Archives pour juin, 2009

Affaire Bastareaud : Maso doit démissionner !

30 juin 2009

Chronique du 30 juin 2009
Depuis quelques jours, je me posais la question de savoir si je devais apporter un certain éclairage sur ce que tout le monde appelle l’affaire Bastareaud et qui, au début, n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Je dis bien, au début, car le problème n’est pas tant que Mathieu Bastareaud se soit fait exploser la pommette par un concours de circonstance qui a certainement le nom d’un partenaire mais, plus, par le fait que ce gamin se soit retrouvé lâché en pleine nature par l’encadrement de l’équipe de France. Retour sur les faits et tentative d’explications.
Que s’est-il vraiment passé le dimanche matin ?
Je suis plus intéressé par ce qui s’est passé après la blessure de Mathieu Bastareaud que par ce qui s’est passé avant. Mais comme il faut partir du départ, revenons sur les faits. Que sait-on de manière certaine ? Que le jeune centre est arrivé à l’hôtel de manière concomitante avec 2 autres joueurs accompagnés de 2 jeunes filles, certainement de bonnes familles et définitivement venues pour discuter de la tectonique des plaques et autres sujets philosophiques. 2 filles, 3 garçons, un peu d’alcool pour agrémenter le tout, ça fait pas mal de possibilités à condition que les dits garçon aient l’esprit partageur. Que sait-on encore ? Que l’un des 2 joueurs est Louis Picamoles et que l’on a essayé de nous faire croire que l’autre était Fulgence Ouedraogo sauf que la police a démontré que ce n’était pas le cas. Première question : Pourquoi avoir menti sur l’identité du deuxième joueur ? Pour le protéger ? Deuxième question alors : Pourquoi le protéger s’il n’a rien fait ? Et pourquoi Fulgence Ouedraogo ? Je vois ici 2 réponses possibles : soit parce que le 3ième ligne Montpelliérain n’a pas de fiancé attitrée soit parce qu’il permet de dissimuler plus facilement le fameux joueur, voire les 2 à la fois. Troisième question : Quelle importance y a t’il à dissimuler l’identité d’un joueur qui aurait éventuellement, dans un geste d’agacement, mis une droite ( ou une gauche ou un coup de tête d’ailleurs ,… ) à Mathieu Bastareaud ? Ce n’est pas la première fois que ce type d’incident se produit et jusque là, à part la punition directe qu’était la fin de la tournée pour Mathieu Bastareaud, il n’y avait pas mort d’homme ? Ici, plusieurs réponses sont possibles selon que l’on veuille protéger la vie privé du joueur incriminé ou son statut dans l’équipe et, n’ayant aucune preuve, je ne me risquerai surtout pas à avancer un nom. Par contre, ce qui m’intéresse c’est la suite qui est bien plus catastrophique que les 3 points de suture sur la pommette du jeune centre du Stade Français.
Que fait l’encadrement le dimanche matin ?
Une question intéressante à poser au docteur Hager est de savoir ce qu’il a fait immédiatement après avoir porté les premiers soins à Mathieu Bastareaud. Normalement, dès 6 heures du matin, il se doit d’avertir le responsable suprême de la tournée, j’ai nommé le bienheureux Jo Maso. Logiquement, celui-ci s’est, soit recouché en disant que rien n’était plus important que son sommeil, soit il s’est rendu auprès du jeune Bastareaud pour au moins prendre connaissance de son état. C’est là le moment crucial où tout a basculé. Si l’on fait l’hypothèse que c’est bien Mathieu Bastareaud qui a monté de toute pièce l’histoire de l’agression par des voyous néo-zélandais, je dis bien si l’on fait l’hypothèse que, il n’en reste pas moins qu’il y a une énorme faute professionnelle de la part de l’encadrement. Qu’un jeune joueur de 20 ans soit capable de raconter n’importe quoi pour se sortir du pétrin, c’est une possibilité, mais qu’un vieux dirigeant de 65 ans ayant, depuis 1996 les responsabilités de manager de l’équipe de France ce qui représente une douzaine de tournées et 3 Coupes du Monde en plus de celles qu’il a effectuées comme joueur, qu’un vieux routier comme Jo Maso, donc, ne soit pas capable de vérifier la véracité des accusations et surtout ne soit pas capable d’appréhender les répercussions que pourraient avoir de tels propos, c’est une faute professionnelle qui se doit d’être sanctionnée !
Parce que le problème de départ, encore une fois, ce n’est pas l’état de la pommette de Mathieu Bastareaud en soi mais les inconséquences de la gestion de la situation par l’encadrement. Le problème est devenu tel qu’il ne pourra plus, maintenant, être résolu sans que la vérité n’éclate avec le risque que, en plus de Mathieu Bastareaud, elle ne pose de lourds problèmes personnels et sportifs à l’autre protagoniste de l’affaire. Et là, enfin, Jo Maso intervient. Celui que l’on peut surnommer « l’homme de l’action d’après » a une solution toute faite qu’il se fait un malin plaisir de livrer à la presse. Voici ces déclarations retranscriptes dans L’Equipe du mardi 30 juin : « Nous allons discuter de ce dossier en milieu de semaine avec le président de la FFR, Pierre Camou, et il y aura bien une réunion de la commission de discipline. Et, bien sûr, il y aura sanction prononcée contre Mathieu Bastareaud. » Comment cela, sanction ???? Mais la victime, faut-il le rappeler, c’est Mathieu Bastareaud !!! Celui qui n’a pas pu jouer le 3ième test, qui est rentré chez lui plus tôt que prévu le visage tuméfié, c’est Mathieu Bastareaud. C’est lui l’agressé, pas l’agresseur !
Mathieu Bastareaud est la victime et Jo Maso le coupable !
C’est là que  vous me dîtes que Jo Maso a raison car le joueur doit être puni pour son mensonge qui a créé un incident diplomatique en Nouvelle Zélande. Et je réponds non ! Mathieu Bastareaud n’est pas responsable de la communication faite par l’équipe de France lorsque celle-ci est en tournée. Pour s’exprimer auprès de la presse, Mathieu Bastareaud a du venir en conférence de presse organisée par Lionel Rossigneux, donc sous l’égide de la FFR, donc sous la responsabilité du manager de l’équipe de France. Et les propos qu’a livré le joueur ont donc bien dû être validé par l’encadrement de l’éqauipe de France. Ils ne l’ont quand même pas laissé rencontrer la presse alors qu’il a la tête de travers et tout juste 20 ans sans avoir un minimum vérifié ses propos. Incompétents d’accord mais pas il ne faut pas exagérer non plus. Donc si quelqu’un doit être sanctionné pour ce qui s’est passé et les conséquences dans les rapports entre la France et la Nouvelle-Zélande, ce n’est pas Mathieu Bastareaud mais Jo Maso. Et donc, je reprend maintenant à mon compte les propos de Jo Maso en en modifiant juste la cible finale :  »Nous allons discuter de ce dossier en milieu de semaine avec le président de la FFR, Pierre Camou, et il y aura bien une réunion de la commission de discipline. Et, bien sûr, il y aura sanction prononcée contre Jo Maso. » Ainsi, cela me semble beaucoup mieux correspondre à la situation et à l’incapacité de la FFR de gérer ce type de situation…

Une saison en bleu : bilan.

29 juin 2009

Chronique du lundi 29 juin 2009.
Retour sur la saison 2008-2009 pour l’équipe de France après une tournée de juin qui a permis une 4ième victoire historique en Nouvelle-Zélande, très bonne surprise de cette fin de saison qui permet aux 3 entraîneurs de prouver que, lorsqu’ils ont les joueurs à disposition ( 2 semaines dans ce cas ), ils arrivent à bien travailler et surtout à avoir des résultats. Sinon, le bilan purement comptable de la saison reste de 6 victoires pour 11 matchs disputés et 5 défaites ( Australie 2 fois, Irlande, Angleterre, Nouvelle-Zélande ) et une équipe de France qui oscille entre la 5ième et la 8ième place mondiale. Rien de bien transcendant.
En ce qui concerne l’analyse des performances des joueurs français, par contre, il y a plus de motifs de satisfaction. Une ossature forte s’est créée cette saison et lorsque l’on regarde individuellement, il apparaît qu’il y a pas mal de joueurs qui ont progressé, en tout cas plus que ceux qui ont régressé.
Une ossature forte qui se dégage :
Lorsque l’on fait la synthèse de la tournée de novembre, du Tournoi et de celle de juin, il apparaît que les entraîneurs ont visiblement une idée assez précise de l’équipe type qu’il souhaite. Le problème, bien sûr, étant que face à la longueur de la saison et le nombre important de blessés, cette équipe type n’est pas souvent apparue sur le terrain.
En première ligne, l’explosion de Barcella  et la montée en puissance de Thomas Domingo ont mis en retrait Lionel Faure qui est pénalisé par son âge en vue de la Coupe du Monde dans 2 ans. Au talonnage, William Servat possède aujourd’hui un temps d’avance sur Dimitri Szarzewski qui paye une saison moyenne du Stade Français et une absence de progression dans son jeu. Derrière Guirado et Keyser se tirent la bourre et c’est tant mieux pour l’équipe de France. A droite, quid de Lecouls qui semble condamné par le différent médical entre l’équipe de France et le Stade Toulousain ? Nicolas Mas semble être le numéro 3 titulaire avec Sylvain Marconnet de retour et peut être l’émergence de Luc Ducalcon la saison prochaine.
En 2ième ligne, au milieu de la saison, la paire Nallet – Chabal semblait tenir la corde mais la solidité de Romain Millo-Cluski lors de cette tournée et le retour réussi de Pascal Papé ont complètement changé la donne, sachant notamment que l’âge du capitaine peut être un problème pour atteindre 2011.
En 3ième ligne, les 3 titulaires en puissance semblent être Dusautoir- Harinordoquy- Ouedraogo même si, justement, cette association semble en manquer, de puissance. Seul Picamoles est apparu comme alternative durable à ces 3 là.
A la mêlée, c’est la bouteille à l’encre. Entre Moragan Parra, qui semble être le chouchou, Sébastien Tillous-Bordes, qui est définitivement le plus solide, Julien Dupuy, qui est la bonne surprise, Dimitri Yachvili, qui est toujours là mais qui marque le pas, Jean-Baptiste Ellisalde qui n’est plus là et qui devra sacrément se relancer la saison prochaine et Frédéric Michalak qui est sur une voie de garage, le choix semble énorme en quantité. Souhaitons qui le soit aussi en qualité.
En 10, un duo semble se dégager même si ses performances ne sont pas linéaires : Lionel Beauxis, pour les conditions difficiles qui requièrent du jeu au pied ( il aurait été parfait à Wellington ) et François Trinh-Duc, pour un animation offensive plus importante ( s’il s’était reposé à Wellington et qu’il avait joué à Sydney, cela aurait certainement été plus cohérent face aux conditions de jeu ), sont potentiellement les 2 ouvreurs de l’équipe de France. David Skréla et peut-être Frédéric Michalak sont des options possibles mais des joueurs qui ne sont pas des ouvreurs dans leurs clubs semblent être des alternatives plus crédibles comme  Damien Traille ou éventuellement Yannick Jauzion ou Benoit Baby.
Au niveau des centres, un vent de renouveau semble se propager avec les découvertes, cette saison, de Mathieu Bastareaud et Maxime Mermoz qui ont poussé Yannick Jauzion sur le banc des remplaçants. Damien Traille s’est magnifiquement relancé lors de la Tournée. Florian Fritz n’y est, lui, pas arrivé. Il reste en embuscade mais attention de ne pas perdre de terrain !
Sur les ailes, le pouvoir est aux Toulousains même si Heymans ne joue plus que par alternance à force d’avoir trop joué, quoi qu’en dise Guy Noves, et Vincent Clerc revient petit à petit à son niveau après sa blessure. Julien Malzieu est le 3ième homme qui, s’il n’avait pas été blessé, aurait été titulaire en Nouvelle Zélande. Aurélien Rougerie est considéré comme en retrait par les sélectionneurs mais son positionnement au centre pourrait le relancer… à l’aile, s’il prouve qu’il fait aussi jouer les autres.
A l’arrière Maxime Médard s’impose comme le titulaire indiscutable d’autant plus qu’Alexis Palisson n’a pas progressé cette saison, que Jérôme Porical ne fait pas encore parti du groupe et Clément Poitrenaud a du mal à s’y installer. Son vrai concurrent pourrait être Anthony Floch qui semble avoir passé un cap cette saison.
En conclusion, l’équipe idéale de Marc Lièvremont : Barcella – Servat ( Szarzewski )- Mas (Marconnet ) – Nallet ( Millo-Chluski ) – Chabal ( Pape ) – Ouedraogo- Harinordoquy (Picamoles )- Dusautoir- Parra- Beauxis (Trinh-Duc)- Malzieu (Clerc)- Traille- Mermoz ( Bastareaud )- Heymans – Médard.
Les joueurs : Bons et mauvais points.
Quels sont les gagnants de la saison qui vient de s’écouler ? Evidemment Barcella- Millo-Chluski -Dusautoir-Ouedraogo- Bastareaud ( à un problème de table de nuit près !), Mermoz, Malzieu (dommage sa blessure en fin de saison ) et Médard. A cette catégorie viennent s’ajouter les joueurs qui ont fait un brillant retour en équipe de France : Servat- Marconnet- Papé- Chabal(  en tant que 2ième ligne )- Harinordoquy- Traille- Clerc ( pas encore à son meilleur niveau mais le plus dur semble avoir été fait !). A un niveau moindre, se trouvent ceux qui ont montré la tête et semble pouvoir faire parti du groupe en vue de la Coupe du Monde : Domingo, Guirado et/ou Keyser, Puricelli, Dupuy et Tillous-Bordes.
Quelles sont les valeurs stables de l’équipe de France ? Il n’y en a finalement peu tellement les choses bougent vite ( trop vite ? ) dans cette équipe. Lionel Nallet, par son statut de capitaine, reste incontournable mais attention, sa succession d’absences pour cause d’une même blessure ne doit pas se renouveler s’il ne veut pas progressivement disparaître du groupe. Autre valeur stable Louis Picamoles, ce qui est surprenant pour un jeune joueur mais le problème qu’il va avoir à résoudre, maintenant, est de savoir comment continuer à s’appuyer sur ses points forts tout en faisant progresser ses points faibles. Son arrivée à Toulouse devrait être un bon test à ce niveau-là et pourrait lui permettre d’atteindre le niveau des meilleurs 8 mondiaux. Cédric Heymans fait aussi parti de cette catégorie. Pour lui, le problème est simple. Il a besoin d’explosivité donc de repos pour pouvoir s’exprimer. Il a été usé jusqu’à la corde lors de la saison 2007-2008 et cela lui a coûté cher au moment des demi-finales en 2009. Malgré cet handicap, il reste un joueur incontournable. Alors, faisons un appel auprès de Guy Novès pour qu’il protège mieux son ailier en établissant de vraies périodes de repos !
Les déceptions ?
Pour ces joueurs, cette saison s’est révélée plus difficile que prévue et ils devront faire preuve de caractère et de travail pour rebondir dès le mois de septembre. Il n’y a finalement que peu d’avants dans cette liste, preuve du travail effectué par les entraîneurs pour rendre à nouveau compétitifs le pack Français. On y trouve Jérôme Thion qui, pour ne jamais se reposer en club, n’a pas pu s’exprimer au mieux en équipe de France et ce d’autant plus qu’il a fait parti du naufrage de Twickenham. Un bon Biarritz pourrait le relancer pour novembre. Loïc Jacquet doit continuer à travailler , il a le potentiel pour revenir. Julien Bonnaire a perdu du terrain depuis la Coupe du Monde. D’homme a tout faire de la 3ième ligne, il est devenu l’homme qui… ne fait plus rien, par le choix des sélectionneurs. Son niveau reste intact et il demeure, à son meilleur niveau, une sacrée option. 2010 doit être son année. Pareil pour Elvis Vermeulen, qui doit se relancer déjà en club. Ibrahim Diarra pour cause de blessures a disparu du panorama mais son retour avec France A doit lui permettre de se rapprocher du groupe France. Le cas de Benoit Lecouls est plus complexe car lié à l’interprétation sur sur son état de santé de la part du staff médical de la FFR. Pas sûr qu’on le revoit en équipe de France pour cette seule raison, ce qui parait dommage vu ses performances à Toulouse.
Du côté des trois-quarts, le nombre est plus important. Est-ce le signe d’une passation de pouvoir et d’un changement de génération ? La question se pose d’autant plus que l’incontournable Yannick Jauzion s’est retrouvé sur le banc de touche en Nouvelle-Zélande. C’est lui, bien sûr, qui est le grand perdant de cette saison où il sera passé du statut d’incontournable à celui moins enviable de joueur soupçonné d’être vieillissant. Son problème est le même que celui de Cédric Heymans. Nouvel appel à Guy Novès même si, à force, cela va devenir compliqué de composer la ligne de trois-quarts du Stade Toulousain… Au niveau de la charnière les perdants sont Jean-Baptiste Ellisalde, pas vu de la saison, Frédéric Michalak, quel poste joue t’il déjà ???, Dimitri Yachvili, qui ne s’est pas complètement relancé pendant la tournée, David Skréla qui a connu une première saison Toulousaine pas simple et même Lionel Beauxis qui n’a pas passé de cap cette saison alors que celle-ci aurait dû être celle de la confirmation. Benoit Baby, lui, a surtout été victime de la montée en puissance des Mermoz, Bastareaud. Son talent reste intact, c’est la concurrence qui est dure. Pareil pour Florian Fritz qui a connu une saison mitigée et Yann David qui est resté au stade d’espoir. Sur les ailes Aurélien Rougerie, malgré une bonne saison en club, est devenu intérimaire en équipe de France. A lui de réagir comme il l’avait fait avant la Coupe du Monde 2007. A l’arrière Clément Poitrenaud semble marquer le pas et Alexis Palisson n’a pas franchi le palier attendu. Jérôme Porical a un coup a jouer vu sa capacité de progression, poussé par la concurrence de Burger.
Dernière catégorie, les joueurs qui doivent faire un coup la saison prochaine.
Soit par ce qu’ils sont encore espoirs et que c’est le moment de montrer le bout du nez dans la perspective de la Coupe du Monde, soit par ce que c’est la dernière chance pour eux de revenir en équipe de France. Dans la première catégorie, les piliers Forestier, Tchougong, Wilhongi ( si nationalité française ), Chobet et Ducalcon, Mach, Roumieu et Genevoix au talonnage, les 2ièmes lignes Maestri et Vilaceca et les 3ièmes lignes Malonga, Caballero, Chouly, Vivalda, Giraud, Missoup. En trois-quart, Jérôme Thomas, Arnaud Pic, Jérôme Porical, Benjamin Fall, Fabrice Estebanez, Lionel Mazars, Thomas Bouquié, Florian Denos, Adrien Planté, Anthony Floch. Dans la deuxième catégorie, Lionel Faure, Renaud Boyoud, Jérôme Thion, Rémy Martin ( en 2ième ligne ), Julien Bonnaire, Antoine Burban, Yannick Nyanga, Benjamin Boyet, Guillaume Bousses, Geoffroy Messina, David Marty et Yves Donguy.
En tout cas, une chose est sûre, au vu du nombre de joueurs cités, il y a de la qualité et de la quantité. Il ne faudra pas essayer de nous refaire le coup de Bernard Laporte : « c’est la faute aux étrangers ! »…

L’équipe de Benezech du 28 juin 2009

28 juin 2009
A la suite des matchs internationaux du week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Côté Français, il est maintenant temps de partir en vacances, les organismes en ont besoin. Malgré un match difficile, Thierry Dusautoir  reste incontournable en compagnie de Fulgence Ouedraogo et Maxime Mermoz. Même s’ils ne figurent pas dans l’équipe de la semaine, Pascal Papé, Romain Millo-Chluski, Julien Puricelli et Damien Traille ont lutté à armes égales avec leur adversaires. Côté Australien, un formidable match de Georges Smith et de Nathan Sharpe qui, à eux deux, ont largement pesé sur le résultat final. Matt Giteau est en 10 mais je n’ai pas été totalement convaincu par son animation offensive, à part bien sûr, sur son essai. Pour le reste les bons joueurs du week-end sont à chercher côté des Lions et des sud-Africains. A noter l’arbitre de la semaine Christophe Bedos qui s’est très bien sorti d’un match très compliqué à arbitrer entre l’Afrique du Sud, souvent à la limite de l’agressivité, et les Lions.
Equipe de Bénézech du 28 juin 2009 :
Arrière : Kearney ( Lions )
Ailiers : Pietersen ( Afrique Sud ) –  Habana ( Afrique Sud )
Centres : O’Driscoll ( Lions ) – Mermoz ( France )
Ouvreur : Giteau ( Australie )
Demi de mêlée : Phillips ( Lions )
3ième lignes : Smith ( Australie ) – Ouedraogo ( France ) - Dusautoir ( France )
2ième lignes : Shaw ( Lions ) – Sharpe ( Australie )
1ère Lignes : A. Jones ( Lions ) –  Du Plessis ( Afrique Sud ) – Jenkins ( Lions )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Présentation d’Australie – France du 27 juin 2009

24 juin 2009

Pour savoir pourquoi je me fais du soucis, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/5311018[/vimeo]

Modification de l’équipe de Bénézech du 22 juin 2009

23 juin 2009

Suite aux nombreuses demandes de modifications de l’équipe de la semaine, je me dois, comme promis d’inclure le ou les joueurs qui ont recueilli le plus de suffrages. En l’occurrence, il s’agit du 3ième ligne Sud Africain, Brussow qui, c’est vrai, a réalisé un match très solide. Je suis donc obligé de retirer un joueur de ma 3ième ligne et il s’agit malheureusement de Thierry Dusautoir vu que la 3ième ligne Néo-zélandaise a quand même pesé sur le match et se doit d’être représentée ! Vive la démocratie même dans une France en phase de re-monarchisation !

Equipe de Bénézech du 22 juin 2009 corrigée :
Arrière : Médard ( France )
Ailiers : Ashley-Cooper ( Australie ) –  Heymans (France )
Centres : O’Driscoll ( Lions ) – Roberts ( Lions )
Ouvreur : Pienaar ( Afrique du Sud )
Demi de mêlée : Phillips ( Lions )
3ième lignes : Kaino ( NZélande ) – Read ( NZélande ) – Brussow ( Afrique du Sud )
2ième lignes : Ross ( NZélande ) – Chabal ( France )
1ère Lignes : Mas ( France ) –  Mealamu ( NZélande ) – Mtawarira ( Afrique du Sud )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

L’équipe de Bénézech du 22 juin 2009

22 juin 2009
A la suite des matchs internationaux du week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Côté Français, il y en a bien sûr moins que la semaine dernière. J’ai bien aimé le match de Barcella, Servat, Szarsweski, Millo-Chluski, Oueadrogo, Mermoz et Traille mais je n’ai pu retenir que Mas très bon en mêlée, Chabal, Dusautoir, Heymans bien sûr et Médard. En effet, avec le test entre les Lions Britanniques et l’Afrique du Sud, il fallait faire un peu de place pour les autres ! 
Equipe de Bénézech du 22 juin 2009 :
Arrière : Médard ( France )
Ailiers : Ashley-Cooper ( Australie ) –  Heymans (France )
Centres : O’Driscoll ( Lions ) – Roberts ( Lions )
Ouvreur : Pienaar ( Afrique du Sud )
Demi de mêlée : Phillips ( Lions )
3ième lignes : Kaino ( NZélande ) – Read ( NZélande ) - Dusautoir ( France )
2ième lignes : Ross ( NZélande ) – Chabal ( France )
1ère Lignes : Mas ( France ) –  Mealamu ( NZélande ) – Mtawarira ( Afrique du Sud )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Equipe de France : Pourquoi 1994 et pas 2009 ?

22 juin 2009

Chronique du lundi 22 juin 2009.
L’équipe de France version 2009 ne réussira pas l’exploit de celle de 1994. La victoire a semblé toute proche dans ce second test mais les joueurs Français n’ont finalement pas pu inverser la tendance sur la fin de match. Explications.
De fortes similitudes avec 1994 :
Après la victoire lors du premier test, que ce soit en 1994 ou en 2009, les joueurs Français étaient dans les mêmes conditions au moment de retrouver leurs adversaires. Ils ont dû faire face à une équipe Néo-zélandaise humiliée, décidée à prendre sa revanche. Que ce soit à Auckland en 1994 ou ce week-end à Wellington, la détermination des Néo-Zélandais a été la même. Décidés de faire payer aux Français leur affront, les All Blacks ont mis de la détermination dans chaque phase de combat. Les avants à la fougère ont pesé sur les débats grâce notamment à l’engagement de Mealamu ou de la troisième ligne avec Kaino et Read. Il y avait de la bravoure côté Blacks. Les joueurs français n’avaient alors qu’une solution, faire le dos rond en étant bien installé en défense et en cédant le moins possible. C’est ce qui s’est très bien passé en première mi-temps avec seulement 8 points de marqués pour les Blacks. Malgré la domination adverse, les Français pouvaient se montrer satisfaits. Ils n’avaient pas cédé plus que de raison et restaient totalement dans le match. C’est vrai qu’en 1994, grâce à une interception de N’Tamack, les Bleus étaient devant au score 13 à 9 mais, là aussi, rien n’était fait et les Néo-zélandais avaient les moyens de l’emporter.
Dès la reprise, l’essai de Cédric Heymans vient remettre la France à 1 point de son adversaire et relance complètement le match. Les Blacks vont beau reprendre un peu d’avance 14 à 7, la rencontre reste disputée et Dimitri Yachvili ramène son équipe à 4 points. Un essai suffit pour passer devant et coiffer sur le poteau les Néo-Zélandais qui ne sont pas serein en cette fin de match. Comme en 1994, l’exploit est possible et on se dit que les trois-quarts Français ont le talent avec eux. Mais, malheureusement, cette fois, cela ne passera pas ! Qu’est ce qui a bien pu manquer aux joueurs Français ?
Un monde d’écart entre les 2 périodes :
Si l’on analyse les 2 matchs à 15 ans d’écart, il ressort 2 choses : la première est évidemment liée aux conditions météorologiques. En jouant à Auckland en 1994, les Français avaient évité la pluie là, où, à Wellington, elle était omniprésente. Ce n’est pas sûr du tout que le fameux essai du bout du monde ait été marqué si la météo avait été aussi mauvaise, ce jour-là ! D’autre part, le niveau physique des 2 équipes est bien différent d’une époque à l’autre. En 1994, les Français finissaient une tournée de 6 semaines pendant laquelle ils avaient pu travailler physiquement au sortir d’une saison longue mais pas aussi épuisante que celles actuelles. Les Bleus version 2009 arrivent dans l’hémisphère Sud directement pour jouer des tests matchs et les organismes restent sur les fatigues de fin de saison. Si la plupart des joueurs avaient retrouvé un peu de fraîcheur pour le premier test, cela ne semblait plus trop être le cas à la fin du 2ième. Là où les Français de 1994 avaient été capables de mettre un coup d’accélérateur voire même plusieurs dans les dernières minutes, ceux de 2009 n’avaient plus les moyens de le faire. Et ce, d’autant plus que leurs adversaires étaient bien physiquement. Autant en 1994, les Blacks étaient en début de saison et manquaient encore de rythme, autant ceux de 2009 arrivaient bien préparé physiquement par le Super 14, ce qui leur a permis de ne pas lâcher dans les dernières minutes du 2nd test. 
D’autre part, les Français étaient venus sans un certain nombre de joueurs cadres comme Nallet, Harinordoquy, Tillous-Bordes, Parra, Skréla ( qui aurait été un plus dans ces conditions de jeu ), Rougerie, Malzieu ce qui commence à faire beaucoup même si les présents ont sacrement répondu aux attentes ! C’est la loi du rugby actuel où les Tournées de juin passent bien après l’ensemble des objectifs de la saison et là aussi, existe des différences avec les années 1990 où les tournées permettaient de bâtir un groupe et de construire en perspective de la Coupe du Monde. C’était même le seul moment où l’entraîneur national pouvait travailler dans la durée avec ses joueurs.
Maintenant, les tournées ne représentent plus qu’un passage obligatoire de fin de saison. Elles ne sont plus assez longues pour permettre de travailler de manière importante et les joueurs sont physiquement déjà en attente des vacances. C’est d’ailleurs un énorme problème pour l’équipe de France qui n’a presque plus de fenêtre de travail en dehors des matchs alors que l’ensemble de ses concurrents a mis en place des planning d’entraînement saison après saison. 
C’est le dernier point pour expliquer la différence entre 1994 et 2009. En étant aujourd’hui au niveau de la 8ième nation mondiale à cause, principalement, du manque de structure et de stratégie au service de cette équipe, l’équipe de France peut toujours prétendre à l’exploit mais ne peut plus prétendre remporter une série complète de match contre des adversaires classés dans les 4 premières nations. En 1994, malgré des résultats pas toujours cohérents, l’équipe de France était proche des meilleures équipes, capable de remporter les test-series en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande. Comme il n’y a toujours pas de stratégie au service de l’équipe nationale, le rugby français ne peut prétendre battre 2 fois de suite la Nouvelle-Zélande et ce, même si la sélection All black présente était d’un niveau bien faible par rapport à bien de ces devancières…

Présentation 2ième test Nouvelle Zélande – France du 20 juin 2009

17 juin 2009

Pour savoir pourquoi la France est largement favorite, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/5204214[/vimeo]

L’équipe de Bénézech du 15 juin 2009

15 juin 2009
A la suite des matchs internationaux du week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Bien évidemment, les joueurs Français sont représentés en force !!! Le pack français avec Barcella, Servat, Millo-Chluski, Dusautoir et Oueadrogo mérite son omniprésence dans l’équipe de la semaine et les trois-quarts complètent avec Dupuy, Traille et Médard. Sinon côté Lions, la montée en puissance continue et il semble bien que Bowe à l’aile et Vickery en pilier aient gagné leurs places de titulaires pour le premier test de la semaine prochaine.
Equipe de Bénézech du 15 juin 2009 :
Arrière : Médard ( France )
Ailiers : Bowe ( Lions ) –  Jane (NZélande )
Centres : Traille ( France ) - Nonu ( NZélande )
Ouvreur : Hernandez ( Argentine )
Demi de mêlée : Dupuy ( France )
3ième lignes : Oueadrogo ( France ) – Messam ( NZélande ) - Dusautoir ( France )
2ième lignes : Millo-Chluski ( France ) - Van Zyl ( Western Province )
1ère Lignes : Vickery ( Lions ) –  Servat ( France ) - Barcella ( France )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Les 3 règles et demi pour battre la Nouvelle Zélande !

15 juin 2009

Chronique du lundi 15 juin 2009.
L’équipe de France a livré un superbe combat pour battre la Nouvelle-Zélande 27 à 22 et créer la surprise lors de ce premier test. Tout au long de ce match, les joueurs tricolores ont démontré que les règles pour battre les All Blacks sont immuables et que, samedi prochain, à Wellington, il faudra à nouveau bien les respecter pour espérer réussir l’exploit du doublé. Revu de détail…
Règle N°1 : Gagner le combat physique.
Les All Blacks ont l’habitude de jouer en avançant, c’est à dire de dominer physiquement leurs adversaires. Ils ne sont que très rarement mis sous pression et lorsque cela arrive, ils ont beaucoup de mal à développer leur jeu. Plus en tout cas que n’importe quelle équipe car ils ne savent pas jouer à reculons, vu que cela leur arrive très rarement. C’est encore une fois ce qui s’est passé ce samedi, sur le terrain de Dunedin, où les avants français ont livré un combat impitoyable, entre un Thierry Dusautoir au four et au moulin et un cinq de devant ne relâchant jamais son étreinte sur un adversaire dont il a rapidement pris la mesure. La pression ainsi exercé a permis aux français de déstabiliser leurs adversaires, ce qui donné l’occasion de se créer des opportunités de marquer et de les concrétiser d’abord par François Trinh Duc, échappant à pas moins de 5 défenseurs pour aller derrière la ligne, puis par William Servat où le jeu d’attaque des bleus a mis plusieurs fois au supplice la défense adverse.
En prenant à la gorge leurs adversaires dès les premières minutes, en gagnant la bataille des regroupements où les français ont récupéré beaucoup de ballons en première mi-temps, les joueurs tricolores ont rapidement déstabilisé leurs adversaires. Leur avance au score a ensuite permis de toujours garder confiance même aux moments les plus durs et la vista de Maxime Médard a fait la différence au moment crucial du match.
Règle N°2 : Etre agressif en défense.
En coupant les extérieurs, les Français ont empêché leur adversaire de développer son jeu sur les ailes et par là même ont annihilé toute son animation offensive. Les centres Néo-Zélandais n’ont jamais réussi à se dépêtrer de la défense agressive des français et se sont mis à commettre un certain nombre de fautes. La tactique des français de défendre le plus haut possible pour étouffer les attaques Blacks a payé. Dans un premier temps, ils ont bénéficié d’un peu de mensuétude de la part de l’arbitre sur leurs positions plus que limites quand aux règles du hors-jeu, puis ils ont ensuite été pénalisés, quand ce dernier a corrigé le tir, mais le mal était déjà fait. Le doute s’était installé dans les têtes All Blacks, les trois-quarts à la fougère se sont sentis sous pression tout le match et n’ont pas été capable de développer leur jeu.
La défense française est la source de la victoire car c’est elle qui oblige l’adversaire à jouer sous pression, à jouer à reculons. C’est à partir de sa bonne organisation défensive, aussi, que les points ont été marqués. L’essai de William Servat vient d’un ballon récupéré par Louis Picamoles dans son camp après une attaque Black et un coup de pied à suivre.
Règle N°3 : Prendre le score.
Face aux All Blacks, il est toujours important de prendre le score voire même déterminant. Encore une fois, c’est une équipe qui a l’habitude de dominer ses adversaires et de mener au tableau d’affichage. Elle n’a pas l’habitude du contraire, ce qui fait que lorsque son adversaire est devant elle, elle se retrouve sous pression et peut se mettre à manquer de sérénité. Il est donc important de prendre le score et d’obliger les Néo-Zélandais à se découvrir et à prendre des risques. C’est à ce moment-là que des opportunités pourront se présenter, sur des ballons de récupération notamment. En menant très vite 3 à 0 puis 10 à 3 et même 17 à 3, les Français avaient fait le plus dur. Un tel écart à ce moment-là du match a dû sacrement déstabiliser l’adversaire et aider à le faire déjouer, ce qui a été le cas quasiment toute la première mi-temps. 
En fin de match, l’énergie du désespoir n’a pas suffi à compenser celle laissée en cours de route à tenter de ne pas paniquer face à une telle adversité et à courir après .
Règle N°3 et demi : Profiter de la faiblesse de l’équipe des All Blacks du moment.
Les 3 premières règles sont, en théorie, parfaite pour battre un tel adversaire. Encore faut-il que celui-ci ne soit pas à son maximum pour espérer prétendre à la victoire. C’est là aussi ce qui s’est passé en première mi-temps avec une équipe Néo-Zélandaise on ne peut plus faible sur ses bases. Une conquête correcte mais sans plus, une absence totale sur les points de rencontre avec un nombre impressionnant de ballons récupérés par les français, une charnière qui ne pèse pas sur les débats et une ligne de trois-quarts aux abonnés absents, difficile de faire pire même si, bien sûr, les joueurs Français sont les responsables de tels manquements.
Dans le match de Dunedin, le rôle de la charnière devait être primordial. Face à la pression exercée par les avants français et la très bonne pression défensive des trois-quarts, c’était notamment à l’ouvreur All Black de mettre de l’ordre dans le jeu de son équipe. Ce qu’il n’a pas su faire. Pareil pour son demi de mêlé qui a subit toute la puissance du pack français. Et ainsi de suite…
Le rugby Néo-Zélandais prétendait jusque-là être beaucoup trop fort pour que le moindre exode de ses meilleurs joueurs puisse être compensé par la richesse de sa formation. Il faut que celui-ci se rende à la raison. La richesse du réservoir ne permet pas tout et le rugby Néo-Zélandais est en danger. On ne peut se passer de joueurs comme Carl Heymann, Aaron Mauger, Chris Jack, Jerry Collins ( quand il s’entraîne ), Byron Kelleher si, en plus, les blessures de Dan Carter, Richie McCaw, Ali Williams, Rodney So’olaio viennent aussi handicaper l’équipe. 
Quel que soit le résultat du deuxième test contre la France et, plus généralement les résultats de l’été, La Nouvelle-Zélande se doit de réagir si elle veut rester une des meilleurs nations du monde du rugby. Pour cela, elle doit mettre la pression sur l’IRB pour offrir de nouvelles sources de revenus et permettre de garder au pays ses meilleurs joueurs. Il est temps que le rugby mondial se mette en ordre de marche pour structurer son récent développement. Il est même plus que temps…