Archives pour mai, 2009

Présentation de la 1/2 Finale Perpignan – Stade Français

29 mai 2009

Pour savoir si les Parisiens ont sauvé leur saison en se payant un stage de leur propre poche, cliquez :[vimeo]http://www.vimeo.com/4884681[/vimeo]

Présentation de la demi-finale Toulouse – Clermont du 30 mai 2009

28 mai 2009

Pour savoir qui de Toulouse ou de Clermont par favori pour la demi-finale de Bordeaux, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/4884562[/vimeo]

Allez Oyonnax !

25 mai 2009

Chronique du lundi 25 mai 2009.
Dans la finale de ProD2 qui va décider de l’équipe qui, la saison prochaine, accompagnera le Racing Metro en Top14, il faut à tout prix encourager Oyonnax. Explications.
Un Top14 trop consanguin.
La raison  de mon choix vient uniquement de la situation géographique des 2 équipes et non d’une inclinaison basée sur les goûts et les couleurs. Ceci d’autant plus que j’ai beaucoup de respect pour l’entraîneur Albigeois, Eric Béchu. Il est important pour le rugby français qu’un club situé dans une zone géographique très peu représentée, l’est de la France, accède au Top14, ce qui donnera à la compétition nationale une meilleure représentativité sur l’ensemble du territoire plutôt qu’un nouvel club dans le Tarn. En effet. Si l’on prend la zone Sud-Ouest dont le coeur est Toulouse et le diamètre d’à peu près cent cinquante kilomètres, cela fait déjà 5 clubs de Top14 : Montauban, Castres, Brive, Perpignan, en plus du Stade Toulousain et 8 clubs de ProD2 : Albi, Auch, Colomiers, Agen, Pau, Narbonne, Tarbes et Aurillac. Suffisamment à ces 2 niveaux pour évoquer un phénomène de consanguinité dans le rugby français. Même s’il n’est pas question de contester un phénomène historique qui est une des spécificités notoire de ce sport, il faut  souhaiter que notre rugby s’étende au maximum sur tout notre territoire et pour cela aille frapper du côté de l’Ain avec cette équipe d’Oyonnax.
De toute façon, la montée d’Oyonnax n’aurait rien d’injuste, tant cette équipe a su se faire respecter en ProD2 et a, depuis plusieurs saisons, généralement toujours figuré dans la première partie du classement. Forte sur ses bases, avec un bon buteur et une intelligence de jeu lui donnant la capacité de prendre les bonnes occasions de marquer, les joueurs d’Oyonnax ont toujours montré un potentiel intéressant qui pour certains comme Missoup, le troisième-ligne qui se révèle à Toulon, s’exprime maintenant en Top14.
Oyonnax en top14, une cause perdue d’avance ?
Rien n’est bien sûr joué dans l’accession entre Albi et Oyonnax. Il y aurait même un certain avantage aux Albigeois qui, entre leurs expériences passées dans le Top14 ainsi que de ses matchs couperets, auront les armes pour remporter une finale à couteaux tirés. Le coeur des joueurs d’Oyonnax devra compenser leurs manques à ce niveau. Ils ont réussi un exploit en l’emportant à Agen, ils doivent être maintenant persuadé qu’ils peuvent battre un adversaire qui ne s’est sorti du piège Rochelais que grâce à un décompte de pénalités qui a joué en leur faveur.
Le problème, c’est de savoir si Oyonnax a une chance d’exister ensuite au niveau supérieur. Avec un budget annoncé cette saison à 5 millions d’euros et une ville de 23 000 habitants comme soutien, le défi semble de taille, c’est vrai. En même temps, le défi était le même, cette saison, pour des équipes comme Mont de Marsan et Dax qui, même si elles sont reléguées, ont fait mieux que se défendre en Top14. Et puis, de toute façon, si ce n’est pas Oyonnax qui monte, ce sera Albi qui connaitra exactement les mêmes problèmes pour assembler un budget conséquent et une équipe compétitive.
Dans la course aux partenaires, Oyonnax possède, par rapport à son adversaire Tarnais, un double avantage né de sa localisation. En étant dans la région dîte de la plastics vallée  ( celle où se trouvent près de 1500 entreprises travaillant dans le domaine de la plasturgie ) et en se trouvant dans une zone géographique excentrée par rapport au centre névralgique du rugby, le club d’Oyonnax semble avoir une plus grande capacité à attirer des partenaires locaux et nationaux que son adversaire Albigeois qui a, à moins de 60 kilomètres, Castres et Montauban pour lui enlever des sponsors de proximité. 
Oyonnax représente un défi intéressant pour le rugby français. Avoir une équipe de premier plan dans une région qui n’est pas historiquement forte mais où la culture rugby est, depuis longtemps, développée serait une formidable aubaine pour la LNR qui pourrait offrir à ses partenaires une carte de France des clubs qui s’étende mieux sur une zone géographique certes très attachée au sud de la France mais qui couvrirait bien la largeur d’ouest en est. C’est d’autant plus important à un moment où Bourgoin connait des problèmes financiers et sportifs et où Lyon et Grenoble n’arrivent pas à franchir la dernière marche. Alors, dimanche, pour l’intérêt supérieur du rugby, il faut crier : Allez Oyonnax !

Présentation de la finale de HCup Leinster – Leicester du 23 mai 2009

20 mai 2009

Pour savoir faire la différence entre Leinster et Leicester au niveau de la prononciation et du jeu, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/4748919[/vimeo]

L’équipe du Top14 du 18 mai 2009

18 mai 2009
A la suite des matchs du Top14 de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Bravo aux Perpignanais, Biarrots, Berjalliens, Bayonnais  et même aux Toulonnais qui, tous, avec 2 joueurs se distinguent ! 

Equipe de Bénézech du 18 mai 2009 :
Arrière : Médard ( Toulouse )
Ailiers : Gasnier ( Paris ) –  Jagr ( Toulon )
Centres : Cabannes ( Biarritz ) – Marty ( Perpignan )
Ouvreur : Mélé ( Perpignan )
Demi de mêlée : Forest ( Bourgoin )
3ième lignes : Martin ( Bayonne ) – Genevoix ( Bourgoin ) – Claassen ( Brive )
2ième lignes : Linde ( Bayonne ) – Capo Ortega ( Castres )
1ère Lignes :  Johnstone ( Biarritz ) – Ledesma ( Clermont ) – Taumeopeau ( Toulon )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Fin des classes en Top14.

18 mai 2009

Chronique du lundi 18 mai 2009.
C’est la fin de la saison régulière en Top14 et le moment de décerner les les bons et les mauvais points. A part les 4 premiers dont le destin se jouera sur un, voire deux matchs pour les plus chanceux, faisons la revue d’effectif des clubs classés de la 5ième à la 14ième place.
Biarritz : Termine 5ième. 
Après une première partie de championnat catastrophique qui a vu le jeu Biarrot finir de se déliter après 2 saisons d’atermoiements, les Basques ont su redresser le cap pour atteindre l’objectif minimum, la qualification en Coupe d’Europe. Bravo à eux et plus particulièrement à l’encadrement Laurent Rodriguez et Jean-Michel Gonzales mais attention ! Que ce soit au niveau des structures du club ou du jeu de l’équipe, cette saison était le bon moment pour faire une révolution de palais. Côté coulisses, il était indispensable de  mieux structurer le club pour se mettre au niveau de Toulouse et Clermont par exemple. Côté terrain, les Basques ne peuvent plus se contenter de seulement être bon en conquête et en défense l’année prochaine. Or, en maintenant les mêmes structures et le même staff, il n’est pas sûr que Biarritz ait beaucoup évolué après cette saison. Dommage… 
Brive. Termine 6ième.
Obligatoirement, l’évaluation des Corréziens dépend de leur qualification ou pas en HCup la saison prochaine. Néanmoins, en terminant à la 6ième place, les Brivistes ont atteint l’objectif fixé par l’encadrement et surtout progressé par rapport à la saison précédente. Avec un pack enfin solide sur les bases, une troisième ligne royale avec Vosloo, Claassens et Azoulay ou Popham, et surtout Andy Goode à l’ouverture, les Brivistes se sont redonnés des atouts maîtres pour enchaîner les victoires. Il reste maintenant à la ligne de trois-quarts de se montrer moins erratique et d’être capable de devenir la force sur laquelle s’appuie le jeu de l’équipe. Le recrutement déjà annoncé des centres anglais Riki Flutey et Jamie Noon devrait y remédier. A suivre…
Bayonne. Termine 7ième.
C’est la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. Bien sûr que les Bayonnais peuvent être satisfait de terminer si près de l’Europe, eux qui ont si longtemps flirté avec la relégation les saisons précédentes. Mais quelle faute professionnelle que cette pénalité en face des poteaux non tentée sur demande de l’encadrement alors qu’elle aurait assuré un match nul contre Toulouse et surtout un point supplémentaire qui aurait permis aux Basques de terminer le championnat un point devant Brive et donc à la 6ième place du classement. Il y a quand même eu beaucoup trop de points perdus en route après un début de saison réussi. Etre dans les 4 premiers au changement d’année est une sacré performance réussie par Bayonne. Par contre ne finir que 7ième après ce début est aussi une sacré contre-performance. Obligation de faire mieux la saison prochaine…
Montauban. Termine 8ième.
Dans une saison très compliquée où les remous ont agité le club Tarn et Garonnais au niveau des finances et de la direction, les joueurs Montalbanais ont su garder la tête froide l’essentiel de la saison, alors même qu’ils participaient pour la première fois à la HCup. Terminer 8ième dans ces conditions témoigne de la qualité du travail des entraîneurs Laurent Travers et Laurent Labit, ainsi que de la solidité de cette équipe, même si cette place représente une régression par rapport à la saison précédente. Il s’agit maintenant pour le club de pérenniser ce statut de bon club de Top14 et pour Marc Reynaud de suivre la voie tracée par ses prédécesseurs. La prochaine saison sera  charnière…
Toulon. Termine 9ième.
Que retenir pour le club Varois ? La 9ième place qui, pour un promu, est exceptionnelle ? Ou la saison chaotique et le jeu parfois anémique de cette équipe dont l’effectif était vraiment faible à certains postes ? Difficile effectivement d’être performant avec un recrutement présidentiel qui manquait de cohérence. Du coup, c’est le classement final qui mérite d’être retenu avec un coup de chapeau à Aubin Hueber et Tana Umaga pour avoir su redresser la barre dans des conditions toujours très passionnelles côté Varois. Avec l’arrivée de Philippe St André et d’un recrutement mieux équilibré la saison prochaine, Toulon devrait être un bel outsider. La grosse côte…
Montpellier. Termine 10ième.
La grosse déception. Après un début de saison correct, le jeu et l’esprit Montpelliérain se sont peu à peu délités, débouchant sur une crise dont Didier Nourault, l’homme qui depuis 10 ans a construit cette équipe, a fait les frais. Depuis la cassure de début d’année, les joueurs Héraultais ont assuré le minimum syndical pour ne pas se mettre en danger de relégation mais rien de plus. En maintenant le même staff d’entraîneur pour la saison prochaine, le président Pérez assure la continuité là où une véritable remise en cause semblait nécessaire. Attention, danger…
Bourgoin. Termine 11ième.
L’essentiel est sauf pour les Berjalliens qui se sont fait très peur, cette saison. Bien sûr, cette 11ième place est une sacré régression pour cette équipe mais, au vu des remous qui ont agité le club, elle reste  un très bel exploit réussi par un groupe de joueurs qui ne manque pas de qualité. Un Bouclier Européen serait une sacré récompense pour cette équipe. Pour le club, l’avenir risque d’être beaucoup plus compliqué. Certainement sous recrutement limité par la DNACG, perdant à nouveau ses forces vives avec les départs de Morgan Parra et Yann David, Bourgoin va vraiment souffrir la saison prochaine. Danger, le ProD2 se rapproche…
Castres. Termine 12ième.
Quelle honte. Quand on voit la qualité de l’effectif Castrais, il n’est pas possible de terminer aussi bas dans le classement. Mais comme l’équipe Tarnaise est habituée à ce parcours plus fait de bas que de haut, il faut croire que l’air du côté des terrains d’entraînements Castrais est des plus émoliant et que les joueurs, quels qu’ils soient, n’arriveront jamais à se mettre au travail. L’arrivée du duo Travers – Labit va être, à ce niveau, intéressant. Si, même eux, n’arrivent pas à mettre l’effectif Castrais au travail, c’est que vraiment il plane une malédiction sur les terrains du Lèvezou ! Doit une revanche à ses supporters…
Dax. Termine 13ième.
Les Dacquois semblaient bien parti pour le maintien avant qu’une incroyable série ne les envoie en enfer. Dommage pour un groupe où les recrues Vergallo, Borman et Nanuku étaient tous des choix de premier ordre et dommage pour le jeune entraîneur, Thomas Lièvremont, qui aurait mérité mieux au vu de la qualité du jeu proposé par les Landais. Il va être difficile de remonter immédiatement mais les Dacquois font parti du paysage du rugby professionnel français, ce qui est déjà un premier pas. Doit jouer les premiers rôles en ProD2…
Mont de Marsan. Termine 14ième.
C’était écrit et malheureusement pour les Montois, cela s’est réalisé. Après leur exploit en finale de ProD2, les joueurs de Mont de Marsan ont réalisé une sacrée saison faisant tomber des équipes comme Clermont, Montauban ou Castres. Ca n’a bien sûr pas été suffisant mais cela a, au moins permis a des joueurs comme Giraud de se révéler et de garder une place en Top14. Bonne chance à Mont-de-Marsan pour son retour en ProD2, un championnat où même pour un promu il n’est pas facile de jouer les premiers rôles. Toujours difficile pour les Montois…

Présentation de Castres – Perpignan du 16 mai 2009

14 mai 2009

Pour savoir pourquoi ce match est le plus intéressant du week-end, cliquez sur la vidéo : [vimeo]http://www.vimeo.com/4649484[/vimeo]

L’équipe de Top14 du 11 mai 2009

12 mai 2009
A la suite des matchs du Top14 de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Bravo aux Clermontois, Perpignanais, Biarrots, Berjalliens Toulousains et même aux Bayonnais qui, tous, avec 2 joueurs se distinguent ! 

Equipe de Bénézech du 11 mai 2009 :
Arrière : McIntyre ( Castres )
Ailiers : Nalaga ( Clermont ) –  Clerc ( Toulouse )
Centres : Cabannes ( Biarritz ) – Grandclaude ( Perpignan )
Ouvreur : Boyet ( Bourgoin )
Demi de mêlée : Mignoni ( Clermont )
3ième lignes : Perez ( Perpignan ) – Haare ( Bourgoin ) – Missoup ( Toulon )
2ième lignes : Thion ( Biarritz ) – Van Zyl ( Brive )
1ère Lignes :  Wihongi ( Bourgoin ) – Heguy ( Bayonne ) – Human ( Toulouse )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Paris n’y arrive pas !

11 mai 2009

chronique du lundi 11 mai 2009
Au moment d’attaquer la dernière ligne droite et de se mettre en ordre de bataille pour les demi-finales, Paris montre de sacrée lacunes plus qu’inquiétantes pour un supposé prétendant au titre de Champion de France. Tour d’horizon des faiblesses Parisiennes.
Un jeu d’avant qui ne pèse pas sur les matchs :
Même si Biarritz est, en ce moment, redevenu une référence à ce niveau, le jeu d’avant Parisien est trop souvent défaillant pour permettre de servir de rampe de lancement efficace. La touche du Stade Français s’est montrée totalement défaillante face à son adversaire Basque. Pire même, on n’a pas senti les joueurs de la capitale capables de se prendre en main et de proposer de vraies alternatives pour contourner le bel alignement Biarrot, continuant à reproduire les mêmes erreurs avec constance à longueur de match. En mêlée, même si on a eu l’impression d’un mieux en première période, la mêlée Parisienne a souffert le martyr aux moments cruciaux. Les retours de Papé et de Ledesma apportent plus de solutions aux entraîneurs mais aucune garantie quant à la solidité de l’édifice même si l’on peut penser qu’en mettant Roncero à gauche et Marconnet à droite, le pack Parisien devrait tenir la route en demi-finale.
Au niveau des regroupements enfin, les Parisiens ont pris une leçon technique par leur adversaire Biarrot. Plusieurs fois, un seul joueur Basque, même entouré par ses adversaires, suffisait pour prendre la position préférentielle au-dessus du plaqueur et mettre la main sur le ballon sans que personne n’arrive à le déloger jusqu’à ce que l’arbitre siffle pénalité pour ballon gardé au sol par le joueur plaqué.
Tout cela mis bout à bout fait beaucoup pour une équipe qui prétend au titre de Champion de France. Si les joueurs Pariseins ne sont pas capables d’élever leur niveau de performance très vite à ce niveau-là, ils ne peuvent espérer exister en phase finale.
Un jeu de ligne bien approximatif : 
Les trois-quarts Parisiens ont eu plusieurs fois l’occasion de mettre à mal la pourtant très organisée défense Basque. Mais, à chaque fois, une incompréhension ou de mauvais placements sont venus faire échouer l’action. J’ai encore en tête l’action Parisienne qui amène l’essai de… Damien Traille : percée de Matthieu Bastareaud qui met à mal le premier rideau défensif et arrive au niveau des 22 mètres adverses. Regroupement avec sortie rapide pour Oelschig qui veut alerter sa ligne de trois-quarts. Le demi de mêlée Parisien cherche son ouvreur et se trouve à la place avec un groupe de joueurs, plutôt des avants, dont aucun ne se saisit de la passe qui finit par rouler au sol. Coup de pied Biarrot et c’est la contre attaque conclut victorieusement par l’ouvreur Basque. Cette action est révélatrice des manques Parisiens à ce niveau. Il y a eu, face à Biarritz mais c’est de toute façon une constante du jeu Parisien cette saison, un manque de fluidité dans le jeu de trois-quarts et une absence d’automatisme qui est dramatique à ce moment de la saison. Les Parisiens jouent comme s’ils se découvraient et apprenaient à se connaître, ralentissant les actions en se cherchant du regard alors qu’en fin de saison ils devraient se trouver les yeux fermés !
Que peut espérer Paris en demi-finale ?
Avec ce niveau de rugby, pas grand chose. L’équipe joue actuellement comme si elle avait la tête ailleurs. Le jeu d’avant manque de la précision qu’ont les équipes qui sont concentrées sur le sujet et le jeu d’attaque est cruellement pauvre, Paris se reposant pendant les trois-quarts du match sur des coups de pied en chandelle pour mettre son adversaire sous pression. Est ce que le départ de Fabrice Landreau a une incidence sur la manière de travailler à l’entraînement ? Est-ce que la découverte de la fonction d’entraîneur par Christophe Dominici explique les manques du jeu de ligne Parisien ? Et est ce que l’absence de Erwen Mc Kenzie sur le terrain dans le travail quotidien des joueurs a des répercussions ? Je ne vis pas avec l’équipe pour avoir des réponses certaines mais poser ce type de questions, c’est déjà se donner un début de réponse. 
En tout cas, Paris n’a plus le choix maintenant, à 15 jours d’une demi-finale qui pourrait les voir affronter Perpignan. En récupérant pas mal de blessé, le pack Parisien peut espérer tenir la route à condition d’améliorer considérablement la précision dans la coordination lanceur – sauteurs. Quant aux trois-quarts, épaulés par une troisième-ligne de haut niveau, il y a suffisamment de talents individuels pour que Paris reste un adversaire difficile à battre.
Le fait de rencontrer Perpignan en demi-finale plutôt que Toulouse peut être un élément décisif. Les Catalans, si brillants en début d’année, ont quelque peu perdu de leur superbe. Leur mêlée a connu quelques problèmes récemment, leur touche en l’absence de Hines est moins performante et leur ligne de trois-quarts semble un peu moins irrésistible. Si Erwen McKenzie aligne l’équipe qui me semble la plus à même d’être performante c’est à dire Roncero-Szarszewski-Marconnet- Papé-Marchois ou Auradour ( pour la touche )- Léguizamon-Parisse- Bergamasco- Albouy- Beauxis- Gasnier- Liebenberg- Bastareaud- Arias- Hernandez, alors Paris comme elle sait si bien le faire sur des matchs couperets peut surprendre son adversaire. Sinon, elle finira piteusement une saison qui aura alors été bien maussade…

Présentation de Stade Français – Biarritz du 10 mai 2009

7 mai 2009

Pour savoir si Paris va totalement se relancer en vue des demi-finales, cliquez sur la vidéo : [vimeo]http://www.vimeo.com/4526970[/vimeo]