Archives pour décembre, 2009

Présentation de Toulouse – Perpignan, 16ièe journée de Top14

27 décembre 2009

Pour savoir pourquoi cette rencontre est devenue l’opposition entre 2 équipes en plein doute, cliquez sur la vidéo:[vimeo]http://www.vimeo.com/8370662[/vimeo]

L’équipe H Cup de Bénézech du 21 décembre 2009

21 décembre 2009

A la suite de la 4ème journée de H cup, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. C’est un peu l’école des fans côté français avec 2 joueurs pour chaque équipe, exception faite de Brive et de Perpignan qui avec un zéro pointé nous doive une revance. Côté anglo-saxon, c’est bien sûr le Munster qui tire son épingle du jeu devant une bande composée du Leinster, des London Irish, de Leicester, Northampton et même Cardiff. Vivement janvier pour la dernière ligne droite…
Equipe de Bénézech du 21 décembre 2009 :

Arrière : Poitrenaud ( Toulouse )
Ailiers : Hurley ( Munster ) –  Malzieu ( Clermont )
Centres : D’Arcy ( Leinster ) - Mapusua ( London Irish )
Ouvreur : James ( Clermont )
Demi de mêlée :  Michalak ( Toulouse )
3ième lignes : Wallace (Munster) - Crane ( Leicester ) - Dowson (Northampton)
2ième lignes : Thion ( Biarritz ) - Palmer ( Stade Français ) –                                                                                                                                                                                                                                  1ère ligne : Filise ( Cardiff ) – Szarzewski ( Stade Français ) – Barcella ( Biarritz )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Perpignan : Quelle leçon ?

21 décembre 2009

Chronique du 21 décembre 2009.
Perpignan a pris une leçon de rugby face au Munster. Cela fait un peu désordre quand on est champion de France mais là n’est pas le plus important. Ce match peut servir d’électrochoc pour une équipe qui, depuis le début de la saison, vit sur ses acquis. Alors, est ce que les Catalans vont savoir se servir de ce match pour rebondir ? C’est avec la réponse à cette question que l’on saura si les joueurs de Perpignan ont la capacité ou non de réussir le doublé en championnat. Explications.
La différence avec le Munster :
Perpignan a été capable de rivaliser avec le Munster sur 1 match mais pas 2. Le fait que les matchs aller retour entre ces 2 équipes aient eu lieu à seulement 1 semaine d’intervalle montre cruellement la différence entre une des meilleures équipes de club française et une province Irlandaise. Cruel, car les joueurs Irlandais sont protégés et jouent beaucoup moins que leurs adversaires, ce qui leur donne une fraîcheur physique décisive lors de tels matchs. De plus comme la qualité de l’ensemble de l’effectif de l’équipe Irlandaise est quasiment digne d’une équipe nationale, on a pu voir les manques à ce niveau-là dans un club comme Perpignan où la profondeur de l’effectif ne permet pas toujours de compenser les blessures. Schuster, très bon au demeurant, coûte un carton jaune décisif par manque d’expérience, Manas se fait prendre à l’intérieur sur l’essai décisif de Hurley parce qu’il glisse vers la touche sans regarder le positionnement de son adversaire, Mélé aurait dû prendre un carton jaune pour une faute d’anti jeu stupide,… Là où le Munster compose avec des joueurs confirmés, Perpignan est aussi en train de préparer l’avenir avec de jeunes joueurs formés par le club. C’est méritoire mais c’est, bien sûr, pénalisant pour une éventuelle qualification en HCup.
Le véritable problème, c’est que vu le nombre de matchs en France, il est quasi impossible de jouer des matchs décisifs comme celui-là avec l’effectif complet. Il manquait côté Catalan Perez, Tuilagi, Chouly, Vaki, Planté entre autres. On peut se dire que, finalement, ce n’est pas énorme mais cela reste décisif dans une double confrontation face à un adversaire du niveau d’une équipe nationale qui, lui, n’a pas d’absence notable. Si Tuilagi avait pu pousser quelques charges pour fatiguer Wallace, Leamy et Quilan à la fois, si Jean-Pierre Perez avait pu gratter un ou deux ballons, si… Bien sûr que, avec des si, Perpignan serait champion d’Europe…
Ces raisons sont objectives pour expliquer la différence entre une équipe Française et une province Irlandaise, voire même Galloise puisque ceux-ci sont maintenant sur le même mode de fonctionnement que leur voisin Celtique. Néanmoins, ces raisons ne suffisent pas à expliquer les manques Catalans, parfois grossiers, sur ce match et surtout il faut que les joueurs Perpignanais occultent ces excuses et se focalisent sur leurs manques car sur les 37 points encaissés, beaucoup proviennent d’erreurs indignes d’un supposé champion de France.
Est-ce que les joueurs de Perpignan sont capables de se remettre en question ?
Le plus frustrant sur ce match, c’est que sur certaines séquences, les Catalans étaient largement au niveau de leur adversaire, capables de mettre les Irlandais sous pression et de se créer des occasions de marquer. Malheureusement, lors de grands moments d’absence, ces mêmes joueurs offraient les points par manque d’organisation et de rigueur. Un Perpignan à 2 visages, exactement d’ailleurs comme les résultats de l’équipe depuis le début de la saison. Ce n’est pas un hasard et c’est  d’ailleurs là que réside, maintenant, tout l’intérêt de ce match. Face à un adversaire du niveau du Munster, il faut être irréprochable sur l’ensemble des composantes d’une rencontre que sont la conquête, l’organisation défensive, l’animation offensive, la cohésion collective, la patience dans la construction offensive mais aussi dans les temps faibles défensifs, la capacité à être opportuniste en attaque. Il faut rendre une copie quasi parfaite pour espérer remporter ce type de confrontation. C’est possible à une condition : être déjà très prés de la perfection au moment de disputer ce type de rencontre, c’est à dire avoir installé une rigueur certaine dans la période qui précède cette confrontation de manière à n’avoir qu’à hausser le niveau d’engagement physique pour approcher la perfection. Et c’est là tout le problème de l’USAP.
Les joueurs Catalans se considèrent toujours comme champion de France et, de par cette auto-satisfaction inconsciente, oublient la rigueur qui, au cours de chaque match, doit leur permettre de hausser leur niveau de jeu afin de continuer à progresser. Le problème de l’USAP c’est qu’ils sont aujourd’hui au même niveau que la saison dernière. C’est un niveau de champion de France, certes, qui leur permet de gagner beaucoup de match mais, attention, car toutes les autres équipes ont, au minimum grâce à la vidéo, une meilleure vision du jeu des Catalans qui leur permet de mieux contrer les Champions de France. Les joueurs Perpignanais doivent accepter le fait que chaque match doit permettre de construire la progression de l’équipe et que cela passe par beaucoup de concentration et la volonté d’une rigueur extrême quel que soit l’adversaire, Albi, Montpellier ou Toulouse. C’est à ce prix-là que des rencontres contre le Munster se gagnent et que le statut de champion de France peut se conserver. Sans rigueur, sans la volonté de redevenir un outsider comme un autre, les Catalans ne dépasseront pas le stade des demi-finales du Top14 en perdant contre un adversaire qui aura au moins autant envie de gagner le match et, surtout, qui saura faire preuve de suffisamment de rigueur tout au long de la rencontre pour ne pas offrir l’opportunité à son adversaire de le battre.
Le match contre le Munster peut être riche d’enseignements pour les joueurs Catalans à condition qu’ils le veulent et le décide ensemble. Est ce qu’ils vont être capable d’une telle remise en question alors, qu’en plus, la semaine de vacances spécial Noël s’ouvrent à eux et que les fêtes de fin d’année sont généralement le moment où l’autosatisfaction est au plus haut, quels que soit ses mérites, c’est toute la question que Jacques Brunel va devoir méditer au moment d’attaquer la dinde. En tout cas, début de réponse le 30 décembre du côté de Toulouse.

Présentation de Perpignan – Munster du 20 décembre 2009

18 décembre 2009

Pour savoir si les Catalans vont, cette fois, terminée le match devant leur adversaire au score, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/8256923[/vimeo]

L’équipe H Cup de Bénézech du 14 décembre 2009

14 décembre 2009

A la suite de la 3ème journée de H cup, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Côté Français, Clermont et Biarritz se distinguent évidemment avec 3 joueurs par équipe. Perpignan ferme la marche avec 2 joueurs car, après, ce n’a pas été très brillant : rien pour Toulouse, Paris ou Brive. De l’autre côté de la Manche, les Irlandais sont là et bien là avec Ferris pour l’Ulster, Horgan pour le Leinster et O’Connell pour le Munster. Malgré leurs 3 défaites, ils doivent s’incliner devant les London Irish et Cardiff, 2 joueurs pour chaque équipe.
Equipe de Bénézech du 14 décembre 2009 :

Arrière : Blair ( Cardiff )
Ailiers : Horgan ( Leinster ) –  Nalaga ( Clermont )
Centres : Rougerie ( Clermont ) - Traille ( Biarritz )
Ouvreur : Malone ( London Irish )
Demi de mêlée :  Yachvilli ( Biarritz )
3ième lignes : Ferris (Ulster) - Vivalda ( Perpignan ) - Armitrage (London Irish)
2ième lignes : Cudmore ( Clermont ) - O’Connell ( Munster )
1ère Lignes :  Hugues ( Biarritz ) - G. Williams ( Cardiff ) - Freshwater ( Perpignan )
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Toulouse : la fin d’un cycle ?

14 décembre 2009

Chronique du lundi 14 décembre 2009
Toulouse a encore perdu à Cardiff. Ce résultat en lui même n’a rien de catastrophique puisqu’en gagnant de plus de 7 points le week-end prochain, les Toulousains conforteraient leur première place de poule et seraient idéalement placés avant d’aller jouer la qualification à Sale en janvier. Mais si l’on regarde le contenu du match et surtout les 6 défaites déjà subies en championnat, il y a de quoi être inquiet pour les Toulousains.
Une préparation d’avant saison ratée :
Le Stade Toulousain a fini la saison dernière sur une défaite en demi-finale contre Clermont où les avants Stadistes n’avaient pu prendre le dessus sur leur adversaire et les trois-quarts manquaient de fraîcheur pour pouvoir imposer leur jeu. Finalement, ce match était peut-être annonciateur de ce qui allait se passer cette saison où les équipes adverses tiennent tête au champion de France 2007-2008 grâce à leurs avants et où les trois-quarts rouge et noir n’arrivent pas à retrouver la vitesse qui faisait leur force. Déjà 6 défaites en championnat alors que seulement une quinzaine de match ont été joué et l’obligation de battre Cardiff de plus de 7 points, ce qui n’est pas grand chose pour un Toulouse au sommet de sa forme mais peut-être rédhibitoire pour l’équipe moyenne qui évolue actuellement. Le moins que l’on puisse dire est que le début de cette saison 2009-2010 est poussif pour l’équipe de Guy Novès.
Quant on essaye de trouver des explications, il y a un élément qui ressort immanquablement. Si l’on reprend l’historique des dominations du Stade Toulousain sur le rugby français, que ce soit dans les années 80, 90 ou plus récemment, il y avait toujours une constante qui était d’ordre physique. Ainsi, la méthode de Robert Bru mise en application par Pierre Villepreux et Jean-Claude Skréla doit beaucoup à la préparation physique très en avance sur son temps qui permettait aux Toulousains de courir plus longtemps que ses adversaires, ce qui permettait, par exemple, de marquer des essais en prolongation d’une finale, comme en 1985 contre Toulon. Plus récemment c’est la force individuelle mise au service du collectif des avants Toulousains et surtout la vitesse de course des Heymans, Médard, Clerc, Donguy,… qui permettait de toujours prendre le dessus sur les adversaires. Le problème, c’est que ce n’est plus le cas.
Les trois-quarts Toulousains semblent actuellement incapables de battre leurs adversaires à la course à pied. Cédric Heymans en est, malheureusement, l’exemple le plus criant, lui qui est normalement capable de marquer des essais exceptionnels, même aux All Blacks, est devenu un joueur dont l’élément de jeu principal est la chandelle et le coup de pied de déplacement ! Difficile d’imaginer qu’un joueur aussi entreprenant n’ai plus aucune envie de relance sauf s’il a pris conscience que sa vitesse actuelle ne lui permet pas de prendre à défaut ses adversaires. Et ce qui est vrai avec Cédric Heymans l’est avec l’ensemble des trois-quarts Toulousains. Il n’y plus, depuis quelques semaines, de vitesse dans le jeu Toulousain. C’en est à un tel point que même la circulation de la balle est devenue empruntée.
Le problème est que les Toulousains se sont manqués lors de la phase d’avant saison et qu’ils le payent actuellement. Lors de la reprise de l’entraînement, et encore sous le coup de la déception de la fin de saison précédente, Guy Novès a choisi, contre les propositions de ses préparateurs physiques, de partir sur un cycle de travail à base d’endurance et de courses longues et répétées plutôt que d’avoir une préparation plus équilibrée qui aurait aussi pris en compte le travail de puissance et d’explosivité. Résultat, les joueurs Toulousains n’ont pas pu travailler sur ce qui est leur point fort, la vitesse, et le subisse d’autant plus que l’accumulation des matchs enlève de la fraîcheur physique. Est-ce que les Toulousains vont devoir subir cette erreur de programmation toute la saison ? Difficile à dire. La version la plus pessimiste  est de répondre par la négative au vu de l’enchaînement des matchs qui empêche de retrouver de la fraîcheur. La version plus positive tend à voir dans le travail d’endurance réalisé la possibilité pour les Toulousains d’enchaîner les matchs et de finir la saison avec une capacité physique supérieure à leurs adversaires.
Un Guy Novès moins concerné par son rôle de manager ?
Un autre élément surprenant, en ce moment, vient des réactions de Guy Novès après les contre-performances de son équipe. Lui qui a toujours été un compétiteur déterminé ne parait pas, outre mesure, marqué par la succession de contre-performances et le manque d’ambition dans le jeu de son équipe. Il s’est, bien sûr, énervé contre les matchs doublons du mois de novembre alors que ceux-ci font maintenant parti du paysage de rugby français et que Toulouse a une richesse d’effectif qui doit lui permettre de faire avec. Ce problème est réel et pose problème à un entraîneur où plus d’un tiers de son effectif est absent mais il n’est pas nouveau et les autres saisons Toulouse n’avaient jamais connu autant de défaites à ce moment de la saison, ce qui justifierait, là, un vrai énervement de la part du manager Toulousain.
Pour tenter d’expliquer une possible évolution dans le comportement de Guy Novès, il faut aller chercher l’explication en dehors du terrain. Il y a quelques semaines, le Stade Toulousain a connu une tentative de coup d’état manqué qui a vu le trésorier du club, Claude Hélias, présenter une motion de défiance vis à vis du président René Bouscatel, visant à écarter ce dernier. Ce qui aurait voulu dire que, si le coup avait réussi, Claude Hélias serait devenu président, au moins pour un temps. Or lorsque l’on sait que le dit Claude Hélias est un ami intime de Guy Novès qui est celui qui, au début des années 90, a permis son entrée dans le club, il est difficile de penser que le manager Toulousain n’était pas au courant voire impliqué dans la tentative de prise de pouvoir de son ami. On peut même émettre l’hypothèse que si celle-ci avait réussi, ses attributions du manager auraient été accrues et auraient dépassé le simple cadre du sportif. Et que donc, si c’est le cas, Guy Novès avait une vraie volonté de prendre de la hauteur et d’être moins présent sur le terrain dans la gestion quotidienne de l’équipe. Ce qui pourrait expliquer le léger flottement actuel à un moment où la déception de la prise de pouvoir ratée doit être digérée et où tout le monde, du président à l’entraîneur, doit retrouver son rôle et son statut d’avant coup d’état. Difficile alors de composer en cette période de transition.
En tout cas une chose est sûre. Au moment de basculer en 2010, Toulouse, comme tout les clubs, doit se projeter dans la décennie qui démarre et définir la stratégie qui doit s’appliquer dans les 5 à 10 prochaines années pour que, justement, le Stade Toulousain continue de maintenir son statut de club le mieux structuré du rugby français et même plus. Cela va au-delà des jambes en coton des trois-quarts mais cela passe aussi par des paires de jambes performantes pour les arrières Toulousains…

Présentation de Munster – Perpignan du 11 décembre 2009

9 décembre 2009

Pour savoir à quoi peut prétendre Perpignan face au Munster, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/8076860[/vimeo]

L’équipe Top14 de Bénézech du 7 décembre 2009

7 décembre 2009

A la suite des matchs du Top14, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Grosse bataille cette semaine que ce soit en 3ième ou 2nde ligne ( Basson, Misse, Clément, Fernandez Lobbe ou Nallet, auraient pu figurer dans l’équipe ). Avantage à Brive avec 3 joueurs qui devance le Racing-Métro, Albi et Stade Français avec 2 joueurs juste devant Bourgoin, Perpignan et Montauban, 1 seul joueur malgré la victoire. Lot de consolation pour Toulouse, Castres et Toulon…
Equipe de Bénézech du 7 décembre 2009 :

Arrière : Laharrague ( Montauban )
Ailiers : Andreu ( Castres ) –  Jeanjean ( Brive )
Centres : Steyn ( Racing-Metro ) - Fritz ( Toulouse )
Ouvreur : Estebanez ( Brive )
Demi de mêlée :  Boulogne ( Albi )
3ième lignes : Guiry ( Perpignan ) - Chabal ( Racing-Metro ) - Nicolas (Bourgoin)
2ième lignes : Pape ( SFrançais ) - VanDerWesthuyzen ( Albi )
1ère Lignes :  Kubriachvili ( Toulon ) - Keyser ( Stade Français ) - Kingchagichvili ( Brive )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Top14 : Pourquoi les gros sont mauvais !

7 décembre 2009

Chronique du lundi 7 décembre.
L’an dernier, après la 15ième journée, Toulouse était premier du classement avec 57 points devant le Stade Français 54 et l’USAP 52. Ce qui veut dire que Castres, le leader cette année serait, avec ses 47 points, tout juste 4ième. Même Perpignan, s’il gagnait son match en retard, ne ferait pas mieux avec 49 points. Comment une telle différence est-elle possible ? Et surtout comment se fait-il que les gros clubs, Toulouse, Paris, Perpignan, Biarritz et même Clermont ne jouent pas bien et ne dominent pas le championnat comme ils ont normalement l’habitude de la faire ? Tentative d’explications.
Des gros qui ne sont pas encore concernés par le Top14 :
Difficile d’éviter le sujet quand un club comme Toulouse a déjà enregistré 6 défaites. C’est ce que les rouge et noir comptent normalement à la fin du championnat et là, ils ont ce bilan après 15 journées seulement. Pareil pour Paris. Pire pour Biarritz avec 8 défaites déjà. Seul Perpignan s’en sort correctement avec seulement 4 défaites. Quand on fait le comparatif avec les éditions précédentes le constat est alarmant. Pourtant, il faut tout de même relativiser car un certain nombre d’arguments viennent expliquer ces comportements.
Un calendrier très en avance. L’an dernier la 15ième journée s’était jouée en janvier  alors que, cette année, c’est le premier week-end de décembre. Ceci s’explique par le fait que le championnat a commencé le 15 août, au lieu du 26 pour la saison précédente, et que les clubs ont déjà joué 2 week-ends doublons qui n’arrangent pas les clubs fournisseurs d’internationaux, plus une paire de fois en semaines où les petites écuries se focalisent sur les matchs à domicile là où les gros font plus tourner leurs effectifs. Autant de raisons qui rendent plus aléatoire la régularité des résultats. Le fait que le championnat a commencé plus tôt a réduit d’autant la fin de la préparation physique et, du fait que la première échéance en termes de pic de forme était, pour les favoris du championnat, la HCup, le Top14 a démarré avec des joueurs qui n’avaient pas encore encaissé la dure préparation physique d’avant saison et des équipes qui manquaient de préparation technique, celle-ci se faisant directement pendant les premiers matchs. Cet état de fait s’est d’ailleurs traduit par des premières journées où les rencontres étaient très engagées au niveau du combat physique mais où les équipes étaient incapables de développer du jeu.
Une préparation physique axée sur la HCup. Avec une finale au Stade de France, des équipes comme Toulouse pensent certainement que cette année est l’année. De même les clubs ont fait leurs comptes et l’enjeu d’une qualification européenne pour les quarts de finale est financièrement important. Du coup, couplé avec l’argument développé au prochain paragraphe, le choix des entraîneurs de Toulouse, Paris ( ils ont changé en cours de route ), Clermont, Perpignan et même Biarritz, choix sûrement encouragé par leur président et leur trésorier, a été de privilégier la Coupe d’Europe par rapport au début de championnat. Si l’on ajoute à cela le constat du manque de densité physique pour lutter à armes égales face à des équipes Irlandaises, Galloises et même Anglaises, on a déjà un début d’explication sur le début de saison de Top14 où les matchs se résumaient à de très gros combats physiques manquant de créativité et d’originalité. Les meilleures équipes du Top14 s’étaient préparées pour les enjeux de la HCup et plutôt bien puisque les premiers résultats ont été bons. Biarritz est l’exemple type. 1er de poule en Coupe d’Europe, en milieu de tableau en top14. Même si de grosses confrontations, les 2 prochains week-ends, vont rappeler aux équipes françaises la difficulté de l’épreuve, celles-ci sont plutôt bien partie dans cette épreuve. Enfin une satisfaction.
Une nouvelle formule de Top14 qui fait qu’il n’y a pas trop à s’inquiéter pour la qualification. En permettant à 6 équipes de se qualifier à la place des 4 demi-finalistes habituels, le message envoyé aux habitués de ce rendez-vous est clair. Ce sera plus facile ! Donc, pas d’urgence en début de saison si des points sont laissés en cours de route. La Coupe d’Europe est devenu l’objectif numéro 1 des meilleurs clubs français, il sera bien temps, dans un second temps, de se focaliser sur le championnat, pour améliorer le plus possible son classement. Le problème, c’est que, comme plus de la moitié des matchs ont déjà été joués, ce laissez-aller est un peu voyant.
Des petits qui se rebiffent :
Au début de la saison, aucune grosse écurie n’envisageait de ne pas terminer dans les 6 premiers. Le problème, c’est que maintenant que Castres est enfin lancé, il va être difficile d’arrêter les Tarnais et de leur demander de redescendre en deçà de la 6ième place. Le Racing et Toulon ont aussi de l’ambition. Pas intéressés par le Bouclier Européen, ils vont se servir de ces week-ends là pour faire souffler leurs joueurs et se focaliser sur les prochaines journées de championnat. Du coup, même si ces 3 là ne réussiront pas tous à confirmer leur bon début de saison, il ne reste pas autant de place que cela pour les autres. Si l’on peut penser que Castres et le Racing-Métro ou Toulon resteront dans les 6 premiers, cela veut dire qu’il reste 4 places à se disputer pour Perpignan, Toulouse, Clermont, Paris et Biarritz. Il devrait donc y avoir au moins 1 déçu d’ici la fin de la saison. C’est normal car même si le niveau des meilleures équipes est momentanément diminué, celui des autres équipes s’est aussi amélioré.
Une préparation physique à la hauteur. Force est de constater que, maintenant, tous les clubs arrivent à proposer à leurs joueurs une préparation physique de haut niveau qui leur permet de lutter à armes égales, au moins à ce niveau, avec leurs adversaires plus huppés. La différence existe toujours sur la profondeur de l’effectif mais avec des joueurs qui ne jouent pas la HCup et qui sont moins sollicités par les échéances internationales, il est évident que les petits clubs peuvent compenser leur manque de moyens pour engager des joueurs de haut niveau par une focalisation plus grande sur le championnat et une qualité du travail au quotidien qui s’est accrue.
Une densification au milieu du classement. A force de voir des équipes sur-armées, au moins financièrement, monter du ProD2, le Top14 s’est densifié. Si Albi joue le rôle du petit poucet et si l’on peut s’interroger sur les finances Berjalliennes, même ces 2 équipes vont preuves d’une belle solidarité qui les rend difficiles à battre à domicile au moins. Ensuite Montpellier compte quand même 3 internationaux français, Bayonne et Brive se sont régulièrement renforcées depuis 3 ans et Montauban assure dans la continuité de l’oeuvre de Labit et Travers. Toutes ces équipes ont amélioré leur niveau depuis 3 ans, ce qui fait que l’écart avec les Toulouse, Paris et autres Perpignan s’est diminué et que les exploits sont plus régulièrement à leur porté, surtout dans un championnat où le calendrier est chaotique. Même si les grosses écuries vont se remettre à enchaîner les performances et à augmenter leur niveau de jeu très bientôt, le niveau du championnat français est monté d’un cran et c’est tant mieux…

Présentation de Racing Métro – RC Toulon du 6 décembre 2009

3 décembre 2009

Pour savoir qui du Racing Métro ou de Toulon peut prétendre à la 5ième place à l’issue de la 15ième journée du Top14, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/7959539[/vimeo]