Pour savoir qui sera 1er du championnat de France Top14, vendredi soir, entre Perpignan et Castres, cliquez sur la vidéo : [vimeo]http://www.vimeo.com/7326922[/vimeo]
Pour savoir qui sera 1er du championnat de France Top14, vendredi soir, entre Perpignan et Castres, cliquez sur la vidéo : [vimeo]http://www.vimeo.com/7326922[/vimeo]
Au vu du groupe de 30 joueurs* communiqué par le staff de l’équipe de France, il est intéressant de déjà se projeter sur le premier match contre les champions du Monde et d’esquisser ce qui pourrait être le 15 de départ, le 13 novembre prochain.
Ceux qui auront de grandes chances d’être dans les tribunes :
Commençons déjà par éliminer les joueurs qui ont très peu de chances de démarrer cette rencontre. Parce que prendre des jeunes joueurs dans un groupe, c’est très bien. Les faire débuter contre les champions du monde, c’est une autre paire de manches. Donc on peut penser que les Fall, Burban, Lapandry et Ducalcon restent en costume le 13 novembre prochain. Je doute même que les 2 derniers cités soient titulaires contre les Samoa le week-end suivant.
A ces joueurs-là, s’ajoutent ceux qui reviennent de blessure comme Domingo ou Heymans et ceux qui ne sont pas jugés spécialement performant en ce moment comme Parra. Ces 3 là ne sont pas favoris pour débuter le match, par contre ils peuvent être remplaçants. Ce qui nous réduit, en tout cas, le groupe à 23 unités seulement pour le choix des titulaires et diminue d’autant le nombre de combinaisons possibles.
Un pack qu’il va falloir alourdir et allonger :
Pour affronter ce qui se fait de plus féroce en ce moment, il va falloir bâtir un pack suffisamment lourd pour ne pas subir en mêlée et suffisamment grand, ou du moins performant en touche, pour contourner la tour de contrôle Matfield et espérer ne pas faire un zéro pointé en ce domaine. Ce qui, dès à présent, donne un tendance forte. Pour la touche, difficile de faire sans Harinordoquy même si les entraîneurs peuvent penser que Oueadrogo positionné en face de Brüssow pourrait faire la différence ( je pense d’ailleurs que ce serait une erreur tactique car les Sud-Africains ont les moyens de s’adapter et de contrer Oueadrogo ). En seconde ligne, il pourrait être tentant de mettre ce que l’on a de plus lourd, c’est à dire Nallet et Millo-Chluski, mais ce serait pénalisant dans les airs. Si Lionel Nallet n’a perdu que son capitanat pendant l’été, il devrait débuter avec Papé ou Chabal. Je ne serait pas surpris que les entraîneurs de l’équipe de France démarre le match avec un joueur au profil pur de seconde ligne, Pascal Papé, et qu’il nous fasse le coup de l’impact player avec Sébastien Chabal en 2ième mi-temps. Ce n’est pas une hypothèse qui me satisfait totalement quand à l’utilisation de Sébastien Chabal, mais je ne vais pas rouvrir le dossier maintenant.
Qui avec Imanol Harinordoquy en 3ième ligne, alors que celui-ci parait incontournable autant par sa forme actuelle que par son rayonnement en touche ? Le capitaine Thierry Dusautoir, bien sûr. Ensuite 2 options sont possibles : soit on lutte sur le défi physique pied à pied et c’est Louis Picamoles qui s’impose soit on joue le contournement et la récupération avec Fulgence Ouedraogo. Battre les Sud-Africains a leur propre jeu parait illusoire, les Lions Britanniques s’y sont cassés les dents cet été. Il parait donc préférable de jouer la carte Ouedraogo de manière à ce que, avec ou sans le ballon, le 3ième ligne Montpellierain soit le premier à intervenir pour récupérer des ballons que l’on n’aura peut-être pas en conquête directe.
Pour la première ligne, le problème semble plus simple. Fabien Barcella et Nicolas Mas possèdent une longueur d’avance sur Sylvain Marconnet, qui est pourtant plutôt en forme en ce début de saison. Au talonnage, face à la densité de l’adversaire, William Servat parait mieux placé physiquement pour démarrer le match face à Dimitri Szarzsewski.
Pronostic : Barcella – Servat- Mas; Nallet – Papé ; Dusautoir – Harinordoquy – Oueadrogo.
Une ligne de trois-quarts, équilibre entre vitesse et puissance :
Ca devient plus compliqué quand il s’agit de bâtir la ligne de trois-quarts. Ce début de saison n’a pas montré beaucoup de joueurs titulaires en équipe de France évoluant à leur meilleur niveau. C’est le cas des 2 Maxime, Médard et Mermoz, et de Damien Traille. Ce n’est pas beaucoup. On peut ajouter la montée en puissance intéressante de Vincent Clerc qui n’est plus très loin de son meilleur niveau, de Yannick Jauzion, qui semble avoir récupéré de son staphylocoque doré, ainsi que la régularité de Julien Dupuy. Ca commence à ressembler à une équipe. Sauf que l’on a 3 centres et 1 seul ailier. Et c’est là où il semblerait que Marc Lièvremont et Emile N’Tamack nous fassent un petit tour de passe-passe en positionnant Damien Traille à l’arrière et Maxime Médard à l’aile, soit disant pour mieux répondre au feu de la mitraille Sud-Africaine. C’est vrai que Damien Traille a les atouts pour lutter dans les airs mais à condition de trouver le bon positionnement sur le terrain pour être toujours sous les points de chute du ballon. Et comme Damien ne jouent jamais arrière avec Biarritz, l’arme peut se révéler à double tranchant, comme elle l’avait été en demi-finale de la Coupe du Monde 2007…
Reste donc le poste de demi d’ouverture. Sans sa blessure à la main, il semble que Lionel Beauxis aurait été le 1er choix des entraîneurs. Du coup, François Trinh Duc avec à son actif la victoire en Nouvelle-Zélande en juin, et Frédéric Michalak, avec à son crédit le fait de bien connaître les Sud-Africains ( « Il a déjà joué contre et en Afrique du Sud » affirme Marc Lièvremont pour justifier son choix ) et sa hargne en défense face à des gros gabarits, sont à peu prés sur la même ligne. La logique et la continuité voudraient que ce soit Trinh-Duc mais le fait que l’adversaire soit le champion du Monde Sud-Africain pourrait jouer en faveur de Michalak. A suivre…
Pronostic : Dupuy- Trinh-Duc ou Michalak – Clerc – Jauzion- Mermoz- Médard – Traille
Mes 2 regrets par rapport au groupe des 30 :
Il y a 2 joueurs qui, sur les 2 derniers matchs, m’ont bien plu et qui auraient mérité de faire parti de ce groupe et pourquoi pas de démarrer contre l’Afrique du Sud, c’est Ibrahim Diarra de Castres dont l’abattage physique donne l’impression qu’il pourrait faire le travail d’un Ouedraogo et d’un Dusautoir en même temps et Jérôme Porical de Perpignan, qui, depuis l’arrivée de Burger à Perpignan a franchi un sacré palier. En plus, c’est un buteur sur dans un groupe qui n’en compte pas énormément ( Dupuy est le seul qui semble avoir des stats de haut niveau en ce moment- Michalak n’est pas souvent en réussite et Morgan Parra ne bute pas vraiment )
* Le groupe des 30 joueurs retenu par Marc Lièvremont, Emile N’Tamack et Didier Rétière :
Avants (17) : Barcella (Biarritz), Domingo (Clermont), Marconnet (Stade français), Mas (Perpignan), Ducalcon (Castres), Servat (Toulouse), Szarzewski (Stade français), Chabal (Racing-Metro), Millo-Chlusky (Toulouse), Nallet (Racing-Metro), Papé (Stade français), Burban (Stade français), Dusautoir (cap, Toulouse), Harinordoquy (Biarritz), Ouedraogo (Montpellier), Lapandry (Clermont), Picamoles (Toulouse).
Arrières (13) : Dupuy (Stade français), Parra (Clermont), Michalak (Toulouse), Trinh-Duc (Montpellier), Jauzion (Toulouse), Marty (Perpignan), Mermoz (Perpignan), David (Toulouse), Clerc (Toulouse), Fall (Bayonne), Heymans (Toulouse), Médard (Toulouse), Traille (Biarritz).
A la suite des matchs du Top14, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Cette semaine, félicitations aux avants de Montpellier et de Castres, 2 chacun, ainsi qu’aux trois-quarts de Perpignan, 3 d’un coup ! Je vous avais dit que l’on reparlerai du jeune demi de mêlée de Perpignan, Cazenave, et bien c’est fait. Et même plus vite que prévu !
Equipe de Bénézech du 26 octobre 2009 :
Chronique du lundi 26 octobre 2010.
Le Castres Olympique est premier du Top14 et, même si tout le monde semble surpris, cette place est d’autant plus méritée que, sans le problème de la grippe A rencontré par les joueurs Tarnais, cela aurait dû déjà être le cas depuis quelques journées. Il s’agit maintenant de savoir jusqu’où les Castrais peuvent aller et notamment de voir s’ils peuvent faire un prétendant au titre crédible.
Un effectif presque digne des meilleurs :
Quand on regarde l’effectif Castrais, surtout devant, on se dit qu’ils n’ont pas à avoir peur de grand monde. En 3ième ligne par exemple, c’est la piste aux étoiles : Masoe, international Néo-Zélandais, Diarra qui revient à son meilleur niveau et redevient, à mon avis, un prétendant pour l’équipe de France dès cet automne, Caballero qui n’a pas encore trouvé ses marques mais doit apporter un plus indispensable à la touche Tarnaise, Steve Malonga qui est enfin en train de passer un cap cette saison et surtout Tekori qui est peut-être l’équivalent de Jonah Lomu en 3ième ligne, sans oublier Nell, le solide Sud-Africain. En 1ère ligne c’est pas mal non plus avec la solidité et l’expérience de Hoeft, Coetzee et Lensing auxquelles viennent s’ajouter la montée en puissance des Forestier, Ducalcon, Cabello et Giorgadze. Il n’y a peut-être qu’en 2ème ligne que la question de la profondeur de l’effectif se pose, même si une paire Capo Ortega – Rolland dégage une puissance certaine et que la taille de Michaux, 2m04, et même de Koulemine, 1m98, devraient être une belle garantie pour la moisson en touche. En tout cas, une chose est sûre, une véritable épine dorsale a été dégagée par Laurent Travers, avec Giorgadze, Capo Ortega et Masoe, épine dorsale qui doit permettre aux Tarnais de traverser toutes les tempêtes.
Derrière, par contre, même si l’effectif est aussi riche, les possibilités ne sont peut-être pas aussi importantes. La charnière, par contre, peut devenir le point fort des Castrais face à leurs plus importants adversaires. Le duo Tillous-Borde – Mc Intyre peut s’imposer comme le meilleur du Top14 à condition de prendre à bras le corps les responsabilités de la conduite du match et de ne pas avoir peur, avec leurs physiques dignes du top niveau international, d’aller défier les lignes de défense et de faire régulièrement la différence par leurs prises d’initiatives. Albouy et Boscus sont mieux que des doublures, le jeune demi d’ouverture semble même avoir tout de l’étoffe d’un futur grand. La question est maintenant de savoir qui peut-être le patron de la traction arrière ? Entre les centres et l’arrière, voire un ailier, il faut trouver un joueur capable de prendre ses responsabilités, et surtout de faire parler son talent, quand les choses ne vont pas aussi bien qu’elles le devraient, notamment contre les meilleurs. Perpignan possède Mermoz, Paris Bastareaud, Biarritz Traille, Toulouse, Jauzion, Fritz, Médard, Clerc, Heymans… Est ce que Romain Cabannes peut-être l’équivalent de ces joueurs ? C’est souhaitable pour Castres car l’équipe doit nécessairement avoir la capacité de faire la différence derrière aussi. A l’arrière, Bouquié a montré des qualités de relanceur intéressantes. Il doit profiter de la bonne dynamique de l’équipe pour continuer de monter en puissance et de faire que cette équipe puisse créer le danger partout sur le terrain. Si l’on ajoute les Andreu, Teulet, Audrin, Nicolas, Garcia,… il y a de la qualité derrière, ce qui doit permettre à Laurent Labit de tirer le meilleur parti de ses joueurs. Il ne faut pas oublier d’y ajouter Florian Denos qui, très vite, va venir amener un peu plus d’expérience et de vitesse à cette ligne de 3/4.
Un mot sur les entraîneurs maintenant. Faut-il ajouter quelque chose quand on voit où les 2 Laurent, Labit et Travers ont amené Castres, en moins de 6 mois ? Leur principale qualité se situe au niveau du rapport humain et de leur capacité à tirer le meilleur d’un groupe de joueurs. Leur défi maintenant est, en plus, de définir une capacité de jeu qui donne à l’équipe les moyens de se sortir de n’importe quelle situation et de battre tous ses adversaires. De proposer une alternance selon l’adversaire et des systèmes de jeu qui ne reposent pas uniquement sur les qualités naturelles de leurs joueurs. Le challenge est, bien sûr, important mais c’est celui qu’il faut relever pour se situer au niveau des Toulouse, Perpignan, Clermont, Biarritz et Paris.
Castres au niveau des meilleurs ?
Pour savoir ce que Castres peut espérer cette saison, il faut regarder où en sont les adversaires directs. Le champion, Perpignan, vient de prouver à Paris qu’il aurait largement les moyens de défendre son titre. A ce propos, le choc de vendredi prochain entre Castres et Perpignan en terres Catalanes peut nous en dire beaucoup sur les prétentions Tarnaises, à condition que les 2 Laurent acceptent de mettre leur meilleure équipe au coup d’envoi. C’est vrai que la tentation est forte de faire souffler les cadres et de ne pas risquer une désillusion face au champion. Ce serait, à mon avis, une erreur. Une autre faiblesse Castraise est le manque d’expérience commune entre les joueurs Tarnais, notamment dans le cadre de matchs au couteau. La rencontre à Perpignan est la bonne occasion de se construire un passé commun qui sera décisif dans la dernière partie de la saison.
Quand on regarde le parcours de Toulouse, Clermont, Biarritz et Paris pour le moment, on se dit que tout reste très ouvert. Ces 4 équipes vont bientôt souffrir du retour des matchs internationaux et vont, dès le début janvier, devoir composer avec des joueurs fatigués avec, en plus, des matchs de HCup que Castres n’a pas à jouer. Les Tarnais avec peu de joueurs concernés par la saison internationale ( Tillous-Borde, Capo-Ortega, Tekori et peut-être Ducalcon et Diarra ) et la possibilité de faire souffler les cadres à chaque coupure européenne ont un avantage indéniable à ce niveau sur leurs rivaux directs. Et la fraîcheur, en fin de saison du Top14, c’est justement ce qui, généralement, fait la différence.
Le verdict : Peut-être pas le titre mais ça ne devrait pas être loin.
Castres en est à sa première saison d’une nouvelle aventure, ce qui est, peut-être, un peu tôt pour réussir le hold-up. Néanmoins, sauf coup d’arrêt trop important, les Castrais devraient finir dans les 4 premiers de la saison régulière, ce qui leur garantit au minimum un barrage à domicile. On peut les penser ainsi capable d’atteindre les demi-finales. Là, bien sûr, difficile de faire des pronostics à ce moment de la saison mais on peut prédire une opposition entre fraîcheur Castraise et expérience Toulousaine, Biarrote, Clermontois,… Est-ce que, à ce moment-là, l’enthousiasme Tarnais passera sur tous les obstacles dressés sur sa route ? C’est toujours possible dans le championnat français. N’a t’on pas vu ces mêmes Castrais défier tous les pronostics en 1993…
Pour savoir si Perpignan peut rééditer l’exploit de la saison dernière au Stade de France, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/7202751[/vimeo]
Suite aux votes des internautes lecteurs de ce blog, l’équipe de Bénézech voit le remplacement de Monye ( Harlequins ) par Donguy (Toulouse ) :
Equipe de Bénézech du 19 octobre 2009 :
A la suite de la 2ème journée de H cup, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Avantage cette fois aux joueurs des clubs français qui en plus de gagner ont été brillants à l’image des Biarrots. 3 joueurs Biarrots + 2 Perpignanais + 2 Toulousains + 2 Parisiens + 2 Clermontois. Pour compléter l’équipe de Bénézech, le Leinster, les HArlequins, les Ospreys et les Scarlets complètent avec 1 joueur chacun…
Equipe de Bénézech du 19 octobre 2009 :
Chronique du lundi 19 octobre 2009
La belle victoire, 42 à 15, de Biarritz sur Gloucester ce week-end peut marquer un tournant dans la saison des Basques. Explications.
Qu’est ce qu’un match référence ?
Gagner des matchs, c’est bien mais être capable de le faire en faisant progresser le jeu de l’équipe, c’est mieux. Montrer pendant quasiment 80 minutes tout l’étendue du jeu de l’équipe, tout ce qui est travaillé à l’entraînement mais qui, jusque là, n’avait été aperçu, au mieux, que par bribes lors des rencontres précédentes, c’est le but de chaque entraîneur. Le problème c’est que comme ceux-ci ont peu, voire aucune maîtrise sur le contenu du match, ils en sont rendus à attendre ce fameux match référence, celui où ils retrouvent enfin tout le contenu de leur travail et où les joueurs exécutent parfaitement, en match, l’ensemble du travail effectué à l’entraînement. A ce moment-là, l’entraîneur sait que son équipe a passé un palier, que le niveau de jeu est monté d’un cran et qu’il va pouvoir capitaliser sur ce match pour encourager ses joueurs à aller encore plus loin dans la prise de risque et la capacité à prendre le jeu à leur compte. A partir de ce match-là, il sait que l’équipe a progressé et qu’elle a la capacité de progresser encore.
Le match référence c’est le moment où le travail effectué jusque-là est validé sur le terrain, face à un adversaire suffisamment costaud pour être sûr que ce n’est pas un simple feu de paille mais qu’au contraire un palier vient d’être franchi. Et comme ce premier palier est le plus difficile et compliqué à passer, l’entraîneur peut même se dire que la marge de progression reste encore importante pour le reste de la saison.
Pourquoi la victoire contre Gloucester peut servir de match référence pour Biarritz ?
La question peut se poser alors que Biarritz est en train d’enchaîner sa 7ième victoire d’affilé et que, par exemple, la victoire contre Paris, la première de cette longue série, ou celle du côté de Glasgow le week-end dernier, semblent avoir plus d’importance que celle face aux anglais de Gloucester. La victoire contre le Stade Français, c’est une victoire déclic, celle qui projette l’équipe dans une spirale positive et qui va lui permettre de repartir du bon pied. Par contre, lorsque l’on analyse ce match de Top14, on retrouve les ingrédients habituels qui font la force du BO : la défense et la conquête mais pas beaucoup plus. L’équipe Basque a, bien sûr, lancé des attaques mais rien de bien structuré et surtout d’efficace en attaque. C’est toute la différence avec le match contre Gloucester. Lors de la rencontre de ce week-end, on a vu le jeu du BO atteindre une 3ième dimension avec la capacité des joueurs basques à créer le danger par leur ligne d’attaque et à multiplier les temps de jeu sans que celui-ci ne perde de sa consistance ou ne soit entravé par des fautes individuelles. Mieux, même. Face à une équipe anglaise bien en place en première mi-temps, c’est de l’aile qu’est venu le salut de Biarritz, chose qui n’était pas arrivé à l’équipe Basque depuis bien longtemps. Depuis Philippe Bernat-Salles, diront même certains ! C’est peut-être exagéré mais cela montre bien la nécessité pour cette équipe de dépasser le stade de la conquête et de la défense pour être capable de jouer, à nouveau, les premiers rôles.
A partir de maintenant, les entraîneurs basques vont pouvoir se servir des images de ce match pour obliger les joueurs à toujours hausser leur niveau de jeu et à tendre vers une excellence qui leur permettra de battre les équipes capables de résister à la force de leurs avants et à la pression de leur défense. Ils vont pouvoir obliger leurs protégés à prendre plus de risque dans les lancements de jeu et à ne pas seulement se reposer sur des coups de pieds de la charnière à chaque fois qu’il s’agit de prendre le jeu à leur compte. Les images de ce match vont, pour le reste de la saison, servir de référence pour les entraîneurs afin que les joueurs tendent toujours à retrouver une telle implication et une telle envie et continuent à faire progresser le jeu de l’équipe.
Quel futur pour Biarritz ?
Bien sûr un match référence ne vaut pas diplôme ou même bouclier. Toutes les équipes qui arrivent à avoir un match référence pendant la saison ne finissent pas champion de France, malheureusement pour elles. Pour les Biarrots, néanmoins, ce match clé peut être plus important que pour d’autres équipes car il permet maintenant à l’équipe de passer d’un jeu en 2 dimensions à un jeu en 3 dimensions, ce qui n’est pas rien. En effet, jusque-là, Biarritz était très fort en défense et en conquête mais était à la merci d’une équipe capable d’élever son niveau de jeu sur les phases de combat. A partir de maintenant les Basques ont de nouveaux arguments à faire valoir pour résoudre la problématique proposée par les meilleures équipes. C’est de très bonne augure pour le reste de la saison même si les coupures internationales vont compliquer, à nouveau, le travail des entraîneurs dans les semaines à venir et rendre plus difficile le fait de capitaliser sur la dynamique ainsi lancée…
Pour savoir si Toulouse et Paris sont capables de réussir l’exploit en terre anglaise, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/7083742[/vimeo]
A la suite de la 1ère journée de H cup, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Même si les clubs français ont plutôt brillé au niveau des résultats, l’équipe de Bénézech comporte un nombre important de joueurs étrangers. La principale raison est que les clubs français n’affrontaient pas en cette première journée des adversaires dignes d’eux. Ainsi même si Toulouse et Biarritz sont bien représentés, 3 joueurs chacun, ils doivent partager avec les joueurs des London Irish (2), Leicester, Trévise, Northampton et Ospreys. C’est la semaine prochaine que l’on va voir si les français tiennent le choc individuellement de la Coupe d’Europe…
Equipe de Bénézech du 12 octobre 2009 :