idéalement, d’éviter les erreurs de leur prédécesseurs.
Quoi qu’il arrive à l’équipe de France d’ici là, il ne faut pas oublier que, avant même son début, la Coupe du Monde 2011 s’annonce difficile à négocier. Dans la même poule que la Nouvelle-Zélande, la France est condamnée à l’exploit si elle veut terminer 1ère et éviter un quart de finale contre l’Angleterre ou l’Argentine avant de retrouver sûrement l’Australie en demi-finales. Un parcours beaucoup plus difficile que n’importe lequel de ses adversaires pour le titre. Alors Grand Chelem 2010 ou pas, peu importe, l’équipe de France devra être au sommet de son art en septembre – octobre 2011…
Un Grand Chelem comme le début de l’histoire :
Gagner le Grand Chelem en 2010 correspondrait au parfait timing dans la montée en puissance de l’équipe en prévision de la Coupe du Monde, l’année prochaine. C’est dans les 2 ans qui précèdent l’épreuve qu’une équipe se construit et s’affirme, idéalement au travers des succès. De ce point de vue, Marc Lièvremont respecte parfaitement le plan de marche. 2 années pour superviser les joueurs et tenter de trouver le style qui convient le mieux à l’équipe et 2 années pour imposer un groupe de joueurs et un niveau de performance suffisant, c’est le rythme que semble avoir adopté l’équipe de France et c’est exactement celui qu’il faut pour arriver à la Coupe du Monde en étant compétitif . De ce point de vue là, la situation parait idéale. Le groupe de joueurs capable de défendre les couleurs françaises en 2011 semble se dégager : Barcella, Domingo, Servat, Szarzewski, Mas, Nallet, Millo-Chluski, Chabal, Pierre, Dusautoir, Harinordoquy, Bonnaire, Ouedraogo, Picamoles, Parra, Trinh-Duc, Mermoz, Jauzion, Traille, Marty, Bastareaud sont une base solide sur laquelle bâtir. Les quelques incertitudes restant, quels joueurs pour le triangle arrière par exemple, proviennent surtout de l’abondance du choix, ce qui présente bien des avantages pour les entraîneurs. Il reste encore le problème de la complémentarité de la charnière mais, là, les entraîneurs font, pour le moment, confiance à une paire qui monte en puissance grâce à l’expérience qu’elle est en train d’acquérir et d’autres solutions peuvent être ajoutées dans un futur très proche comme Tillous-Borde et Dupuy à la mêlée, en espérant que Lionel Beauxis retrouve son rugby et un bon niveau de condition physique très bientôt.
L’autre bonne nouvelle avec ce potentiel Grand Chelem en vue, et ce pourrait être le point le plus important de tous, c’est que cette victoire complète de l’équipe de France a pu se faire grâce à l’accord passé entre la fédération et les clubs au service de l’équipe nationale. En effet, lors du week-end de coupure entre les 2 premiers matchs et le déplacement au Pays de Galles, les joueurs de l’équipe de France, en accord avec la LNR, sont restés à disposition de Marc Lièvremont et ont pu se focaliser sur la préparation du match suivant qui était programmé le vendredi soir. Toute autre décision aurait pu être fatale à l’équipe et aurait ramené le triomphe français a une toute autre mesure. Il est important de souligner un tel accord et surtout primordial de le pérenniser. Jusqu’à maintenant, l’équipe de France a souffert d’une saison trop dense et d’un manque de stratégie et d’organisation au service de ses compétitions. Si le rugby français veut que celle-ci remporte un jour la Coupe du Monde, il faut qu’il se mette en ordre de bataille derrière elle et offre aux joueurs les conditions idéales pour arriver dans les meilleures conditions à la Coupe du Monde. Ce qui veut dire construire la saison rugbystique avec pour objectif d’aider l’équipe de France à atteindre ses objectifs. Ce qui veut certainement dire que le Top14 doit passer à un format à 12 clubs pour dégager 4 dates supplémentaires et que les clubs doivent continuer à accepter de se passer de leurs internationaux lors de certains matchs. Pas simple. Pourtant, c’est le bon moment de le faire. L’exemple de la réussite de l’équipe de France, entre autre grâce à la négociation entre la FFR et la LNR, doit inspirer la toute prochaine réunion, le 18 mars, de la LNR sur le calendrier des 2 prochaines saisons. Les résultats de l’équipe de France en dépendent…

Présentation de France – Italie

11 mars 2010

Pour savoir si les Italiens peuvent inquiéter l’équipe de France ce dimanche 14 mars pour la 4ième journée du Tournoi des 6 nations 2010, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/10090194[/vimeo]

L’équipe Top14 de Bénézech du 8 mars 2010

8 mars 2010

Personne ne sera surpris s’il n’y a pas de joueur du Stade Français cette semaine… Je plaisante, bien sûr. Ce n’est pas pour autant qu’il y a beaucoup de Toulousains, 2 seulement avec Picamoles, impérial, et Johnstone qui devance d’une courte tête et d’un essai… Benoît Lecouls en pilier droit ! Bayonne, Castres, Montpellier et Clermont sont les autres équipes à 2 joueurs. Elles devancent Toulon et Biarritz qui, ici, n’ont pu se départager avec 1 joueur chacune accompagnées par Brive, Bourgoin et Perpignan.
Equipe de Bénézech du 8 mars 2010 :

Arrière : Palisson ( Brive )
Ailiers : Thierry ( Montpellier ) –  Planté ( Perpignan )
Centres : Traille ( Biarritz ) - Mazars ( Bayonne )
Ouvreur : Trinh-Duc ( Montpellier )
Demi de mêlée :  Albouy ( Castres )
3ième lignes : Picamoles ( Toulouse ) - Tekori ( Castres ) - Bonnaire ( Clermont )
2ième lignes : Privat ( Clermont ) - Chesney ( Toulon )
1ère Lignes :  Johnstone ( Toulouse )  - Heguy ( Bayonne ) - Tchougong ( Bourgoin )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !