Archives pour septembre, 2009

L’équipe de Top14 de Bénézech du 28 septembre 2009

28 septembre 2009

A la suite des matchs du Top14, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Cette semaine, c’est Perpignan qui remporte le suffrage avec 4 joueurs. Pas contre il ne faut pas espérer y voir un joueur de Clermont vu leur prestation. Sinon, Biarritz et Bourgoin s’illustrent avec 2 joueurs alors que Bayonne, Bourgoin, Racing-Métro, Brive, Albi, Toulouse et le Stade Français se partagent le reste de l’équipe avec 1 joueur chacun.
Equipe de Bénézech du 28 septembre 2009 :

Arrière : Laharrague ( Montauban )
Ailiers : Candelon ( Perpignan ) –  Vuli Vuli ( Bourgoin )
Centres : Marty ( Perpignan ) - Traille ( Biarritz )
Ouvreur : Gower ( Bayonne )
Demi de mêlée :  Boulogne ( Albi )
3ième lignes : Chabal ( Racing Métro ) - Claassen ( Brive ) – Bergamasco (Paris)
2ième lignes : Tchale-Watchou ( Perpignan ) – Levast ( Bourgoin )
1ère Lignes :  Johnstone ( Biarritz ) - Guirado ( Perpignan ) – Poux ( Toulouse )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Top14 : quelle catastrophe !

28 septembre 2009

Chronique du lundi 28 septembre 2009.
Après 8 journées de Top14, il est déjà possible de tirer un premier bilan d’ensemble de ce début de saison 2009-2010 et ce n’est pas brillant. C’est même catastrophique quand on se réfère au niveau de jeu montré pour l’instant. Tentative d’explications.
Une préparation physique trop physique.
J’ai beau chercher, il me parait difficile de trouver un match référence ou une équipe qui m’ait enthousiasmé par son niveau de jeu. C’est vrai que les 15 premières minutes de Perpignan, ce week-end, étaient belles mais c’est surtout la défense, du niveau d’une équipe de 3ième série, qui a permis aux Catalans de dérouler un si beau rugby. Et de toute façon, 15 minutes sur 8 fois 7 matchs depuis le début de la saison, c’est largement insuffisant pour que le rugby français puisse s’en contenter. Il y a un réel problème de niveau de jeu en ce début de saison.
La première explication qui me vient à l’esprit est liée à la préparation des équipes pendant l’intersaison. Celle-ci a été officiellement de 6 semaines entre le tout début juillet et le 15 août, date du premier match. C’est mieux que la saison précédente mais cela reste court pour avoir le temps de préparer les joueurs aussi bien physiquement que techniquement et tactiquement. Il semblerait donc que l’ensemble des entraîneurs aient insisté sur la dimension physique et aient préféré préparer avant tout des guerriers plutôt que des joueurs de rugby. Le match Brive – Clermont est, pour moi, l’exemple type de ce qui s’est passé jusque-là. 2 équipes qui s’affrontent avec un engagement physique total, avec une telle intensité dans les chocs que les joueurs n’ont même plus la capacité de conserver le ballon à l’impact et ne cherchent plus à passer la balle, de peur de se faire découper au moment où leur corps n’est plus en position de force.La seule dimension technique et tactique maîtrisée par les 2 équipes, c’est au niveau de la défense et de la conquête. C’est peu pour ne pas dire pauvre.
La fluidité dans les passes et le timing dans les courses semblent quasiment absents des terrains du Top14 en ce début de saison. A ce point, ça en est vraiment inquiétant… mais logique si vous vous rappelez ma chronique sur le bilan des matchs internationaux de l’été et la domination actuelle de l’Afrique du Sud, une équipe qui cherche seulement à imposer sa force physique et qui se contente de marquer sur les ballons récupérés par la pression exercée par sa défense. C’est techniquement et tactiquement pauvre mais ça marche. Alors pourquoi ne pas appliquer une tactique qui marche au plus haut niveau du rugby ?
Est ce que cela va durer toute la saison ?
C’est vrai que la question mérite d’être posée alors que se profilent successivement la saison des champignons, les fêtes de Noël, la saison de ski puis celle des week-ends prolongés, soit autant de raison de faire autre chose que d’aller voir des matchs de rugby de piètre qualité.
La plupart des entraîneurs font le pari que le jeu d’attaque se met progressivement en place avec la compétition. Ce n’est pas faux à condition que les victoires soient au rendez-vous. Parce que, sinon, c’est retour aux entraînements sur la défense et la conquête pour se rassurer. Difficile alors de progresser véritablement. Et ce sera d’autant plus compliqué de progresser pendant le reste que la saison que l’on est en train de terminer la plus longue série de matchs de Top14 enchaînés. Ensuite, c’est la Coupe d’Europe, ce qui veut déjà dire pour 8 clubs, au moins, la possibilité de faire rugbystiquement souffler les joueurs cadres et leur imposer une nouvelle dose de physique, des fois qu’il n’y en ait pas eu assez. Après ce sera les matchs internationaux de novembre. Puis retour à la Coupe d’Europe, le Tournoi,… Ce qui veut dire que chacune de ces coupures est préjudiciable au niveau de jeu de l’équipe. Tout le monde n’est pas Toulouse et n’a pas la moitié de l’équipe qui disparaît au moindre match international mais le problème est le même.
C’est avec la succession des matchs que le jeu de l’équipe monte en puissance, que les automatismes se construisent et la vitesse dans les transmissions et les courses permet de créer le danger dans les défenses. Le niveau de jeu, et notamment du jeu d’attaque, est meilleur après 8 matchs qu’il ne l’était le 15 août, lors de la première journée. Et il aurait été encore meilleur dans les prochaines semaines si les différentes coupures ne venaient pas arrêter la progression des équipes à ce niveau-là. Mais ça, dans le rugby français, ce n’est pas possible. La construction du calendrier est à ce niveau-là dramatique car elle ne donne pas la possibilité aux entraîneurs de construire complètement leur équipe : l’intersaison est trop courte car elle permet juste de préparer le physique et les bases que sont la défense et la conquête. La saison de Top14 est tellement hachée qu’il n’est jamais possible d’arriver à un jeu abouti, construit dans la progression de la performance…
Une bonne nouvelle quand même.
La bonne nouvelle pour le rugby français, c’est en Coupe d’Europe que l’on devrait l’avoir. Avec une densité physique renforcée et un niveau correct en défense et en conquête, les clubs français devraient, cette année, être capable de bien figurer face aux provinces écossaises et irlandaises, aux franchises galloises et aux équipes anglaises. A condition, bien sûr, de ne pas offrir des points aux buteurs adverses par de trop nombreuses fautes. Et ça encore, ça parait loin d’être évident au vu des premiers matchs. Parce que, apparemment, entre 2 séances physiques il n’y avait pas le temps, cet été, pour rappeler les règles…

Présentation de Perpignan – Clermont de la 8ième journée de Top14

24 septembre 2009

Pour tout savoir sur Perpignan – Clermont de la 8ième journée de Top14, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/6736643[/vimeo]

Stade Toulousain : Une équipe de fonctionnaires.

21 septembre 2009

Chronique du lundi 21 septembre 2009.
Guy Novès nous avait vendu, en début de saison, une remise en cause profonde des joueurs et de leur approche des matchs après le double échec de la demi-finale contre Clermont en Top14 et du quart de finale contre Cardiff en HCup. Il nous avait surtout vendu une volonté exacerbée de proposer du jeu en se basant sur une intersaison où le travail physique avait été intense. On est pourtant très loin du compte au vu de la contre-performance des Toulousains au stade Vélodrome, ce week-end, et d’une 3ième défaite en 7 matchs. Tentative d’explications.
Une ligne de trois-quarts aux abonnés absents.
La ligne de trois-quarts du Stade Toulousain a été indigente pendant une grande partie de la rencontre face à Toulon, incapable d’enchaîner 2 passes ou de profiter d’une défense Varoise pas toujours irréprochable. Pire même, les trois-quarts Toulousains et les internationaux Jauzion, Heymans, Médard en tête ont paru émoussés et incapables de changer de rythme pour prendre de vitesse leurs adversaires. C’est surprenant et surtout inquiétant alors que la saison vient tout juste de commencer. Quelle peut en être la cause ? Le fait d’avoir enchaîné 3 matchs en 1 semaine, il y a 15 jours, ou bien une préparation physique mal dosée qui, à l’image de celle complètement ratée en 2004-2005, avait vu l’équipe toulousaine souffrir le martyr pendant une partie de la saison ?
Si c’est la première hypothèse qu’il faut retenir, ce n’est pas trop grave car la semaine des 3 matchs devrait être rapidement digérée et les Toulousains devraient très vite redevenir compétitifs. Par contre, si c’est la seconde, là, le problème est plus profond et il faudra attendre des semaines, voire des mois, avant que les joueurs de la ville rose ne retrouvent une dynamique et le niveau de jeu qui fait leur force. Difficile d’avoir des certitudes pour le moment. Les Toulousains avaient, par exemple, livré une copie correcte à Clermont, défaite 19 à 12 avant, justement, la fameuse semaine. En même temps, l’équipe n’avait pas, non plus, été  exceptionnelle lors de ce match…
Une dimension psychologique inquiétante.
Plus que la dimension physique, c’est l’approche psychologique des joueurs Toulousains qui m’a surpris et même inquiété au cours du match contre Toulon. Quand je vois, par exemple, Cédric Heymans devenir une machine à donner des coups de pied, lui qui peut souvent  être le meilleur relanceur du monde, je me pose des questions. Pareil quand je vois Frédérik Michalak oublier un 3 contre 1 pour donner un coup de pied à suivre. Où est passé le discours de Guy Novès de début de saison sur le fait que Toulouse ne peut exister que par le jeu et se doit d’augmenter encore sa volonté de créer ??? Où était, dans ce match contre Toulon, ce qui fait la force des Toulousains et les rend capable de traverser n’importe quelle défense ? Alors, bien sûr, dans les 5 dernières minutes, il y a eu une certaine révolte alors que la défaite approchait. Mais je ne pense pas que cela puisse satisfaire le manager Toulousain. Son objectif, c’est d’avoir la main mise sur le match dès la 1ère minute en s’appropriant le ballon et la conduite du jeu. Or, là, on en était loin avec une douzaine d’en-avant et une statistique beaucoup moins impressionnante en nombre d’intentions de jeu.
Pour un joueur international participant à la HCup et ayant des ambitions en Top14 comme la plupart des Toulousains, il est toujours compliqué de gérer physiquement et psychologiquement sa saison. Il arrive un moment où ces 3 objectifs se chevauchent et pèsent sur le joueur. Le problème, c’est que normalement cela n’est pas supposé arriver avant quelques mois, en plein coeur de la saison, et pas seulement après 7 matchs !
Encore une fois, est ce que cette lassitude est due à la succession de rencontres en très peu de temps, ce qui veut dire qu’elle ne serait que passagère, ou est-elle plus profonde, en étant la conséquence d’un mal-être général,physique et/ou psychologique, ce qui aurait pour conséquence de miner la saison des stadistes ?
La question de confiance se pose.
Que Toulouse joue de manière approximative face à Albi, dernier du championnat, c’est explicable. Par contre que Toulouse soit incapable de hausser son niveau de jeu face à Toulon, dans un Stade Vélodrome plein à la gueule, c’est surprenant et même inquiétant. Bien sur, il est, pour le moment, impossible d’avoir une réponse définitive sur l’état physique et psychologique des joueurs Toulousains alors que seulement 7 matchs ont été joués. Si le problème est d’ordre physique et provient d’une préparation d’avant saison ratée, il faudra encore quelques semaines pour en avoir la confirmation. Mais on sera fixé assez vite, notamment avec les 2 premiers matchs de HCup. Par contre, si le problème est d’ordre psychologique, cela pourrait prendre un temps beaucoup plus long avant d’être confirmé. L’effectif Toulousain est important et l’envie des nouvelles recrues, David, Picamoles, plus l’envie de joueurs frustrés par ce qu’ils n’étaient pas titulaires l’année dernière, Nyanga, Poitrenaud, Maka, Kunavore, Lamboley ou trop longtemps blessés, Clerc, Donguy pourraient masquer encore longtemps le problème de fond. Parce que, quand même, cette ligne de trois-quarts toulousains apathiques pose question. Au moment où le discours du manager se veut fort en termes de stratégie de jeu, l’équipe se montre incapable de traduire ce discours sur le terrain. Alors, quand on balaye le champ des possibles comme je viens de le faire, on ne peut exclure une question qui, à Toulouse, plus que n’importe où, est taboue. Cette question porte sur le fait de savoir si le discours de Guy Novès est encore audible auprès des joueurs et si la politique de concurrence tout azimut telle que pratiquée par le Stade Toulousain est encore capable de donner à cette équipe une longueur d’avance sur ses concurrents ?

Présentation de Brive – Biarritz de la 7ième journée de Top14

17 septembre 2009

Pour savoir qui de Brive ou de Biarritz a le plus de chance, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/6630286[/vimeo]

L’Equipe Top14 de Bénézech du 14 septembre 2009

14 septembre 2009

A la suite des matchs du Top14 de cette semaine, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Devant, le pack est composé des guerriers de Bourgoin ( 3) et de Biarritz ( 2) aidé par 1 Albigeois et Sébastien Chabal en plus de l’excellent Fernandez Lobbe. Derrière c’est beaucoup plus équilibré avec 6 clubs représentés.
Equipe de Bénézech du 14 septembre 2009 :

Arrière : Fortassin ( Racing-Metro )
Ailiers : Naqaseduadua ( Brive ) –  Brana ( Montpellier )
Centres : Traille ( Biarritz ) – Bastareaud ( Stade Français )
Ouvreur : Oelschig ( Stade Français )
Demi de mêlée :  Audy ( Montauban )
3ième lignes : Farani ( Albi ) - Harinordoquy ( Biarritz ) – Fernandez Lobbe ( Toulon )
2ième lignes : Basson ( Bourgoin ) – Chabal ( Racing )
1ère Lignes :  Johnstone ( Biarritz ) – Vigneaux ( Bourgoin ) – Tchougong ( Bourgoin )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Top14: Qui pour le 13 ?

14 septembre 2009

Chronique du 14 septembre 2009.
La journée de Top14 du week-end a confirmé les 2 surprises du début de saison : Montauban et Bourgoin. Ces 2 équipes que l’on annonçait bonnes pour la descente  viennent d’enchaîner une série de 3 victoires qui les placent respectivement en 7ième et 11ième position au classement. Mais qui alors va terminer à la 13ième place, si ce n’est l’un de ces 2 clubs ?
Le Racing, actuel 13ième, peut-il le rester ?
Les Parisiens ont correctement entamé leur arrivée en Top14. Victoire à Albi et contre Bayonne, points de bonus défensif à Bourgoin et contre le champion, Perpignan. Le rythme de croisière est correct et devait permettre aux Parisiens de se placer tranquillement dans le ventre mou du championnat. Malheureusement pour eux, les bons début de Montauban et Bourgoin placent les Parisiens en 13ième position aujourd’hui. C’est d’autant plus rageant qu’en même temps, ils manquent un point de bonus défensif lors de leur déplacement à Clermont, ce qui leur aurait permis de se sentir plus en confiance.
Les Racingmen ont un challenge décisif à relever avant la trêve Européenne. Ils reçoivent successivement Montpellier et Montauban lors des 8ième et 9ième journées. 2 matchs décisifs pour les Parisiens. Autre chose que 2 victoires serait le signe que cette équipe est en danger et flirtera avec la relégation cette saison. Et si possible, il faudra, en plus de battre ces 2 adversaires directs, les empêcher de repartir avec le point de bonus défensif. Début octobre, on connaîtra le véritable potentiel de cette équipe.
Montauban, pour continuer à capitaliser sur la victoire à Paris.
Montauban a réussi le coup de l’année en l’emportant au Stade Français. Et ce d’autant plus qu’ils ont su capitaliser sur cette victoire pour ensuite vaincre successivement Toulon et Brive. Est-ce que les Tarn et Garonnais confirmeront ce mercredi face à leur voisin Castrais ? si la réponse est positive, la phase aller du Top14 devrait voir l’équipe de Montauban rester dans la première partie du classement. La question étant ensuite pour les entraîneurs d’être capable de gérer un effectif moins important en quantité pour remporter les matchs décisifs et ne pas trop perdre de plumes face aux grosses équipes. C’est faisable. Si les Montalbanais perdent à domicile mercredi, là, par contre, le début des difficultés peut s’annoncer. Il ne faudra pas, ensuite, se manquer lors de la 8ième journée, avec la visite de Bourgoin à Sapiac et être capable, un peu plus tard, de battre Biarritz, toujours à domicile.
Quoi qu’il arrive dans les prochains matchs, les Montalbanais ont eu une belle opportunité à saisir en profitant de la faiblesse du moment des Parisiens. Ce match a lancé leur saison mais, mieux, il pourrait même être le moment clé qui a sauvé l’équipe d’une possible relégation. A suivre…
Bourgoin, l’effet Gaston ?
C’est formidable ce que réussissent pour le moment les joueurs du CSBJ et l’esprit que le toujours jeune Gaston Maulin fait souffler en coulisse. Mais pourront-ils rester à ce niveau toute la saison ? De plus, si les Berjalliens arrivent à gagner à domicile, ils perdent à l’extérieur et ont même tendance à lâcher les matchs comme à Bayonne. Or les Berjalliens vont enchaîner maintenant 2 déplacements, dont un décisif dans la course au maintien, à Montauban. Ensuite, dans la phase aller, les Berjalliens seront mieux servis avec les réceptions d’Albi et de Montpellier. Ca devrait permettre aux Berjalliens de finir la première moitié du championnat honorablement mais pas beaucoup plus. Or, la 2ième partie du championnat devrait se révéler difficile pour cette équipe qui se déplacera au Racing, à Montpellier et recevra le Stade Français et Toulouse pour un total de 7 déplacements et 6 matchs à domicile. Difficile. Quoi qu’il arrive, Bourgoin aura sa tête sur le billot pour le reste de la saison. La seule bonne nouvelle, c ‘est que les joueurs ont l’expérience d’une telle situation et semblent décider à se battre jusqu’au bout, quelle que soit la situation de leur club. Alors ???
Montpellier, la belle endormie ?
Montpellier semble avoir arrêté sa progression depuis la saison dernière. Est-ce le signe d’une stagnation avant un nouveau départ ou le début de la régression ? Cette saison va être décisive pour l’avenir des Héraultais alors que le foot fait son retour en Ligue 1, ce qui n’a rien à voir mais peut compliquer les choses notamment lorsqu’il s’agit de demander à Louis Nicollin ou Georges Frèche de mettre la main à la poche. Une potentielle qualification européenne n’est plus d’actualité, la volonté c’est le maintien et rien de plus.
Les Montpelliérains se sont sauvés dans les dernières secondes face à Toulon, heureusement pour eux car ils entament maintenant un double déplacement à Bayonne et à Paris. Un test grandeur nature car les Montpelliérains n’ont actuellement que 12 points. Etre toujours à ce même total dans 2 journées serait un signe de grand danger. Ce qui ne permettrait pas d’aborder sereinement la dernière ligne droite de la phase aller : déplacement à Albi et Bourgoin avec, au milieu, la réception de Montauban. Ca serait le bon moment pour mettre à mal tous ses adversaires directs. A condition que la qualité de jeu des Héraultais le permette. Par ce que, sinon, à la fin de la phase retour, le déplacement à Montauban et surtout la réception de Bourgoin lors de la dernière journée pourraient être des matchs au couteau. Et qui dit au couteau, dit qu’il y aura des morts…
Quelques autres candidats potentiels ?
Il n’est pas impossible qu’un autre club connaisse un trou air et vienne se mêler à la lutte pour la descente. Bayonne est actuellement 12ième à 12 points mais les 2 matchs à venir, réception de Montpellier et déplacement à Albi, devraient permettre de relancer la machine Basque. Brive ne semble pas des plus serein pour le moment mais si les corréziens arrivent à battre Biarritz le week-end prochain, ils devraient se remettre sur de bons rails. Toulon, à force de faire semblant de gagner jusque dans les dernières secondes, commence à accumuler les défaites et c’est d’autant plus dangereux que se profile Toulouse pour le match de gala au Vélodrome. Une 3ième défaite Varoise de rang serait un choc qui pourrait créer des tensions mais la qualité des individualités devrait permettre d’éviter toute mauvaise surprise. Castres n’est jamais à l’abris d’une crise mais le duo Labit Travers devrait éviter toute déconvenue à un effectif riche en qualité. Biarritz, quant à lui, ne devrait pas être exceptionnel cette saison mais de là à retomber au fin fond du classement, il y a une marge que je ne franchirai pas… pour le moment. Pareil pour le Stade Français.
Conclusion :
Il est bien sûr trop tôt pour avoir des certitudes mais le dernier match de la saison, Montpellier – Bourgoin devrait être une finale en soi. A moins que les Héraultais n’arrivent à l’emporter du côté du Racing-Métro dès le 25 septembre et n’envoyent les Parisiens au fin fond du classement…

Présentation de Biarritz – Bayonne de la 6ième journée de Top14

10 septembre 2009

Pour savoir qui va être le roi des Basques, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/6503112[/vimeo]

L’Equipe Top14 de Benezech du 7 septembre 2009

8 septembre 2009

A la suite des matchs du Top14 de cette semaine, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Les Basques montent en puissance avant le derby, 2 Bayonnais contre 3 Biarrots. Avantage aux rouge ! Les Castrais sont de retour avec 2 joueurs ainsi que Brive qui semble monter en puissance.
Equipe de Bénézech du 7 septembre 2009 :

Arrière : Peyras ( Bayonne )
Ailiers : Ngwenya ( Biarritz ) –  Elhorga ( Bayonne )
Centres : Mermoz ( Perpignan ) – Noon ( Brive )
Ouvreur : James ( Clermont )
Demi de mêlée : Albouy ( Castres )
3ième lignes : Nyanga ( Toulouse ) - Harinordoquy ( Biarritz ) – Etien ( Montauban )
2ième lignes : Taele ( Biarritz ) - Browne ( Brive )
1ère Lignes :  Marconnet ( Paris ) - Bonello ( Castres ) – Cicero ( Racing-Métro )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Et le dopage, merde ?

7 septembre 2009

Un internaute me demande de parler du Tri Nations et des résultats cet été. Même si ce blog a pris quelques vacances, je n’ai pas complètement dormi et j’ai suivi dès le mois de juin les différentes rencontres et notamment l’opposition entre les Lions Britanniques et l’Afrique du Sud. C’était quand même 3 tests matchs qui opposaient ce qui se fait de mieux en termes de joueurs avec, d’un côté, les champions du monde et, de l’autre, les meilleurs du Royaume-Uni. C’était effectivement à voir non seulement parce que l’intensité des combats a été énorme et des plus spectaculaire mais aussi parce que ce type de rencontres pourrait, malheureusement, avoir des répercussions sur l’avenir du rugby. Malheureusement ? Vous êtes étonné que j’emploie cet adjectif ? Explications…
La course à l’armement.
Cet été risque, pour moi, de marquer une évolution forte dans le rugby de ces prochaines années. Une évolution qui est déjà, depuis longtemps, dans la tête des entraîneurs, « c’est toujours les équipes avec la meilleure défenses qui l’emportent », mais qui, là, risque de passer à un niveau encore plus extrême avec une dimension physique qui prend le pas sur la technique et la tactique. En effet, la domination actuelle de l’Afrique du Sud m’inquiète pour les différents messages négatifs qu’elle envoie. Lorsque, en 2007, l’Afrique du Sud remporte la Coupe du Monde, au delà de la déception française, il y a quelque chose de sympa à voir cette équipe l’emporter avec des joueurs comme Habana et Steyn et l’espoir d’une équipe dont le futur semble passer par un meilleur équilibre entre avants et trois-quarts. Même si culturellement, génétiquement et stupidement, les Sud-Africains ont fait du défi physique l’élément central voire unique de leur approche du rugby, on peut, à la fin de la Coupe du Monde 2007, penser qu’ils vont naturellement évoluer pour se servir de la qualité d’une nouvelle génération de joueur et que l’ouverture sur le monde de ce pays depuis le début des années 90 va avoir enfin des répercussions positives même sur son rugby. Quelle déception de voir que ce n’est pas le cas. Pire même. Quelle déception de voir qu’ils ont même régressé dans leur approche avec une mise en avant de la dimension physique encore plus exacerbée depuis la Tournée des Lions.
Je n’ai pas de problème à ce qu’une équipe veuille s’appuyer sur la force pure de ses joueurs et axe son jeu sur ce qui a toujours culturellement été son code génétique. Au contraire. Avoir des disparités dans les styles de jeu et des expressions du rugby très différentes comme en France à la fin des années 80 l’opposition entre Toulouse, le jeu, et Toulon, le combat, me ravit. Non, ce qui me pose problème aujourd’hui, c’est la sensation que le rugby est en train de dériver vers une course à l’armement physique de plus en plus extrême sans que cela ne semble gêner qui que ce soit dans les instances dirigeantes ou médicales. Cela va avoir très vite des conséquences négatives sur la qualité du rugby pratiqué qui est en train de devenir uniquement un sport de combat collectif et plus cet équilibre entre jeu de balle et combat. Mais, pire cela va avoir surtout des effets dévastateurs sur la santé des joueurs. Entre la manière dont ceux-ci vont être obligés de se préparer physiquement et médicalement et la manière dont leurs corps vont subir des chocs de plus en plus dévastateurs par la vitesse et la puissance qui entrent en jeu, les conséquences sur leur santé, à court terme mais surtout à long terme, peuvent être dramatiques.
Le rugby comme le vélo des années 90.
Prenons l’exemple du football américain. Les lignes défensives sont composées de joueurs dont le physique moyen est de 1m90 pour des poids de corps oscillant entre 120 et 150 kg, les running back ont un poids de corps situé entre 90 et 100 kg et sont capables de courir le 100 m en un peu moins de 11 secondes. Et surtout les instances dirigeantes ne se sont jamais cachées de préparer « médicalement » leurs joueurs de manière à offrir le meilleur spectacle possible aux télévisions et aux américains. Le problème c’est que la moyenne d’espérance de vie des joueurs doit se situer autour de 55 ans. C’est un peu jeune pour mourir, non ???
Sans vouloir me montrer alarmiste, j’ai quand même l’impression que l’on n’a plus grand chose à envier à ce sport. Des joueurs de 1m90 et plus qui dépassent les 120 kilos, on commence à en avoir de plus en plus. Et ceux-là, en plus, arrivent à courir pendant un certain temps. Des joueurs de plus de 90 kg qui valent moins de 11 secondes sur 100 mètres, là aussi le rugby commence à être bien pourvu. Alors quoi ? Les joueurs de rugby auraient réussi naturellement de telles performances là où la plupart des autres sports sont touchés par le dopage ? On nous prendrait pas pour des cons, plutôt ? Il est difficile de voir les physiques évoluer, et pas seulement au niveau musculaire avec des structures osseuses qui changent, des visages, même, où les mentons se développent à des âges où la croissance est loin derrière, sans penser que certains joueurs sont passés d’une alimentation classique aux cocktails médicamenteux d’aide à la performance.
Vous me trouvez rapide à tirer des conclusions et à accuser sans preuve ? Mais vous croyez quoi ? Que le rugby n’est pas touché par le dopage comme tentent de le faire croire les instances de ce sport en faisant payer les lampistes une fois de temps en temps et en nous ventant les vertus de contrôles longitudinaux dont les critères sont de toute façon larges et les méthodes pour les contourner bien connues ? Il faudrait que les joueurs de rugby soient soit très intelligents soit très cons pour qu’il n’y ait pas de dopage dans ce sport ! Très intelligent pour penser que le dopage n’est pas bon pour la santé et présente trop de risques pour qu’ils soient tentés. Ou très cons pour ne pas y avoir penser alors que des produits donnent la possibilité de s’entraîner plus en souffrant moins.
Je pense que le rugby, à l’image de tous les sports, est touché naturellement par le problème du dopage et bien plus qu’il veut bien le dire. C’est normal et même naturel alors que l’on demande aux joueurs d’être de plus en plus performant et de s’entraîner de plus en plus ( voire même de jouer tous les 3 jours ). Ce serait même mieux pour tous le monde, les joueurs peuvent s’entraîner plus et les spectateurs profiter d’un spectacle de meilleure qualité. Le problème c’est que la santé des joueurs est ainsi mise en danger ( confer la moyenne d’âge de la mortalité des footballeurs américains au début de l’article ) et là on ne peut plus être d’accord et faire comme si de rien n’était. La politique de l’autruche n’a jamais mené nulle part, la preuve en est des séismes qui ont agité le cyclisme à la fin des années 90 alors que rien n’avait été fait pendant des décennies.
On pourrait penser que le dopage est un mal nécessaire pour aider le spectacle à être meilleur. Le problème c’est que lorsque l’on regarde un match comme le Brive – Clermont du 28 août 2009, on ne peut se satisfaire de ce que l’on a vu. Effectivement, le combat physique a été des plus intense. A tel point que les joueurs relâchaient les ballons sur le moindre impact tellement ceux-ci étaient violents et que personne n’osait passer la balle de peur de se faire découper par un plaquage. Résultat un match émaillé de fautes sans aucun intérêt en terme de jeu. Mais, bien sûr, comme vous le diraient si bien les instance qui dirigent ce sport, cette faiblesse technique n’est aucunement liée à une quelconque intensification de la course à l’armement vers un rugby de plus en plus physique. Ni d’ailleurs avec le fait qu’une partie du staff d’une de ces équipes était en place au moment où le médecin de ce même club a tellement fait de prescriptions médicales de produit normalement proscrits dans le cadre sportif qu’il en a été interdit d’exercer par l’ordre des médecins pendant une année. Bien sûr, cela n’est que divagation de blogueur en mal de sensation et le rugby est évidemment un sport sain puisque l’on n’arrête pas de nous le dire à grand coup de contrôle anti-dopage longitudinaux, transversaux ou verticaux. Mais, putain, y aura t’il un jour quelqu’un pour se soucier de la santé des sportifs ???