Archives pour février, 2010

L’équipe de Bénézech du Tournoi des VI Nations du 8 février 2010.

8 février 2010
A la suite de la 1ère journée du Tournoi des 6 nations 2010, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Bien évidemment les Français se taillent la part du lion avec 5 joueurs dont 2 avants. Entre Bastareaud et Jauzion mon coeur a balancé en faveur du second pour sa plus grande régularité sur l’ensemble du match même si jouer à côté de Mathieu Bastareaud en ce moment vous donne toutes les chances de briller. Viennent ensuite l’Irlande et l’Angleterre, autres vainqueurs, avec 3 joueurs chacun. Je dois admettre que j’ai un peu triché en mettant 2 numéro 8 ensemble avec Harinordoquy et Beattie pour 1 seul 3ième ligne aile, Martyn Williams, et que j’ai même failli en mettre 3 avec Easter. L’Italie arrive aussi à glisser 1 joueur avec McLaren, pour une fois qu’un trois-quart Italien fait un match plus que correct, je crois qu’il fallait le célébrer…
Equipe de Bénézech du Tournoi du 8 février 2010 :
Arrière : McLaren ( Italie )
Ailiers : Trimble ( Pays de Galles ) –  Clerc (France )
Centres : Hook ( PDGalles ) - Jauzion ( France )
Ouvreur : Wilkinson ( Angleterre )
Demi de mêlée : O’Leary (Irlande)
3ième lignes : Beattie ( Ecosse ) - Harinordoquy ( France ) - Williams ( PDGalles )
2ième lignes : Cullen (Irlande) - Borthwick ( Angleterre )
1ère Lignes : Mas ( France ) –  Hartley ( Angleterre ) - Domingo (France)
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Equipe de France : L’essentiel est assuré.

7 février 2010

L’essentiel, c’est de démarrer une compétition par une victoire. L’équipe de France l’a fait, et plutôt bien, si l’on considère que le match était quasiment gagné à la mi-temps avec 15 à 6 et 2 essais à zéro. Voyons maintenant ce qui a bien et moins bien marché, ce dimanche, à Edimbourgh, et ce, en se plaçant dans la perspective de la réception de l’Irlande, samedi prochain.
Les plus : Les avants, les avants, ainsi que solidarité et réactivité.
Difficile de ne pas dresser un satisfecit d’ensemble aux avants français qui ont surclassé leurs adversaires en mêlée, tout le temps, en touche, quand cela a été nécessaire, et surtout dans les points de rencontres où les bleus ont été capable de gratter beaucoup de ballons, 6 au moins en première mi-temps, ce qui a donné des bonnes opportunité d’attaque à l’exemple de la récupération en début de match qui, après un renversement d’attaque et un petit coup de pied à suivre voit Vincent Clerc terminer dans l’en-but pour ce qui aurait dû être un essai sur le coup mais qui a permis de l’être, 3 minutes plus tard avec la première réalisation de Bastareaud. Il faut surtout féliciter encore un peu plus que les autres les 2 piliers, la 2ième ligne et, encore plus que le reste de l’équipe, Imanol Harinordoquy qui, en plus de ses qualités naturelles est en train de se servir aussi de son expérience pour être capable d’être un 8 autour duquel le jeu de l’équipe peut s’agréger. William Servat a, lui, rendu une bonne copie, sobre et efficace, et je vais reparler plus loin du duo Ouedraogo- Dusautoir.
Autre point positif, la solidarité d’ensemble de toute l’équipe, même si, là encore, ce sont les avants et je pense notamment à Lionel Nallet et Imanol Harinordoquy qui ont fait la majeure partie du travail en bloquant les brèches provoquées par les Beattie, Evans, Lamont, Morisson,… Ceci a permis aux Français de ne jamais être complètement débordés et de ne pas encaisser d’essais. Au vu des nombreuses pénétration des Ecossais il est difficile de dire que la défense française a été performante, en tout cas pas la défense de ligne, mais au vu du résultat, aucun essai encaissé, cela reste positif. Le problème, c’est que ce n’était que les Ecossais…
En ce qui concerne les trois-quarts, il faut surtout souligner la bonne intelligence d’ensemble qui a permis de marquer 2 essais, avant tout grâce à la capacité de François Trin-D’huc à aller jouer là où la défense adverse était en position de faiblesse par de longues passes sautées précises et dans le bon tempo, la bonne intelligence de Yannick Jauzion et Matthieu Bastareaud  à conduire l’attaque ainsi que la volonté de Vincent Clerc et la copie somme toute correcte de Clément Poitrenaud. Il faut souligner la réactivité des français sur chaque ballon récupéré, ils sont su immédiatement inverser le cours du jeu et mettre leurs adversaires en danger.
Les moins : Faiblesses physiques, manque d’opportunisme et ligne de trois-quart en chantier.
Comme je m’en inquiétais cette semaine, les rythmes infernaux du championnat ont eu des conséquences sur le rendement des joueurs tricolores. Pas assez pour les mettre en danger mais suffisamment pour les ralentir au moment de finir le travail et de mettre à mort la vachette Ecossaise. En soit ce ne serait pas grave si l’on n’était pas en début de compétition avec, en plus, un deuxième match, dans 6 jours exactement, contre des Irlandais dont les entraîneurs ont pu gérer la préparation physique de leurs joueurs exactement comme ils le souhaitaient. L’inquiétude reste, donc, de mise pour le prochain match…
Cette inquiétude est même renforcée par un autre élément notable lors de la rencontre face à l’Ecosse : la performance de notre troisième ligne. Je n’insiste pas sur Harinordoquy même s’il le mérite mais, ici, il est important de parler de l’association Dusautoir – Ouedraogo en 3ième ligne aile. Cette association était stratégiquement parfaite pour jouer une équipe d’Ecosse très dynamique et manquant de fait de puissance. Elle a permis de récupérer des ballons et de couper la dynamique adverse. Le problème, c’est que, sur ce match, les 2 troisièmes lignes ont récité la même partition. Etait-ce parce que les conditions de jeu le demandaient ou parce que ces 2 joueurs n’ont pas d’autre choix ? Il y a certainement un peu des deux, donc il n’y a pas de quoi s’inquiéter  par rapport à l’analyse de ce match ( par contre Fulgence Ouedraogo doit réduire le nombre de fautes commises, qui était trop important ce dimanche ) mais il y a, par contre, des questions à se poser en vue de l’Irlande. En effet, la semaine prochaine c’est Leamy, Wallace et peut-être Ferris qui débarquent avec une puissance de jeu qui dépasse largement la seule belle performance de Beattie. Thierry Dusautoir risque de se retrouver un peu seul pour lutter à armes égales avec les 3 mastodontes. Et comme, en plus, les problèmes défensifs français se sont souvent situés autour de François Trin-D’huc, les entraîneurs français se doivent de trouver des solutions si l’on ne veut pas que les Irlandais adoptent la technique Ecossaise avec, certainement, un autre degré de réussite.
Autre sujet d’interrogation : notre paire de centres et notre charnière. Yannick Jauzion et Mathieu Bastareaud ont été bons individuellement mais ne jouent pas encore comme une équipe. C’est normal parce que c’est l’un première association mais ça l’est aussi par ce qu’ils ne sont pas complémentaires. Les 2 sont plutôt lourds et il semblerait que sur les sorties très rapides des Ecossais, le replacement défensif n’a pas été parfait. Ils ont l’obligation d’améliorer  cela cette semaine car ce profile la paire O’Driscoll – D’Arcy qui, elle, a un sacré vécu commun.
Pour la charnière le problème est le même au départ, manque de complémentarité, mais avec un résultat quelque peu différent, difficulté à peser physiquement sur le match. Il n’y a rien de bien méchant à reprocher, ni à François Trin-D’Huc, ni à Morgan Parra mais leur association manque de poids pour être capable de ne pas subir les assauts adverses. Espérons samedi prochain que les avants français obligeront leurs adversaires directs à jouer à reculons et permettront de fixer la troisème ligne Irlandaise au ras, sinon gare…
Autre sujet d’inquiétude, ce dimanche, le manque d’opportunisme français qui s’est retrouvé 2 fois dans l’en-but Ecossais sans marquer, qui aurait dû tuer le match dans les dernières secondes de la 1ère mi-temps avec un 3ième essai et un autre à moins de 10 minutes de la fin. L’explication vient, à mon avis, encore une fois, d’un manque de fraîcheur physique d’ensemble qui permet aux défenseurs Ecossais de revenir alors qu’ils étaient battus.
Dernier point maintenant, la stratégie de jeu de l’équipe de France et plus particulièrement le manque de stratégie en 2ième mi-temps. Même si les Français étaient fatigués, ils pouvaient s’appuyer sur une excellente mêlée, la capacité de gratter des ballons dans les regroupements, de bons contres en touche et une bonne organisation pour porter les ballons. Il fallait donc obliger les Ecossais à jouer dans leur camp en n’ayant pas peur de sortir les ballons en touche. Il faut que, à la fois, les entraîneurs, Emile N’Tamack sur le bord du terrain, et le capitaine donnent les bonnes indications au reste de l’équipe. Ce n’était pas grave aujourd’hui mais il faudra faire mieux la semaine prochaine à ce niveau-là pour ne pas laisser les Irlandais prendre, seul, la conduite du match…

Présentation de France – Ecosse du 7 février 2010

4 février 2010

Pour savoir quel est le principal obstacle pour l’équipe de France si elle veut démarrer le Tournoi par une victoire en Ecosse, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/9178713[/vimeo]
Pour rappel, la composition de l’équipe de France : Poitrenaud – Rougerie- Bastareaud- Jauzion – Fall- Trin-D’huc – Parra – Harinordoquy- Dusautoir- Ouedraogo – Pape – Nallet- Mas- Servat – Domingo. Remplaçants : Swarzewski – Ducalcon – Pierre – Bonnaire – Ellisalde – Marty – Clerc.

Equipe de France : le Tournoi de tous les dangers !

2 février 2010

Je me pose beaucoup de questions sur la performance de l’équipe de France lors de ce Tournoi 2010.Oh, pas à cause du niveau de l’équipe qui nous a montré des choses intéressantes récemment ou des joueurs sélectionnés, non, mais plutôt à cause du calendrier complètement désarticulé du rugby français. Les joueurs qui attaqueront le Tournoi, ce dimanche, devront être performant physiquement alors que, en plus d’avoir déjà joué plus que leurs adversaires ( 26 matchs pour les clubs français jusque là ), ils auront dû se coltiner 2 matchs en semaine en plus de ceux du week-end, et ce en moins d’un mois. Or, lorsque l’on se rappelle comment les joueurs du Top14 avaient accusé le coup en 2007 lorsque cela était déjà arrivé, mettant 3 mois à retrouver un niveau de performance acceptable, il y a de quoi s’inquiéter sur l’état de forme de l’équipe de France au moment d’affronter des adversaires dont la fraîcheur physique est définitivement meilleure.
Une défaite en Ecosse serait un boulet à traîner pendant toute la compétition :
Comme l’an dernier, avec un déplacement en Irlande, l’équipe de France joue gros sur ce premier match. Une défaite et c’est immédiatement une énorme pression au moment de recevoir l’Irlande qui, elle, après une mise en jambe contre l’Italie, devrait arriver au Stade de France sure de sa force et en pleine condition physique. Difficile, dans ce cas-là, d’espérer pire démarrage ! Les français seraient obligé de réussir l’exploit, comme l’an dernier face au Pays de Galles, lui aussi vainqueur du Tournoi précédent par Grand Chelem mais, cette fois, avec le handicap d’une fatigue physique qui doit être encore plus forte. L’équipe de France a déjà perdu Mermoz, Traille, Barcella, Millo-Chluski, Tillous-Borde ( sans compter Dupuy ) et Chabal, série en cours et les trois-quarts Toulousains semblent bien moins fringant cette année que par le passé à tel point même qu’il n’y en a presque plus dans la composition d’équipe…
Alors, bien sûr, l’équipe de France est largement supérieure à l’Ecosse et, même diminuée physiquement, elle doit être capable de battre son adversaire. Ce qui permettrait de se donner quelques assurances avant de rencontrer une Irlande forte d’un Grand Chelem et d’une tournée d’automne plutôt satisfaisante. Mais, en même temps, les équipes du Munster et du Leinster se sont montrées bien poussives au moment de se qualifier pour les quart de finale de la H Cup. Il ne reste plus qu’à espérer, donc, que Mathieu Bastareaud reproduise la performance de l’an dernier face à O’Driscoll, cette fois, et que Thierry Dusautoir et le pack français prennent le dessus sur leurs adversaires directs, un match du tonneau de celui réalisé face à l’Afrique du Sud, pour que cela passe et que l’on rêve ensuite d’exploit du côté de Cardiff.
Quoi qu’il arrive ce Tournoi sera difficile et compliqué pour l’équipe de France et ce pour 2 raisons. La première, je l’ai déjà dit, provient de la fatigue supplémentaire qui pèse sur les épaules des joueurs français, au contraire de leurs adversaires qui gèrent leur calendrier en faveur de la saison internationale. La seconde provient du calendrier de la compétition en lui-même. Attaquer par une double confrontation celtique, déplacement en Ecosse, réception de l’Irlande alors que Marc Lièvremont retrouve juste ses joueurs c’est, bien sûr, compliquer encore la tâche française et ce, même si, maintenant, le fait d’avoir une ossature forte et donc stable, notamment pour les avants, donne des garanties de continuité dans la performance. Enchaîner ensuite au Pays de Galles est un sacré pari. Avec 2 victoires avant ce match, il serait certain que les français seraient suffisamment en confiance pour relever le défi de jeu que ne manqueront pas de nous imposer les Gallois. Sans cette confiance, la France se contentera sûrement de vouloir gagner le combat du défi physique et de l’organisation défensive en espérant ainsi étouffer leur adversaire et l’emporter. J’ai du mal à croire que les Gallois tomberont 2 fois de suite dans le même piège et subiront sur leur terre la loi imposée par la force des avants français.
En cas d’un scénario à 2 défaites, il ne resterait plus que le dernier match, contre l’Angleterre à St Denis, pour sauver positivement un Tournoi 2010 définitivement en demi-teinte au regard du potentiel français. Difficile pour le moment de prévoir à quoi ressembleront les Anglais à la fin du Tournoi. Martin Johnson continuera-t’il à faire les mauvais choix ou aura-t’il tiré les enseignements de ses erreurs ? Réponse dès le premier match…
Le vainqueur d’Angleterre – Pays de Galles comme favori du Tournoi :
Le favori du Tournoi 2010 devrait être le vainqueur du match Angleterre – Pays de Galles. En effet, si les Anglais l’emportent, après un déplacement en Italie qui devrait, tant bien que mal, être assuré, ils se retrouveraient en position de force pour recevoir une équipe d’Irlande qui sera passée par Paris et qui surtout, cette année, à un calendrier très défavorable. L’Angleterre, du coup, pourrait même se retrouver à jouer le Grand Chelem au Stade de France lors de la dernière journée. Difficile à imaginer en l’état actuel des choses et notamment au regard des erreurs du passé, mais ce pays possède un réservoir intéressant de jeunes joueurs qui évoluent dans des clubs structurés où ils ont acquis des bases physiques suffisantes pour appréhender le haut niveau. La difficulté repose maintenant dans la capacité du sélectionneur à composer la bonne alchimie pour que l’équipe de la Rose redevienne performante. Si elle passe l’écueil Gallois, le calendrier lui est ensuite favorable pour se redonner un rôle qu’elle n’a plus connu depuis longtemps.
Les Gallois doivent encore être frustrés de leur dernier Tournoi. Une victoire à Paris aurait tout changé et leur aurait certainement permis de disputer un nouveau Grand Chelem lors du dernier match face à l’Irlande. Ils se doivent une revanche et cela passe par Twickenham. Une victoire et les 2 matchs suivants sont à domicile, l’Ecosse et la France, ce qui permettre de monter en puissance avant d’aller en Irlande. Si celle-ci, dans le même temps, a connu des difficultés à Paris, les Gallois peuvent prendre leur revanche et rêver alors de Grand Chelem.
En parlant de Grand Chelem, même si j’ai plusieurs fois évoqué cette hypothèse et que les 4 nations majeures peuvent y prétendre, il me semble difficile d’imaginer une équipe arrivant, cette année, à le remporter. Il serait d’ailleurs drôle d’imaginer que la France face chuter l’Angleterre lors de la dernière levée. Ce serait, je suppose, une maigre consolation mais qui permettrait, certainement, à beaucoup de supporters tricolores de lever leur verre…
Un favori et 2 petits qui doivent jouer les troubles fêtes :
Un petit mot sur l’Ecosse et l’Italie qui peuvent faire mieux qu’être de simple faire valoir. Obligatoirement la France est LA cible privilégiée des Ecossais. En gagnant ce match, ils ont sauvé leur Tournoi dès le premier match. Pour les Italiens, la réception de l’Angleterre, pourquoi pas, si celle-ci vient de perdre contre le Pays de Galles, pourrait être le gros coup de l’année. La réception de l’Ecosse sera, bien sûr, le match à ne pas perdre parce que, pour le reste, cela sera très compliqué…
Le favori maintenant. Difficile cette saison de se prononcer au vu du calendrier qui ne favorise pas l’Irlande. Encore une fois, pour moi, le vainqueur d’Angleterre – Pays de Galles aura posé une option sur le classement final et même si la logique veut que ce soit les Gallois qui présentent le meilleur potentiel, j’ai tendance à penser que les anglais ne peuvent pas rester au fond du gouffre éternellement…