Archives pour juin, 2009

Présentation de Nouvelle Zélande – France du 13 juin 2009

10 juin 2009

Pour savoir comment l’équipe de France peut réussir l’exploit de battre la Nouvelle Zélande lors du 1er test match du 13 juin 2009 :
[vimeo]http://www.vimeo.com/5091797[/vimeo]

L’équipe de la finale de Top14

10 juin 2009
A la suite de la finale, voici les 15 joueurs qui se sont illustrés plus particulièrement ce week-end. Là aussi victoire des Catalans par  10 à 5.  

Equipe de Bénézech du 10 juin 2009 :
Arrière : Porical ( Perpignan )
Ailiers : Baby ( Clermont ) –  Sid ( Perpignan )
Centres : Mermoz ( Perpignan ) – Marty ( Perpignan )
Ouvreur : James ( Clermont )
Demi de mêlée : Mignoni ( Clermont )
3ième lignes : Perez ( Perpignan) – Chouly ( Perpignan ) – Le Corvec ( Perpignan )
2ième lignes : Olibeau ( Perpignan ) – Pierre ( Clermont )
1ère Lignes :  Mas ( Paris ) – Tincu ( Perpignan ) – Domingo ( Clermont )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Une finale à l’ancienne !

8 juin 2009

Chronique du lundi 8 juin 2009.
Entre le début de match raté des Perpignanais et la fatigue des Clermontois en deuxième mi-temps, la finale 2009 aura présenté un profil finalement assez proche des finales du passé et d’un rugby bien à la française. Analyse.
Perpignan a frolé la catastrophe en début de match :
Le début de match des Catalans a rappelé les catastrophes de 1998 et 2004 où les Catalans étaient étouffés par l’enjeu et avaient, à chaque fois, perdu le match en moins de 20 minutes. Cafouillage sur le coup d’envoi. En avants multiples, passe dans le vide, coup de pied de dégagement raté,… pendant les 10 premières minutes, la panoplie de l’équipe à côté de ses pompes y est passé. Heureusement, cette fois 2 facteurs ont évité le même naufrage que lors des 2 dernières finales Catalanes. Le premier, c’est que la défense a, à peu près, bien tenu, ne concédant qu’un seul essai alors que la domination Auvergnate était à son comble. Le deuxième, c’est que l’adversaire s’appelait Clermont plutôt que Toulouse ou Paris. Même si les Clermontois ont plutôt réussi leur entame de match, ils n’ont pas réussi à être réaliste au niveau du score et à creuser rapidement un écart qui se serait révélé psychologiquement déterminant. Avec des équipes plus habituées des finales, il eut été à craindre que le score n’enfle beaucoup plus vite et qu’il soit ensuite impossible pour les Catalans de revenir dans le match.
Du coup, après un temps d’adaptation, les joueurs Perpignanais sont rentrés dans la partie match et ont su, de suite, être opportunistes en marquant par un drop de Gavin Hume dès leur première véritable incursion en terre Auvergnate. Sur le reste de la rencontre, il n’y a rien à redire à la victoire Catalane qui s’est construite sur la fraîcheur physique, le talent individuel et la plus grande envie de l’emporter. Mais que le coup est passé près en début de match…
Des essais sur des fautes de défense.
A la différence de bien des matchs fermés où les défenses prenaient le pas sur les attaques, la finale 2009 est restée relativement ouverte grâce au talent de certains joueurs, Mermoz, Marty, Porical, Sid, Floch, Baby particulièrement mais aussi et surtout grâce aux fautes de défense. Essai de Nalaga qui part d’une faute de défense de Julien Candelon sur Benoît Baby. Essai de Marty qui part d’une faute de défense de Rougerie sur Porical. Relance de Farid Sid qui traverse l’ensemble du pack Clermontois et parcours, seul, plus de 40 mètres. Attaque de Perpignan avec un Maxime Mermoz qui louvoie sans être plaqué avant de se décider à pénétrer dans la défense et de le faire sans problème. Voilà autant d’exemples qui illustrent le propos sur une finale qui fut distrayante car malgré le poids des organisations défensives, il y eut des espaces et des joueurs pour les exploiter. Etais-ce dû aux qualité offensives des joueurs sur le terrain ou aux faiblesses défensives ? Difficile de se faire une opinion tranchée car il y a sûrement un peu des deux mais en tout cas, ce match nous a proposé des actions spontanées pleines d’enthousiasme et de fraîcheur qui nous ont rappelé un certain rugby à l’ancienne où les espaces existaient et les joueurs n’avaient pas peur de s’y engouffrer. Rafraîchissant…
Un Top 14 au rabais oui ou non ?
Les critiques pleuvent sur le niveau de notre championnat et Marc Lièvremont, le premier, ne manque pas une occasion d’en remettre en cause le niveau. Qu’en est-il vraiment ? C’est vrai qu’il y a la frustration à la fin de certains matchs de se dire que l’on aurait pu voir une bien meilleure rencontre. C’est vrai que le nombre de fautes commises et sifflées lors de chaque rencontre reste trop important et à tendance à casser le rythme. Néanmoins, je crois qu’il ne manque pas grand chose pour que ce championnat soit à la hauteur de son potentiel. 
Pour que les équipes atteignent une certaine plénitude dans leur jeu, il faudrait déjà qu’on leur donne la possibilité de le faire. Le premier fautif à ce niveau est le calendrier. Tant qu’il n’y aura pas une certaine continuité et un enchaînement d’un nombre de matchs suffisants, il ne sera pas possible pour les équipes de monter en puissance en termes de rugby offensif performant. La complexité de la mise en place d’un jeu offensif ne peut se faire qu’au bout de plusieurs semaines enchaînées les unes aux autres où les matchs d’une même compétition permettent progressivement d’atteindre un niveau de jeu de haut niveau. Le problème c’est qu’en hachant la saison et en découpant les compétitions les unes avec les autres, la capacité de progression des équipes en est d’autant réduite. Même la Coupe d’Europe, niveau Hcup, présente des spécificités qui obligent les équipes française à changer leur façon de jouer. 
Le niveau de top14 progressera le jour où l’on bâtira un calendrier qui permettra de garder de longues périodes homogènes où les matchs de championnat s’enchaîneront les uns aux autres. Un autre facteur de progression serait aussi de pouvoir réduire le nombre de matchs dans une saison de manière à économiser les organismes et à éviter que les joueurs, à l’image des Toulousains par exemple, n’arrivent complètement cuits en phase finale. Là, la solution qui va dans le sens d’améliorer le niveau du championnat, passe par un resserrement de l’élite à 12 clubs. Gagner 4 week-ends serait à la fois autant de semaines en plus gagnées pour la préparation physique et de semaines en moins pour permettre une saison moins longue en termes de match. Enfin, il faut encore que joueurs et arbitres continuent de s’améliorer pour limiter le nombres de fautes commises dans une partie. A ce sujet j’ai quand même trouvé que la saison qui se termine a montré de belles qualités d’adaptation des joueurs face aux problèmes posés par les nouvelles règles, ce qui laisse à penser que quand on veut , on peut.
Actuellement le Top14 n’est pas une compétition aussi mauvaise que certains veulent bien le dire. Par contre, c’est vrai que le Top14 n’exploite pas tout son potentiel encore. Il reste beaucoup à faire et c’est à la Ligue de prendre ses responsabilités en matière de calendrier et de structuration de l’élite française. En tout cas, Perpignan reste un beau champion de France et le match de samedi une finale attrayante autant par son suspens que par les occasions de marquer que ce sont créées les 2 équipes…

Présentation de la finale Top14 Clermont – Perpignan du 6 juin 2009

3 juin 2009

Pour savoir où va se jouer la finale entre Catalans et Auvergnats : [vimeo]http://www.vimeo.com/4977960[/vimeo]

L’Equipe des demi-finales de Top14

2 juin 2009
A la suite des demi-finales, voici les 15 joueurs qui se sont illustrés ce week-end. A noter la superbe performance de Mario Ledema à… l’aile de la ligne de trois-quarts ! Et oui, à force d’occuper ce poste entre les mêlées et les touches, c’est là que je le retiens dans ma sélection…  

Equipe de Bénézech du 2 juin 2009 :
Arrière : Porical ( Perpignan )
Ailiers : Ledesma ( Clermont ) –  Candelon ( Perpignan )
Centres : Mermoz ( Perpignan ) – Marty ( Perpignan )
Ouvreur : James ( Clermont )
Demi de mêlée : Albouy ( Paris )
3ième lignes : Sowerby ( Toulouse ) – Cudmore ( Clermont ) – Audebert ( Clermont )
2ième lignes : Olibeau ( Perpignan ) – Privat ( Clermont )
1ère Lignes :  Marconnet ( Paris ) – Servat ( Toulouse ) – Domingo ( Clermont )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Une finale parfaite !

2 juin 2009

Chronique du 2 juin 2009
Clermont – Perpignan est la finale parfaite dont le Top14 rêvait depuis longtemps. Une finale où ni Toulouse, ni Paris, ni Biarritz ne participent, c’est la garantie d’avoir un champion de France autre que l’un de ces 3 clubs, ce qui n’est pas arrivé depuis… 1993 et le Castres Olympique. Le champion de France de rugby version 2008-2009 sera soit une équipe qui ne l’a plus été depuis 1955 soit une équipe qui ne l’a jamais été ! Un sang frais et nouveau souffle ainsi sur le rugby français et c’est tant mieux…
Clermont, à qui perd à l’automne gagne en demi !
Il fallait de l’assurance pour battre Toulouse et les Auvergnats l’ont eu. Capable de faire jeu égal devant, de maîtriser une gestion du jeu rigoriste mais sans faille et de faire la différence sur un exploit de Broke James, c’était la recette qui a permis, vendredi à l’équipe de Clermont de battre une équipe Toulousaine, c’est vrai, bien pâle. A mon avis, le véritable élément déterminant de ce match est le manque de fraîcheur physique des joueurs Toulousains qui n’ont jamais été capables de se créer des occasions d’accélérer et de surprendre, sur de la vivacité,  la défense, il est vrai bien organisée de leurs adversaires. Dès les premières minutes du match, le ton était donné avec des Clermontois qui se jetaient avec envie et détermination sur chaque point de rencontre, prenant les Toulousains à la gorge et les obligeant à rendre des ballons d’attaque qu’ils ne récupéreront jamais par la suite. C’est définitivement sur la meilleure qualité physique des Clermontois que le match a basculé.
Du coup, la question se pose de savoir si ce n’est pas grâce à son début de saison raté que les Clermontois sont aussi fringants maintenant ? En jouant très moyennement à l’automne 2008, les joueurs Auvergnats se sont vus peu convoqués par Marc Lièvremont ( celui qui l’a été le plus est Julien Malzieu, comme par hasard blessé actuellement ) et ont pu, au coeur du Tournoi, se préparer physiquement et techniquement et surtout ne pas s’épuiser dans les affrontements intenses du Tournoi comme cela a été le cas des Toulousains. Cela n’enlève rien à l’indiscutable victoire Auvergnate de ce week-end, mais il est certain que certains de leurs adversaires, Médard, Heymans qui n’était même pas sur la feuille de match, Fritz, Jauzion, Dusautoir manquent actuellement de fraîcheur physique. Sans parler de Ellisalde et Kelleher qui reviennent de blessure et n’ont pas évolué à leur meilleur niveau.
En plus de la bonne forme actuelle des Clermontois, les choix tactiques de Verne Cotter se sont révélés payants : placer Jamie Cudmore en troisième ligne avec Bonnaire en 8, préférer Julien Pierre à Loïc Jacquet donne une dimension ultra-physique a un pack qui, d’un coup, se retrouve avec un alignement en touche impressionnant et la capacité de mettre à mal dans le combat n’importe quel adversaire. Ce qui a payé contre Toulouse. L’autre choix de replacer Aurélien Rougerie au centre de l’attaque s’est montré moins déterminant, à cause de la tactique employée qui était de pas prendre de risque pour ne pas se faire contrer, mais il n’en reste pas moins important. Même si Clermont a atteint la finale ces trois dernières saisons, un des endroits du terrain où les Auvergnats sont les moins percutants dans les matchs couperets se situe à ce niveau-là. Le meilleur centre du club, le Sud-Africain Joubert a du mal à finir les saisons, Canale a toujours quelques lacunes dans son jeu notamment au niveau de la vision, Benoit Baby est créatif mais n’a pas trouvé son pendant idéal et Baï qui semblait s’être imposé n’a pas été retenu comme la solution idéale par Vern Cotter. Du coup, c’est Aurélien Rougerie qui s’y colle et cela peut se révéler déterminant lors de la finale. Sa présence physique et sa vista pour jouer les bons coups peuvent être un redoutable arme pour l’équipe…
Perpignan est devenu une traction arrière !
Perpignan a battu le Stade Français grâce à ses trois-quarts, cela peut paraître incroyable mais c’est le signe de l’évolution de cette équipe. Les années précédentes les Catalans auraient perdu ce match car ils se seraient contentés de faire jeu égal devant avec les Parisiens mais n’auraient pas eu de solutions à proposer derrière. Et le Stade Français, sur un exploit individuel aurait, une nouvelle fois, réussi le hold-up. Mais pas cette année.
Les joueurs Catalans ont réussi à passer un cap. Les avants font confiance à leurs trois-quarts et ces derniers sont capables de prendre le jeu à leur compte et de surprendre tous leurs adversaires. Le changement à ce niveau est de plusieurs ordres : le premier a été l’arrivée de Jacques Brunel qui a remis de l’ordre dans la maison Catalane. D’abord au niveau du nombre de fautes commises, ensuite dans l’émancipation de cette équipe vers un jeu plus équilibré qui permet de l’emporter même quand l’adversaire arrive à contrer la puissance des avants. Ensuite, c’est vrai que le court passage de Dan Carter a fait du bien psychologiquement. Les trois-quarts se sont sentis investis d’une mission et les avants se sont mis au service de leur 10. Enfin, et c’est pour moi la raison majeure du changement, l’arrivée de Maxime Mermoz a tout changé. Ce joueur a amené à Perpignan non seulement toutes les qualités individuelles d’un joueur qui, en plus, à la rage de montrer que l’on s’est trompé sur son compte, mais aussi tout l’esprit du jeu développé à Toulouse. A la différence de l’état d’esprit d’un trois-quart à Perpignan, à Toulouse tout ballon est bon à être joué du moment que la situation l’impose, peu importe où on se trouve sur le terrain et le quand dira t’on si l’action échoue ! Et comme Maxime Mermoz explose totalement cette saison physiquement et techniquement, c’est tout le jeu de la ligne de trois-quart Catalane qui se révèle. La complémentarité avec David Marty devient évidente, les ailiers que ce soit Candelon, Planté ou Sid ont des ballons de qualité à faire fructifier, les arrières Porical et Burger peuvent venir s’intercaler et la science du jeu de Gavin Hume, replacé à l’ouverture s’exprime totalement. Perpignan est libéré et le résultat se voit sur le terrain.
Du coup, c’est une finale passionnante qui s’annonce samedi 6 juin. Une finale qu’il ne faut surtout pas résumer à l’opposition des avants Clermontois contre les trois-quarts Perpignanais mais, ça, c’est déjà une autre histoire…
 
, par de la vivacité