Pour savoir comment vont jouer les français face aux Samoans, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/7706344[/vimeo]
Pour savoir comment vont jouer les français face aux Samoans, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/7706344[/vimeo]
Chronique du mardi 17 novembre 2009.
L’équipe annoncée pour rencontrer les Samoa, samedi, laisse facilement penser que le staff de l’équipe de France se projette déjà sur le match contre la Nouvelle Zélande. C’est un pari risqué. Explications.
Prendre la conduite du jeu d’entrée :
Il est certain que le match contre les Springboks a laissé des traces. De là, à ne remettre que 3 titulaires ( Clerc, Trinh-Duc et Picamoles ) dans la composition du XV de départ de samedi, c’est osé. D’autant plus que si le staff a décidé de protéger au maximum des joueurs comme Millo-Cluski et Dusautoir, il y a quand même de grandes chances pour qu’ils jouent 30 minutes au moins. Pourquoi, alors, ne pas avoir gardé au moins le capitaine sur le terrain, pour la première mi-temps, de manière à ce qu’il garantisse une certaine rigueur dans le jeu de l’équipe de manière à pouvoir faire le break en 1ère mi-temps avant de sortir à la mi-temps et de permettre au jeune Lapandry de connaître sa première sélection ?
Parce que, même si les Samoa ne présentent pas toutes les bases garanties en termes de structure de jeu et notamment de conquête, il ne va pas falloir rater l’entame du match et être capable, dès les premières minutes, de mettre la main sur le ballon pour empêcher que le jeu ne parte dans tous les sens et que les Samoans ne s’offrent des occasions de marquer. Face à ce type d’équipe, il est facile de remporter le match à condition de les priver de ballons en conquête et de se servir de la force collective des avants sur ballons portés pour les mettre à la faute et commencer à accumuler les points. Ensuite, une fois que les avants adverses ont été fixés et surtout que le break est assuré au score, il est plus facile d’alterner le jeu et de laisser les trois-quarts s’exprimer. Faire le contraire est la garantie de partir sur un match non maîtrisé où les joueurs s’épuisent à courir derrière un ballon qui n’est jamais totalement controlé et dont les caprices peuvent profiter à l’une comme à l’autre des équipes. Et ce, d’autant plus que, derrière, il y a pas mal de joueurs revanchards : Médard, Jauzion et même Marty qui peuvent être tentés de prouver d’une manière un peu trop individuelle qu’ils méritent de faire partie des premiers choix pour la Nouvelle-Zélande. C’est le risque de ce type de rencontre…
Lorsque l’on jette un oeil sur l’équipe des Samoas, on se rend compte qu’elle présente quelques atouts : Census Johnstone qui devrait caler la mêlée, Tekori, Tuilagi et Mapusua qui possèdent de la force de pénétration et Tagicakibau, Lui et Lemi la vitesse pour se jouer de la défense. C’est peu mais ça peut être assez pour nous perturber si on ne prend pas le match par le bon bout. Le choix de Sylvain Marconnet comme capitaine va, par contre, dans le bon sens car, de par sa position sur le terrain, il devrait être capable de réagir de suite si le 5 de devant n’est pas dans le match et manque de concentration. De plus, avec un alignement Chabal, Papé, Bonnaire et Lapandry, les français ont les moyens de priver leurs adversaires de ballons en touche et de s’éviter des sueurs froides.
Néanmoins, le risque avec ce style de match, venant en plus après une semaine d’auto-satisfaction méritée et une ballade au Stade de France pour encourager l’équipe de France de football, c’est que les joueurs manquent de cohésion et d’esprit d’équipe pour rapidement prendre le dessus sur un adversaire normalement à leur portée. Autant se dire que tous les éléments sont réunis pour que l’équipe de France ait du mal à rentrer dans le match et se complique la vie pendant une bonne heure avant de battre les Samoa.
Le retour de Ouedraogoa contre la Nouvelle-Zélande :
Ce qui me fait penser que les entraîneurs sont déjà plongés dans la rencontre contre la Nouvelle-Zélande, c’est la titularisation de Louis Picamoles qui est le seul avant à enchaîner les 2 matchs. Normalement, quand vous avez un joueur qui s’est dépensé sans compter face aux Sud-Africains, vous avez intérêt à le laisser souffler avant d’affronter les Blacks. Ce n’est pas le cas ici et cela s’explique certainement par la performance de Brussow vendredi qui a récupéré nombre de ballons. Le staff a certainement fait l’analyse que Fulgence Ouedraogo a manqué à l’équipe de France pour empêcher cela. Et face à Richie McCaw, il ne faudrait pas que cela se reproduise. D’où la titularisation de Picamoles cette semaine car Harinordoquy et Dusautoir devraient rester titulaire et comme l’an dernier après l’Argentine, c’est Louis Picamoles, malgré ses performances qui devrait perdre sa place…
Rappel de la composition de l’équipe de France pour le match contre les Samoas :
Medard ; Fall, Marty, Jauzion, Clerc ; Trinh-duc, Parra ; Bonnaire, Picamoles, Lapandry ; Papé, Chabal ; Marconnet (cap), Szarzewski, Domingo.
Remplaçants: Mas, Guirado, Millo-Chluski, Dusautoir, Dupuy, David, Traille
Chronique du lundi 16 novembre 2009
L’équipe de France s’est imposée de manière indiscutable face à l’Afrique du Sud ce vendredi. Les entraîneurs font de ce match leur meilleur match, celui qui doit servir de référence pour la suite. Je ne suis pas totalement convaincu que cela soit le cas. Explications.
Une victoire qui ne souffre aucune contestation, certes.
C’est vrai que la victoire française est probante pour 2 raisons principales : le fait qu’elle s’est faite au dépend de l’équipe championne du monde et par la capacité des français à s’imposer physiquement sur les phases de combat face à un adversaire dont c’est normalement le point fort. Les avants français ont su répondre présent tout au long de ce match et l’organisation défensive des bleus a permis de maîtriser les rares velléités d’attaques adverses. De ce côté-là, il y a vraiment de quoi être satisfait. Mais ce qui est le plus intéressant dans cette victoire, à mon avis, c’est qu’elle s’inscrit dans une continuité avec les victoires contre le Pays de Galles et la Nouvelle-Zélande cette saison. Car, en elle-même, cette victoire est moins significative qu’elle n’y parait. Pourquoi ? Tout simplement parce que les Sud-Africains n’ont été qu’une pale caricature de ce qu’ils étaient cet été. Avec ce système de tournées jouées en fin de saison pour les nations du sud et 2 semaines après la finale de la Currie Cup, le risque était de retrouver des joueurs Sud Africains émoussés et pas trop concentrés sur le sujet. C’est malheureusement ce qui s’est passé. Bien sur, si cela a été aussi criant en 2ième mi-temps, c’est tout à l’honneur des joueurs français qui ont fait le match parfait pour faire déjouer leur adversaire et qui, surtout, ont pris le dessus physiquement, ce qui laisse n’importe quel joueur Sud-Africain sans réponse car pas vraiment habitué à ce que cela arrive. Mais quand même. Quand on étudie le niveau faible de la touche Sud Africaine, ce vendredi, les lancers rase motte des 2 talonneurs Sud Africains et les sauts de puce de Matfield et Botha, là où normalement ceux-ci dominent leurs adversaires de la tête et des épaules, on se dit que l’on a eu qu’un pale ersatz de l’équipe qui dominait les Lions Britanniques en juin dernier. La preuve, c’est que quand la France a proposé un alignement compétitif avec Chabal, Millo-Chluski et Bonnaire en fin de match, elle s’est accaparée tous les ballons, empêchant toute possibilité de gagner le match pour leurs adversaires.
Quels sont les points positifs à ressortir de ce match ? D’abord et surtout le formidable engagement physique des joueurs tricolores qui ont su prendre le dessus individuellement et collectivement sur leurs adversaires. A cela, il faut ajouter l’excellente organisation collective, notamment dans les regroupements, car, sans elle, une telle domination n’aurait pas été possible. En même temps, comme les Sud-Africains n’ont jamais attaqué, difficile de dire que notre défense était infranchissable.
Ensuite, les observateurs ont mis en avant la domination de notre mêlée. Ce n’est pas aussi vrai que cela car il y a eu un ballon perdu en première mi-temps et, surtout, les Sud-Africains se sont retrouvés 2 fois 10 minutes à 14 joueurs soit 1 de moins en mêlée, ce qui relativise la performance. Ce qui m’a marqué dans la domination de fin de match des français, c’est que ceux-ci étaient plus frais que leurs adversaires, bravo aux préparateurs physiques des clubs, et, surtout, la rentrée de Sylvain Marconnet, qui est vraiment en forme en ce moment et qui est devenu une référence mondiale aussi au poste de pilier droit. En ce qui concerne la touche, ce qui a de rassurant, c’est que les français ont existé dans ce domaine alors que la 2ième ligne Millo-Chluski – Nallet n’est pas réellement taillée pour cela. C’est même à se dire qu’avec Sabastien Chabal d’entrée, associé à Romain Millo-Chluski et Imanol Harinordoquy, les français auraient pu vraiment dominer leurs adversaires dans ce domaine. Enfin pas besoin de parler de la 3ième ligne française, tellement celle-ci donne satisfaction, depuis un certain temps maintenant, et ce, quelles que soient les compositions d’équipe autour de Thierry Dusautoir.
Au niveau des trois-quarts, la véritable satisfaction est la performance de Julien Dupuy qui s’est comporté idéalement sur ce match, toujours capable de faire le bon choix et de dynamiser l’équipe quand c’est nécessaire ( pénalité jouée vite, départs au ras ). François Trinh-Duc a aussi été aussi un bon accélérateur, Maxime Mermoz prend ses marques en tant que futur patron de la ligne de trois-quarts, Yann David a montré que sa puissance pouvait être utile, Vincent Clerc qu’il est revenu proche de son meilleur niveau, Cédric Heymans qu’il est toujours là et Damien Traille qu’il peut faire un arrière de niveau international correct. C’est peut-être un peu lapidaire comme analyse mais c’est quand même plutôt réaliste. On peut ressortir des comportements individuels mais il n’y a pas vraiment de satisfaction globale possible. C’est de toute façon normal après un 1er match mais aussi et surtout parce que l’équipe était composée pour répondre aux caractéristiques de l’adversaire. Damien Traille est un des joueurs les plus en forme de ce début de saison mais il n’est certainement pas l’arrière idéal dans les schémas de jeu imaginés par Emile N’Tamack.
Un match qui s’inscrit dans une continuité.
Le match référence de l’équipe de France reste pour moi celui dans le Tournoi des VI Nations 2009 contre les Gallois. Même si l’équipe du poireau ne présente pas les mêmes références que l’Afrique du Sud, double championne du monde, elle était bien, ce jour-là, à son meilleur niveau physique et se présentait en possible double vainqueur du Grand Chelem, ce qui rendait la victoire d’autant plus difficile. Les français avaient, du coup, beaucoup moins de marge de manoeuvre. Ils avaient pourtant réussi à s’imposer en dominant physiquement leur adversaire et en étant suffisamment opportunistes pour concrétiser leurs actions et prendre les points. C’est tellement vrai d’ailleurs que l’on retrouve lors des victoires en Nouvelle Zélande et contre l’Afrique du Sud les mêmes caractéristiques : grosse densité physique, excellente organisation autour des avants et de la défense et opportunisme sur les quelques bons ballons d’attaque. 3 caractéristiques qui semblent représenter le code génétique de l’équipe façonnée par Marc Lièvremont, Emile N’Tamack et Didier Retière.
Etre capable, 3 fois dans la même saison, de réaliser ce type de performance est très encourageant pour l’encadrement de l’équipe de France et ce d’autant plus que des victoires face à des nations de l’hémisphère sud sont toujours bonnes pour le moral. Il y a une progression dans le niveau de l’équipe de France en 2009 avec, en plus des performances, une ossature forte qui commence à se dégager devant : Barcella – Servat – Mas- Marconnet – Millo-Chluski – Dusautoir – Harinordoquy – Ouedraogo et Picamoles. C’est important pour bâtir le socle fort de l’équipe, s’assurer une base de lancement de jeu performante et avoir la capacité de peser sur les rencontres. Derrière, c’est moins évident. Il y a bien sur la montée en puissance de Maxime Mermoz qui doit devenir le joueur incontournable autour duquel s’articule la ligne de trois-quarts. A ces côtés, Bastareaud parait le choix évident mais, malheureusement, les choses ne sont pas aussi simple que cela pour le centre Parisien. Sinon, certains joueurs progressent comme la charnière Dupuy – Trinh-Duc, même si tout reste ouvert avec, entre autres, Tillous-Borde et Beauxis. D’autres montrent qu’ils sont toujours là comme Clerc et Heymans. Médard doit se servir de la frustration de son statut de remplaçant contre l’Afrique du Sud pour rebondir et devenir la référence au poste d’arrière. Enfin Damien Traille doit trouver une position dans cette ligne qui permette de mettre son talent au service de cette équipe. Lui le premier sait que ce pourrait être à l’ouverture mais tant qu’il ne s’imposera pas dans son club pour jouer à ce poste…
Ce qui est sur c’est qu’il reste encore beaucoup de travail à l’encadrement de l’équipe de France mais, malheureusement, très peu de temps pour le faire pendant chaque saison. Néanmoins, des victoires comme celle contre l’Afrique du Sud ont cela de bien qu’elles montrent que la France est sur la bonne voie. Souhaitons maintenant que le prochain match contre la Nouvelle Zélande ne soit pas un coup d’arrêt mais une continuité pour finir l’année avec 4 matchs références et pas seulement 3. Du coup, il n’en manquera plus que 3 à ajouter pour prétendre à être champion du monde* !
* 4+3 = 7 soit les 7 matchs enchaînés de la poule de 5 jusqu’à la finale pendant la Coupe du Monde.
Pour savoir comment les français peuvent l’emporter contre les monstrueux Sud-Africains, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/7555496[/vimeo]
Chronique du mardi 10 novembre 2009:
Marc Lièvremont, Didier Rétière et Emile N’Tamack ont livré leur première composition d’équipe pour la saison 2009-2010. Une première information importante, les entraîneurs de l’équipe de France ont maintenant dégagé une ossature sur laquelle ils comptent s’appuyer coûte que coûte. Explications.
Plus de politique de l’homme en forme :
Plus exactement, les sélectionneurs ne semblent pas vouloir appliquer la politique de l’homme pas en forme mais plutôt avoir la volonté, à partir de maintenant, de s’appuyer sur des joueurs cadres qui seront titulaires quelles que soient leurs performances en club. Je prends un exemple, Cédric Heymans. L’ailier Toulousain a un début de saison poussif où il semble manquer d’explosivité, ce qui est normalement son point fort. Il a même été blessé suite au premier match de Coupe d’Europe et revient tout juste en club. Il est néanmoins préféré à Maxime Médard qui, lui, pourtant est en forme et a été un des seuls Toulousains à surnager lors de la période difficile qu’à connu l’équipe fin septembre. C’est certainement la preuve que Cédric Heymans, par son expérience et sa capacité à marquer des essais exceptionnels comme lors du 2ème test en Nouvelle Zélande au mois de juin, est considéré par l’encadrement comme un joueur incontournable de l’équipe. De plus, peut être que les sélectionneurs considèrent le jeu au pied d’Heymans comme une option importante dans un match où les français ne prendront pas de risque en attaque ???
A l’inverse, bizarrement, cette règle ne s’est pas ( ou plus ) appliquée à Yannick Jauzion qui n’est même pas dans les 23. Il faut dire que la concurrence est rude au centre mais on va en reparler. L’explication donnée par Marc Lièvremont sur l’absence du centre Toulousain vient d’un apparent manque de complémentarité avec Maxime Mermoz le premier choix des sélectionneurs. C’est sûrement vrai lorsque Yannick Jauzion n’est pas à son meilleur niveau. Maintenant, quand vous avez 2 joueurs de la qualité de Mermoz et Jauzion et que ceux-ci sont à leur meilleur niveau physique, il n’y a pas de soucis à avoir. L’intelligence de jeu et la qualité technique de chacun doit leur permettre de constituer une, si ce n’est, la meilleure paire de centre au monde.
Un alignement de nains :
Le choix de la deuxième ligne me laisse sans voix. Ce n’est pas que je n’apprécie pas les qualités physiques de Romain Millo-Chluski ou de Lionel Nallet ou que je ne pense pas que leur densité physique n’est pas un plus pour l’équipe, non. C’est plutôt que je trouve que ces 2 joueurs évoluent dans le même registre et que leur manque de taille risque d’être préjudiciable à l’alignement français. Ainsi, avec en plus l’absence de Fulgence Ouedraoogo, l’équipe de France se rtetrouve à affronter le meilleur alignement du monde avec un seul sauteur de classe internationale, Himanol Harinordoquy. Alors, à moins de considérer que Bakkie Botha, en premier sauteur, est facilement prenable, ou en décidant de ne faire que des touches à effectif réduit, et encore, je m’inquiète sur le nombre et surtout la qualité des prises de balle françaises. Peut-être que Marc Lièvremont considère que, comme de toute façon les Sud-Africains vont jouer au pied, il n’y a qu’à leur laisser les ballons en touche et que cela devrait permettre de récupérer de bons ballons de relance pour les trois-quarts ???
Une paire de centre qui a de la gueule à défaut d’avoir de l’expérience :
J’ai apprécié le choix de la paire de centre. S’il n’y a même pas à discuter le choix de Maxime Mermoz, par contre le fait de prendre un autre jeune joueur, Yann David, correspond bien à la volonté de trouver une association qui se complète bien. C’est vrai que le centre de Perpignan devrait être à l’aise avec un franchisseur à ses côtés, type Yann David, Florian Fritz ou Mathieu Bastareaud. Le risque, c’est, bien sur, en défense avec une ligne Trinh-Duc – Mermoz – David qui ne pèse pas bien lourd en nombre de sélections. Espérons que malgré la vitesse d’un match international, ils auront toujours la volonté de communiquer entre eux et de se replacer en fonction les uns des autres.
Une charnière, un arrière et une troisième ligne par défaut :
A la mêlée, le choix de Julien Dupuy s’imposait en l’absence notamment de Sébastien Tillous-Borde. C’est le buteur le plus régulier et celui qui, entre sa fin de saison à Leicester, la tournée en Nouvelle-Zélande et son début de saison avec le Stade Français, a été le plus régulier et de loin. A l’ouverture, du fait de l’absence de Lionel Beauxis, et surtout de son retour en forme sur les 2 derniers matchs, François Trinh-Duc s’est logiquement imposé. Souhaitons qu’il transperce la défense Sud-Africaine comme il l’avait fait de celle de Nouvelle Zélande, en juin dernier.
A l’arrière, j’aurai trouvé le positionnement de Damien Traille logique si Maxime Médard avait été titulaire à l’aile et avait, de fait, compensé un manque d’hommes en forme sur les ailes. Du coup, je ne sais plus trop que penser. Les qualités de Damien Traille et sa forme du moment sont indéniables, sauf qu’il ne joue pas à son poste. Mais alors, si l’arrière Toulousain n’est pas considéré comme le profil idéal, est ce que Jérôme Porical n’aurait pas pu en être, même si ce match n’était vraiment pas un cadeau à faire pour une première sélection ???
En 3ième ligne enfin, les choix de Dusautoir et Harinordoquy s’imposent. Louis Picamoles est l’homme en forme du moment, même en 3ième ligne aile , c’est dire ! De plus, il a un peu le même profil que son adversaire direct Kankowski. Par contre j’aurai bien aimé voir Diarra remplaçant, avec la possibilité de rentrer en impact player. Mais vu le manque de sauteur dans le 15 de départ, ce n’était même pas imaginable…
Pour rappel, voici la composition de l’équipe de France :
Traille – Clerc, David, Mermoz, Heymans – Trinh-Duc, Dupuy – Harinordoquy, Picamoles, Dusautoir (cap) – Dusautouir, Millo-Chlusky, Nallet – Mas, Servat, Barcella.
Remplaçants: Szarzewzski (Stade Français), Marconnet (Stade Français), Chabal (Racing-Métro), Bonnaire (Clermont), Parra (Clermont), Marty (Perpignan), Médard (Stade Toulousain), Domingo (Clermont).
A la suite des votes des internautes voici un changement dans l’équipe de la semaine : Todeschini remplace Teulet ce qui laisse Perpignan comme seule équipe à 3 joueurs suivi de Castres, Toulouse, Brive et donc maintenant Montpellier à 2 joueurs. Paris, Clermont, et même Albi et Toulon, malgré la défaite, gardent, chacune, 1 joueur dans l’équipe type…
Equipe de Bénézech du 6 novembre 2009 :
Chronique du lundi 9 novembre 2009.
Avec le match contre l’Afrique du Sud vendredi prochain, l’équipe de France démarre sa nouvelle tournée de novembre alors que, ce week-end déjà, l’Angleterre, contre l’Australie, et le Pays de Galles, contre la Nouvelle Zélande, ont démarré la leur. Mais à quoi peut bien servir cette série de matchs internationaux ?
Les Tournées, une logique historique :
Lorsque, au début du XXème siècle, une équipe Néo-Zélandaise, voyage, pendant près d’un mois, en bateau, pour se rendre en Europe, rencontrer les équipes Ecossaises, Irlandaises, Galloises et Anglaises et même l’équipe de France, pour ce qui sera le premier match officiel pour cette dernière, il est pour la première fois question d’une tournée. En effet, au vu de la durée du voyage, il n’est pas question de jouer un match et de rentrer. Il s’agit d’un long voyage à la fois par le trajet et par la série des rencontres que l’équipe va disputer entre les îles britanniques, la France et même les Etats-Unis au retour. Les joueurs seront alors parti de leur pays pour un périple qui aura duré près de 8 mois et qui les verra opposés non seulement aux équipes nationales mais aussi à des sélections régionales voire locales de manière à ce qu’ils aient les moyens de peaufiner leur jeu, de monter en puissance et de voir du pays. Ca paraissait alors totalement logique car ce système répondait, encore une fois, à des contingences logistiques.
Plus tard, avec l’amélioration des conditions de voyage et la facilité de prendre l’avion, les tournées ont évolué vers un format un peu plus court, 4 à 5 semaines, avec généralement un déroulé classique où, les premières semaines, l’équipe en Tournée rencontrait des sélections régionales, histoire de monter en puissance, avant les fameux test-matchs qui étaient placés en fin de tournée. C’était le principe qui prévalait, notamment dans les années 90, au moment de l’instauration du professionnalisme.
Les Tournées, une logique qui n’a plus de raison d’être :
Avec l’arrivée du mode professionnel, des calendriers de plus en plus remplis, de la montée en puissance de la Coupe du Monde, même si cette compétition n’a lieu que tous les 4 ans, le principe des Tournées a été remis en question. Oh, pas énormément mais juste ce qui faut pour que le format soit réduit et que les matchs de provinces soient supprimés, histoire de réduire la durée et de se focaliser sur les test-matchs uniquement. Ainsi, au mois de juin dernier, l’équipe de France s’est déplacée pendant 3 semaines seulement, affrontant la Nouvelle-Zélande, 2 fois, et l’Australie, 1 fois. Cette solution permet de garder un certain nombre de match internationaux par saison, voire même de les augmenter, on est passé de 8 à 11 depuis le début des années 2000, ce qui permet aux fédérations de récupérer plus d’argent mais pas obligatoirement aux équipes de jouer mieux, vu quelles n’ont pas toujours le temps de préparer ces rencontres.
Le problème, c’est que la question se pose aujourd’hui de savoir à quoi correspond maintenant le modèle des tournées et des test-matchs. Il y a plus de 100 ans, il avait sa propre logique mais aujourd’hui ? A quoi correspondent ces matchs ? Comment expliquer au grand public ce que ce terme veut dire. Match amical ou compétition sans queue ni tête ? Allez discuter entre spécialiste quelle est la meilleure équipe du monde à l’instant T alors que, en novembre, les équipes de l’hémisphère sud commencent à être touchées par la fatigue et que, en juin, c’est celles de l’hémisphère nord qui le sont.
Ces matchs de tournées ne valent que par la qualité de l’affrontement qu’ils offrent. C’est déjà pas mal peut répondre le puriste. Mais c’est loin d’être suffisant maintenant que le rugby se veut professionnel et ne peut plus se contenter de s’adresser seulement à des puristes capables de se contenter du minimum.
Une nouvelle organisation des compétitions est nécessaire :
Le rugby mondial doit faire sa révolution. C’est aussi important maintenant qu’il était obligatoire en 1995 pour ce sport de passer professionnel. En effet, les nations de l’hémisphère Sud souffrent financièrement de la faiblesse de leur monnaie vis à vis de l’euro et même de la Livre Sterling, alors que les nations en voie de développement ont du mal à se développer, vu que l’International Board n’a rien à leur proposer. Ah si, j’oubliais le rugby à 7. Pour être honnête le rugby a 7 est un bon levier de communication et de développement du rugby dans le monde mais si on se contente de cela, le rugby qui se joue à 15, lui, ne progressera pas beaucoup dans les 20 prochaines années.
Ce dont a besoin ce sport, c’est de nouvelles compétitions qui lui donnent une visibilité mondiale, à l’image de la Coupe du Monde. Le rugby ne peut pas se contenter d’avoir une seule compétition à visibilité internationale qui implique une audience large, 4 milliards de téléspectateurs en 2007, seulement tous les 4 ans. Ce sport a besoin d’émerger plus régulièrement et de ne pas donner l’impression que pendant 3 ans et 10 mois, il ne se passe rien. Parce qu’il faut être honnête, ce n’est pas les tournées et leurs matchs sans véritable enjeu qui vont intéresser un public plus important et plus international alors que, justement, ces compétitions ne s’adressent qu’à un nombre limité de pays. Non ! Il faut que le rugby soit capable de proposer un dispositif plus complet et surtout qui couvre mieux la période entre les Coupes du Monde.
Proposition d’une nouvelle compétition à l’échelle mondiale :
De manière à garder à la Coupe du Monde son caractère unique et de proposer une nouvelle épreuve qui puisse servir au développement du rugby, je propose de créer une compétition entre les 6 meilleures nations, sous la forme d’un championnat disputé dans un pays unique et qui se disputerait tous les 4 ans, de manière à avoir un décalage de 2 ans avec la Coupe du Monde. Par exemple, cette compétition, appelons-là SUPER 6 pour répondre aux terminologies à la mode, se disputerait en 2013 au Japon ( ou Hong-Kong ou sur la côte Ouest des Etats-Unis ou à Amsterdam ou à Barcelone ou… ) et opposerait les 3 du Sud : Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud à la France, l’Angleterre et l’Argentine sur 5 semaines ( 6 si l’on rajoute une finale ) avec un principe où toutes les équipes se rencontreraient de manière à être classées de 1 à 6. L’équipe classée 6ième serait alors rétrogradée et remplacée par l’équipe vainqueur de la même compétition qui, en parallèle et sur un autre lieu, opposerait les 12 nations qui suivent ( Pays de Galles, Irlande, Ecosse, Canada, Japon, Etats-Unis, Tonga, Samoa, Fidji, Italie, Maroc, Namibie par exemple ). Cette compétition disputée sur la même période proposerait un format différent avec un principe de poules ( 2 ou 3 ) et de matchs de classement.
Ainsi en 2017, le SUPER 6 verrait le Pays de Galles ( ou l’Irlande ou ? ) intégrer la compétition alors que l’Argentine ou l’Angleterre ou la France ou ? serait rétrogradée au niveau inférieur. Ce qui donnerait un sacré enjeu aux 2 niveaux de compétition. Et surtout, le rugby mondial s’offrirait ainsi, tous les 2 ans, un classement clair et indiscutable de la hiérarchie entre les équipes, avec pour les entraîneurs nationaux des objectifs clairs et simples à court et moyen termes. Ce qui aiderait non seulement à la clarification des compétitions et des matchs internationaux mais surtout au développement de ce sport auprès du grand public, tout en proposant de nouvelles sources de revenus grâce aux contrats TV et sponsoring générés par ces nouvelles compétitions. Ce qui semble indispensable pour le futur du rugby…
A la suite des matchs du Top14, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Cette fois, c’est Perpignan et Castres, malgré le match nul à domicile, qui tirent leur épingle du jeu avec 3 joueurs chacune. Viennent ensuite Toulouse, Brive avec 2 joueurs et Montpellier, Paris, Clermont, et même Albi et Toulon, malgré la défaite, qui, chacune, placent 1 joueur dans l’équipe type…
Equipe de Bénézech du 6 novembre 2009 :
Pour savoir pourquoi les avants clermontois doivent une revanche à Brock James, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/7412675[/vimeo]