Archives pour mars, 2009

L’équipe de top 14 de Bénézech du 30 mars 2009

31 mars 2009
A la suite des matchs du Top14 de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Satisfecit aux Montalbanais qui placent 3 avants dans l’équipe, histoire de se consoler d’une victoire qui leur a longtemps tendu les bras.

Equipe de Bénézech du 30 mars 2009 :
Arrière : Agulla ( Brive )
Ailiers : Sid ( Perpignan ) - Bolovacu ( Bayonne )
Centres : McIntyre ( Castres ) - Traille ( Biarritz )
Ouvreur : James ( Clermont )
Demi de mêlée : Durand ( Perpignan )
3ième lignes : Cronjes ( Biarritz ) - Dusautoir ( Toulouse ) - Diarra ( Montauban )
2ième lignes : Rolland ( Montauban ) - Linde ( Bayonne )
1ère Lignes : Wihongi ( Bourgoin ) - Mach ( Montauban ) - Hoeft ( Castres )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Rugby Club Toulonnais : Un cas d’école !

29 mars 2009

Chronique du 30 mars 2009
Voir un match du Rugby Club Toulonnais, en ce moment, donne l’impression d’assister au naufrage d’un paquebot devant vos yeux sans avoir la possibilité d’intervenir. C’est bien sûr très douloureux mais aussi pénible parce que la torture dure à chaque fois 80 minutes.  Evidemment, si vous êtes supporter Dacquois ou Berjallien, c’est tout le contraire. Un match de Toulon, c’est comme une bénédiction qui vous laisse penser que quoi que fasse votre équipe, il y a un bon Dieu qui veille sur elle ! Tentative d’explication.
Quelle stratégie utiliser ?
C’est vrai que ce n’est pas facile d’être entraîneur de cette équipe en ce moment et que le recrutement complètement raté à l’inter saison pèse au quotidien. D’un côté, vous avez une ligne de trois-quart qui ferait peur à tout le monde si c’était du rugby à 7 et, de l’autre, vous avez un ouvreur qui aurait pu être champion de France 10 fois de suite avec le grand Béziers des années 70. Le problème, c’est que ni l’un ni l’autre ne sont compatibles. Sébastien Fauqué, l’ouvreur titularisé par les entraîneurs Varois ( à ce sujet, je serai curieux de savoir qui à le dernier mot, Aubin Hueber, Tana Umaga ou… Philippe St André ??? ) est un bon organisateur qui s’appuie beaucoup sur son jeu au pied et se tient plutôt loin de la ligne d’attaque. Ce n’est donc pas l’accélérateur de jeu qui serait compatible avec ses partenaires de la ligne de trois-quart, les Sonny Bill Williams, Ai’i, Jagr, Sinoti,… S’il a été choisi par l’encadrement, c’est selon une théorie selon laquelle une équipe en bas de classement se doit de se resserrer sur les fondamentaux et de beaucoup jouer au pied pour ne pas se découvrir. Le problème, c’est que pour être capable d’appliquer une telle loi, il faut 1- Un pack qui soit capable de mettre à mal son adversaire 2- Un buteur dont la réussite soit au-dessus de la moyenne surtout dans les moments cruciaux 3- Une discipline et une rigueur défensive sans faille.
Le problème, donc, c’est que cette théorie ne s’applique pas aux joueurs de Toulon. 1- le pack Varois est souvent bousculé par ses adversaires même si des progrès sont apparus depuis l’arrivée d’Aubin Hueber 2- Sébastien Fauqué ne réussit jamais un sans faute parfait et l’encadrement le remplace même à des moments cruciaux comme à Castres ce week-end 3- Les Toulonnais font beaucoup trop de fautes et offrent des points et des situations de supériorité numérique à leurs adversaires, 2 cartons jaunes à Castres. Et plus grave encore 4- La force et la qualité des trois-quart Toulonnais renforcé par les 3ième lignes Van Niekerk- Suta et Collins ou Sourice ne peut jamais vraiment s’exprimer car pénalisé par les lancements de jeu d’une charnière qui, à ce niveau-là, manque de spontanéité et de vitesse. Du coup, avant même de commencer les matchs, il est évident que les Toulonnais vont encaisser des points entre pénalités offertes et défense pas toujours imperméable sans être sûr que les Varois vont en marquer suffisamment pour pouvoir espérer l’emporter. Il est plus que temps de réagir pour des Toulonnais qui doivent arrêter cette tactique pauvre et suicidaire de se contenter de taper des chandelles en espérant que des fautes de mains adverses offriront des occasions de marquer ! 
Faire preuve de courage !
Je pense vraiment que Toulon court au suicide en continuant à jouer de la sorte, d’autant plus qu’il faudra se déplacer à Dax lors de l’avant dernière journée. Malgré ses qualités, Sébastien Fauqué n’est pas l’ouvreur qui convient à cette ligne de trois-quart et, surtout, il faut arrêter cette tactique qui consiste à seulement taper de grandes chandelles en guise de jeu d’attaque. Plus les temps de jeu se multiplieront, plus les opportunités de voir Sonny Bill Williams, Van Niekerk, Jagr ou Ai’i en positions de déstabiliser la défense adverse se réaliseront. C’est vrai que lorsque l’on voit le match à Castres, on peut se dire que, comme les rares ballons d’attaques Toulonnais ont été perdus en chemin, cela n’aurait été que pire s’ils avaient attaqué plus ! Je ne suis pas d’accord avec ce raccourci car il est difficile de bien jouer les ballons quand on a pour tactique de ne pas le faire. Et ce d’autant plus, quant on le fait en fin de match, au moment où tout est perdu et où les organismes sont fatigués. 
Plus je vois les matchs de Toulon et moins je vois de solutions en l’état. Si Toulon ne change pas sa manière de jouer, le club Varois ne risque pas de gagner beaucoup de rencontres  d’ici la fin du championnat. Pour rappel, les Varois  vont recevoir Montauban, Toulouse, Montpellier et se déplacer à Biarritz et à Dax ! Le prochain rendez-vous contre Montauban sera décisif. Or cette équipe est très, très bien structurée. Solide devant en conquête, bonne défense et bonne organisation offensive. Si Toulon n’est pas capable de proposer mieux qu’à Castres en termes d’intentions de jeu, c’est la défaite assurée ! Et quand je dis intentions, je ne parle pas d’une meilleure tenue en mêlée ou des charges de Van Niekerk. A ce niveau, un seul joueur ne peut pas faire gagner un match. Non, je parle d’utilisation du ballon et de volonté affichée de multiplier les temps de jeu. Pour cela, la ligne de trois-quarts doit être largement revue. La charnière d’abord. C’est vrai que les 2 demi de mêlée n’aident pas vraiement leur équipe. Ni aurait-il pas un pur produit local chez les juniors qui puissent amener son culot et sa vivacité pour dynamiser l’équipe ? En 10, celui qui m’a paru le plus intéressant à ce poste du fait des caractéristiques de l’équipe, c’est Pisi. C’est dommage qu’il n’ait jamais eu sa chance à ce poste plus d’une rencontre à la fois. Après, difficile de savoir lequel des centres est le plus complémentaire de Sonny Bill Williams vu qu’ils n’ont jamais le ballon. Je ferai ici confiance au choix des entraîneurs. Aux aîles Jagr et Sinoti semblent indéboulonable et Ai’i à l’arrière, s’il n’est pas blessé. Cette ligne de trois-quarts me semble avoir fière allure et pouvoir poser des problèmes même à Toulouse si elle se met à jouer et tenter des chose. Alors, bien sûr que Pisi est un moins bon buteur que Fauqué mais, à un moment donné, pour survivre, il faut prendre le risque de mourir les armes à la main et non comme une victime consentante…

Présentation de Stade Toulousain – Stade Français du 29 mars 2009

27 mars 2009

Pour savoir si Stade toulousain – Stade Français sera un sommet du championnat cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://www.vimeo.com/3878735[/vimeo]

L’équipe des Internautes du Tournoi 2009

24 mars 2009

Suite à vos nombreux commentaires et autres demandes, voici l’équipe de Bénézech corrigée par les Internautes. Evidemment, vous avez souhaité beaucoup plus de joueurs français que je ne l’avais fait ! Les changements sont en gras.
Equipe des Internautes du Tournoi des VI Nations 2009 :
Arrière : Armitrage ( Angleterre )
Ailiers : Cueto ( Angleterre ) –  Médard (France )
Centres : Shanklin ( Galles ) - O’Driscoll ( Irlande )
Ouvreur : O’Gara ( Irlande )
Demi de mêlée : O’Leary ( Irlande )
3ième lignes : Dusautoir ( France ) - Heaslip ( Irlande ) - Wallace ( Irlande )
2ième lignes : O’Connell ( Irlande ) - Gough ( Galles )
1ère Lignes : Murray ( Ecosse ) –  Szarzewski ( France ) - Barcella ( France )

Equipe de France : il faut sauver le soldat Lièvremont !

23 mars 2009

Chronique du 23 mars 2009
C’est pas qu’il ait besoin d’être sauvé puisqu’il n’a jamais été en danger. A la FFR, depuis les époques Ferrassienne, on ne se soucie du destin de l’équipe de France qu’en période électorale. Or, comme celles-ci ont toujours lieu après les Coupes du Monde, pas de crainte à avoir pour le sélectionneur national. Non, la défense du soldat Lièvremont porte sur les attaques, pas totalement gratuites puisqu’elles font vendre, de la presse et les rancœurs du microcosme issu des clubs qui en profitent pour prendre leur revanche sur un sélectionneur choisi par la direction technique nationale.
Marc Lièvremont a évolué vers plus de pragmatisme :
Les attaques de la presse sont finalement nées d’une incompréhension qui provient d’un mélange de ce que disaient les entraîneurs nationaux en… 2008 et de ce qu’ils font actuellement. La naïveté de la prise de pouvoir et des expériences du 1er Tournoi des VI Nations a laissé place à du pragmatisme et à un meilleur équilibre entre cadres autour de la 30aines et jeunes espoirs. De même, Marc Lièvremont et ses adjoints ont compris qu’il était important de bâtir une stratégie en tenant compte des spécificités de leurs adversaires pour espérer gagner des matchs. On peut leur reprocher d’avoir mis une saison à changer mais on ne peut pas les accuser soit de ce qu’ils ne font plus soit de ce qu’ils font de la même manière que leurs prédécesseurs. 
Je ne suis pas contre faire des reproches aux sélectionneurs au moment du bilan de ce Tournoi, mais il ne faut pas tomber non plus dans un populisme opportuniste. En ce qui me concerne,  3 choses m’ont gênées dans le parcours de l’équipe de France.
En premier, le changement de cap après la défaite en Irlande où au lieu de bâtir sur ce qui avait bien marché à Dublin et tenter d’améliorer les faiblesses, les sélectionneurs ont tout cassé, pris certainement sous la pression du résultat. C’est, à mon avis, un coup d’arrêt qui a perturbé le discours des entraîneurs Français auprès des joueurs et des journalistes. La victoire contre le Pays de Galles aurait pu permettre de relancer cette volonté d’équipe de France ambitieuse sauf que le désastre anglais est passé par là. C’est ce changement de cap qui donne, à mon avis, l’impression d’une stratégie chaotique sur laquelle s’est précipitée la presse comme la vérole sur le bas clergé ! Mais si le reproche devait être adressé à quelqu’un, plus que Marc Lièvremont, je viserai ses supérieurs hiérarchiques qui sont Jean-Claude Skréla, DTN avec une finale de Coupe du Monde, et Joe Maso, manager de 3 Coupes du Monde série en cours, qui auraient dû, par leur expérience, aider les entraîneurs nationaux à garder le cap et à séparer le bon grain de l’ivraie. Où étaient-ils, je me le demande encore ?
En second, le positionnement de joueurs à des postes qui ne sont pas le leur. Il ne faut pas rêver, le niveau international est tellement exigeant que si vous n’avez pas la totalité des automatismes du poste en plus d’être physiquement au top, vous coulez ! Le pire c’est que ça aurait pu se passer correctement. Benoît Baby fait plutôt un début de match intéressant dans l’animation offensive et si les joueurs français avaient, dans leur globalité, été mieux physiquement en Angleterre, l’expérience Chabal 3ième ligne aile aurait pu passer entre les gouttes. Pour aller jusqu’au bout du raisonnement, l’utilisation de Damien Traille joueur protée et doué à l’arrière peut marcher jusqu’au jour où il arrivera légèrement en retard sur un coup de pied de déplacement et le rebond facétieux du ballon le surprendra… vous connaissez la suite ! En équipe de France, un joueur doit jouer au poste où il s’exprime le mieux en club mis à part de rares exceptions en tournée où sous le nombre des blessés… Et cette règle vaut aussi bien pour Marc Lièvremont que pour Bernard Laporte, son prédécesseur ! 
En troisième, ce qui peut-être l’élément le plus important en ce qui concerne la philosophie de cette équipe, je reprocherais à Marc Lièvremont de ne pas récompenser un joueur après une bonne performance et de donner l’impression de ne pas sanctionner assez après une mauvaise. Exemple, après le Pays de Galles, des joueurs comme Barcella et Ouedraogo ne sont pas retenus contre l’Angleterre alors que après la déroute de Twickenham tout le monde reste. Ce n’est pas cohérent dans le message envoyé aux joueurs même si la cohérence des entraîneurs est ici pratique. Il y a une coupure après le Pays de Galles alors que les matchs de l’Angleterre et de l’Italie se succèdent. Il faut maintenant que Marc Lièvremont et ses adjoints fonctionnent à partir d’un groupe où les cadres sont identifiés et la concurrence ne s’applique qu’en cas de contre performance. C’est à ce prix aussi que le jeu de l’équipe progressera. 
Pour le reste, l’évolution de Marc Lièvremont vers plus de pragmatisme et de respect des règles de haut niveau me va plutôt bien.
Marc Lièvremont a assuré le présent en préparant l’avenir :
Si l’on fait le bilan joueur de ce Tournoi, on se rend compte que les sélectionneurs français ont réussi un bon équilibre entre joueurs autour de la trentaine et jeunes espoirs. Le problème c’est que cette règle est vraie sur l’ensemble du Tournoi mais pas totalement quand on regarde match par match. Pour caricaturer, on pourrait lui reprocher trop de jeunes au début et trop d’anciens à la fin. En entrant très bientôt dans la période des 2 années qui précèdent la Coupe du Monde, il faut maintenant que les choses soient très claires et les cadres identifiés.
Si l’on fait le bilan du Tournoi, on peut facilement identifier les cadres de l’équipe. En 2 Szarzewski, en 4 Nallet, en 6 Dusautoir, en 8 Harinordoquy, en 12 Jauzion ( qui va bien finir par revenir à son meilleur niveau ) et en 15 Médard ( même s’il continue son apprentissage ). A ceux-là, on peut ajouter en pilier droit Mas et Lecouls ( plus Marconnet pour dépanner ) la révélation en même temps que confirmation de Barcella à gauche, la profusion de choix au centre avec Fritz, Bastareaud, Mermoz, Traille et Baby et l’incertitude à l’aile ou aucun des possibles choix Heymans, Malzieu, Rougerie, Clerc voire Donguy, Planté,… ne semble actuellement indiscutable et au-dessus du lot. A cela, il faut trouver un deuxième ligne grand, c’est le problème de l’association avec Lionel Nallet si l’on veut exister face aux O’Connell, Matfield, Kennedy, Sharpe,… et un troisième ligne complémentaire avec l’association Harinordoquy Dusautoir. Il y a du travail mais les candidats existent et sont même plutôt de qualité.
En ce qui concerne la charnière, la gestion des entraîneurs ne semblent pas remporter l’adhésion. Là encore leur choix radical entre préparer l’avenir ou assurer le présent les a desservis. Certains journaliste oublient que la France a attaqué la Coupe du Monde 2007 avec une charnière qui n’existait pas un an avant, charnière qui a implosé après le match d’ouverture. Donc, on ne peut pas totalement donner tort à Marc Lièvremont et Emile N’Tamack quand ils tentent de préparer 4 jeunes à ce poste pour une telle échéance. En effet, il me parait évident qu’ils ont déjà en tête leur charnière version 2011 : ça se jouera entre Parra et Tillous-Bordes en 9 et Trinh-Duc et Beauxis en 10 si les blessures et la méforme ne viennent pas s’en mêler bien sûr. Pour rassurer les grincheux, c’est vrai qu’ils auraient pu prendre Ellisalde comme remplaçant de luxe en 9, en 10 et comme buteur. Tout le monde s’y serait retrouvé et le présent aurait semblé mieux assuré.
En tout cas, plutôt que de faire des faux procès à Sébastien Chabal qui, pour moi, à sacrement progressé à un poste, 2ième ligne, qui n’est pas totalement le sien, force est de constater que le groupe de joueur qui se dégage à la suite de ce Tournoi présente un potentiel intéressant sur lequel les entraîneurs nationaux vont pouvoir travailler. Enfin, travailler…
Comment juger un entraîneur qui n’entraîne pas ?
Ce qui m’énerve le plus dans le procès fait au quinze de France c’est que pour juger de la qualité d’entraîneur de Lièvremont, il faudrait qu’il puisse exercer son métier dans des conditions décentes. Toutes les équipes qu’il rencontre ( pour les nations majeures bien sûr ) ont axé la préparation physique des joueurs sur les rencontres internationales et ont des plages d’entraînement pour développer le jeu de l’équipe et les automatismes des joueurs. Pas nous ! J’ai déjà fait une chronique là-dessus et je ne vais pas y revenir mais tant que le cadre français n’évoluera pas, la France restera entre la 6ième et la 8ième place mondiale. C’est pour cela, d’ailleurs, que je trouve que les bleus ont fait un Tournoi correct, vu les circonstances : calendrier difficile avec 3 déplacements plus la réception du favori et une 3ième place au final ! L’année prochaine le calendrier sera meilleur et on pourra viser les 2 premières places.
Dans l’histoire de l’équipe de France il y a une litanie de match ratés même les premières 40 minutes en Angleterre ont été plutôt violente de ce côté-là ! La grande force du rugby français, c’est ça qualité de résilience. Il a toujours préféré oublier plutôt que de se poser les bonnes questions.  Mais, grand dieux, si l’on doit chercher des coupables, ayons le courage de faire le procès du rugby français dans son ensemble et pas d’un seul homme,qui est  plutôt une victime en l’occurrence !

L’Equipe de Bénézech du Tournoi 2009

23 mars 2009

Equipe du 23 mars 2009
Le Tournoi 2009 est fini, il est l’heure de faire les bilans.En ce qui concerne les joueurs, quels sont les 15 qui ont marqué la compétition ? A certains postes le choix est serré, je pense aux 3ièmes lignes et aux centres mais, à d’autres, le demi de mêlée plus particulièrement, c’est le désert. Entre manque de forme du Gallois Philipps et concurrence interne en France et Angleterre, difficile de trouver un joueur incontestable. Du coup, c’est l’Irlandais O’Leary qui profite des résultats de son équipe. Au rang des frustrés qui ne sont pas loin des XV deux français : Szarzewski et Dusautoir, encore des Irlandais avec O’Gara, Kearney, Bowe et une poignée d’anglais, Flutley et Worsley, de Gallois, Byrne, Jenkins et Philipps et Ecossais avec les frères Evans. 

Equipe de Bénézech du Tournoi des VI Nations 2009 :
Arrière : Armitrage ( Angleterre )
Ailiers : Cueto ( Angleterre ) –  Médard (France )
Centres : Shanklin ( Galles ) - O’Driscoll ( Irlande )
Ouvreur : S. Jones ( Galles )
Demi de mêlée : O’Leary ( Irlande )
3ième lignes : Parisse ( Italie ) – Heaslip ( Irlande ) - Wallace ( Irlande )
2ième lignes : O’Connell ( Irlande ) - Gough ( Galles )
1ère Lignes : Murray ( Ecosse ) –  Flannery ( Irlande ) - Barcella ( France )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Présentation d’Italie – France du 21 mars 2009

20 mars 2009

Pour savoir si l’équipe de France va quand même arriver à battre l’Italie, cliquez sur la vidéo :[vimeo]http://vimeo.com/3774308[/vimeo]

L’équipe du Top14 de Bénézech du 16 mars 2009

16 mars 2009
A la suite des matchs du Top14 de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. A souligner la belle performance des Montalbanais qui ont vraiment pris le dessus sur Paris, des 3/4 de Clermont et des avants Toulonnais enfin de retour même si la victoire n’est pas au rendez-vous par la faute du demi de mêlée Perpignanais David Mélé.

Equipe de Bénézech du 16 mars 2009 :
Arrière : Dalla Riva ( Montauban )
Ailiers : Cler ( Mont-de-Marsan ) - Russel ( Clermont )
Centres : Martin-Arramburu ( Dax ) - Jahouer ( Montauban )                                                                   Ouvreur : James ( Clermont )                                                                                                            Demi de mêlée : Mélé ( Perpignan )                                                                                                       3ième lignes : Baget ( Bayonne ) - Van Niekerk ( Toulon ) – Ouedraogo ( Montpellier )
2ième lignes : Alvarez Kairelis ( Perpignan ) – Suta ( Toulon )
1ère Lignes : Galasso ( Toulon ) – Thompson ( Brive ) – Balan ( Montauban )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

L’Equipe de Bénézech du Tournoi des VI Nations du 16 mars 2009

16 mars 2009
A la suite des matchs du Tournoi des VI Nations de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Bien évidemment, difficile d’intégrer des joueurs Français !!! Dimitri Szarzewski est le seul finalement à éviter l’halalie. Après, les Anglais bien sur, les Irlandais, les Ecossais et les… Italiens se partagent les places. Avec un Gallois au poste de demi de mêlée qui depuis le début du Tournoi et celui qui est le moins disputé et de loin !!!
Equipe de Bénézech du 16 mars 2009 :
Arrière : Armitrage ( Angleterre )
Ailiers : Cueto ( Angleterre ) –  Evans (Ecosse )
Centres : Flutey ( Angleterre ) – D’Arcy ( Irlande )
Ouvreur : O’Gara ( Irlande )
Demi de mêlée : Philips ( Galles )
3ième lignes : Parisse ( Italie ) - Worsley ( Angleterre ) – Ferris ( Irlande )
2ième lignes : Hamilton ( Ecosse ) – Borthwick ( Angleterre )
1ère Lignes : Murray ( Ecosse ) –  Swarsweski ( France ) – Perugini ( Italie )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Equipe de France : Les montagnes Russes

16 mars 2009

Chronique du 16 mars 2009
Est-il possible d’expliquer une telle défaillance ? Si l’équipe de France n’était pas rentrée sur le terrain, il serait envisageable de trouver une raison : le bus bloqué dans les embouteillages, la porte du vestiaire restée fermée à clé,… Mais, là, comment raisonnablement expliquer une aussi importante défaillance de l’équipe de France alors que, justement, elle avait été aussi brillante 2 semaines plus tôt contre le Pays de Galles ? Pourtant, c’est beaucoup plus simple qu’il n’y parait !
Pourquoi un tel accident de parcours ?
En premier lieu, il faut dire que la violence de cette défaite provient du contraste qu’elle créée après la victoire contre le Pays de Galles. Si l’équipe de France s’était déplacée à Twickenham après une succession de défaites notoires, la leçon de rugby subie face aux anglais n’aurait, finalement, rien de surprenant. Elle aurait été dans la juste logique des choses. Par contre, comme les Français ont été brillants face aux Gallois et plutôt rassurants face aux Australiens à l’automne, personne ne pouvait prévoir une telle déroute, qui plus est face à des Anglais qui, eux, ont beaucoup perdu ces derniers temps. 
Quel est le véritable niveau de l’équipe de France ? Celui entrevu face au Pays de Galles ou celui proche du néant de ce week-end ? Ni l’un, ni l’autre bien sûr. Ces 2 matchs constituent les 2 extrêmes dans lesquels l’équipe de France peut naviguer. La vérité est au milieu. Enfin, pas complètement au milieu. Malheureusement, j’ai tendance à penser qu’elle est plus proche de la domination physique que les Anglais nous ont fait subir que de celle que nous avons infligé aux Gallois. La performance physique des Français face aux Gallois est beaucoup plus surprenante que la manière dont nous avons encaissé celle des Anglais.
Alors que la plupart de nos adversaires ( Angleterre, Irlande, Galles ) s’entraînent de plus en plus et obligent leurs joueurs à privilégier les matchs de l’équipe nationale, la France n’a pas progressé à ce niveau-là, elle a même régressé depuis 2007 en termes de mise à disposition des joueurs. De fait, la performance des tricolores contre Galles 5 jours après un Toulouse – Clermont où 9 joueurs étaient concernés a de quoi surprendre beaucoup plus que la domination physique et la réussite des attaques Anglaises face à un système défensif nouveau et une composition d’équipe toujours en chantier. Dans l’état actuel des choses, perdre en Angleterre avec un écart conséquent n’est pas illogique. Par contre, la manière dont cela s’est passé ce week-end mérite explication.
La défaillance physique comme principale raison :
La première voire l’unique raison de la défaite Française vient de la défaillance physique des joueurs. Si les essais Anglais ont, eux-mêmes, d’autres explications ( voir ci-dessous ), l’impossibilité pour l’équipe de France de remporter ce match vient d’abord de son absence physique sur le terrain. La preuve en est sa domination entre la 8ième et la 20ième minute. L’équipe de France, pendant ce laps de temps, prend le match à son compte et enchaîne les temps de jeu pour essayer de déstabiliser l’adversaire. Mais, très vite, on se rend compte de l’incapacité des joueurs tricolores à changer de rythme, à accélérer et à être percutant, à une ou deux exception près comme Dimitri Szarzewski et Matthieu Bastareaud en une occasion. Du coup, malgré leur domination, les tricolores sont incapables de se créer la moindre occasion et s’épuisent même à ce jeu stérile. Le premier contre Anglais en sera la triste représentation.
Pas besoin de chercher des explications tactico-techniques, les Français ont explosé physiquement face aux Anglais et même avec une défense mieux organisé, ils n’auraient pu remporter ce match car ils auraient, de toute façon, été sous l’emprise physique de leurs adversaires tout au long du match. Par contre, la lourdeur du score et la manière s’expliquent, eux, par les mauvais choix du staff. 
Les erreurs de Marc Lièvremont :
Si les Français ont laissé marquer leurs adversaires aussi facilement, cela vient principalement des décisions prises par Marc Lièvremont. Sur 2 essais au moins, la troisième ligne est fautive et plus particulièrement la paire Chabal – Dusautoir. Ces deux joueurs n’ont pas su communiquer entre eux et leurs actions désolidarisées ont, du coup, facilité le travail de l’attaque Anglaise. Plutôt que de jeter le blâme sur tel ou tel joueur, il est important de rappeler le contexte. Contre le Pays de Galles, la France s’est imposée avec un nouveau système de défense et une 3ième ligne Dusautoir- Harinordoquy – Ouedraogo. Imposer un nouveau système défensif qui demande une extrême précision et, donc, beaucoup de cohésion et de communication entre les joueurs a une contrainte : donner à ces derniers le temps de l’intégrer. Et en termes de temps, je ne parle pas d’une petite semaine d’entraînement mais de beaucoup plus que cela. Sachant que le temps de travailler ensemble, les joueurs Français ne l’ont pas, il ne restait qu’une solution à l’entraîneur Français : garder la même équipe en espérant que l’euphorie qui l’a porté contre le Pays de Galles perdure sur ce match. 
En changeant la composition de son équipe et plus particulièrement sa troisième ligne, Marc Lièvremont a sacrément fragilisé sa défense. Comme, en plus, les joueurs n’y étaient pas physiquement, le manque de cohésion d’ensemble, normal vu les circonstances, s’est révélé dramatique. En mettant Sébastien Chabal, qui est d’abord un 3ième ligne centre et qui fait, depuis 6 mois, les efforts nécessaires pour jouer seconde ligne, à l’aile de la 3ième ligne, Marc Lièvremont a fragilisé tout son système défensif. Comme en plus, les Anglais avaient étudié ce fameux système et avaient pour stratégie de positionner leurs trois quarts en face de nos 3ième ligne et que, cerise sur le gateau, des joueurs comme Thierry Dusautoir ont, sur ce match, marqué le pas physiquement, tout s’est enchaîné pour provoquer la catastrophe de la premère mi-temps. 
En gardant la même troisième ligne que contre les Gallois et donc avec une paire Ouedraogo -Dusautoir, plus mobile, pour colmater les brèches, peut-être que l’addition aurait été moins lourde ou que, surtout, elle aurait mis beaucoup plus de temps à gonfler.  17 à 0 à la 23ième minute et 29 à 0 à la mi-temps était le pire scénario possible.
En conclusion : Absence physique + Raté Tactique = Branlée !
Il ne sert à rien maintenant de rester bloqué sur ce qui est une déroute. Il faut rebondir dès l’Italie samedi pour terminer le Tournoi à 3 victoires, ce qui est le minimum. Le problème, ensuite, va être de savoir quand sera la prochaine victoire du quinze de France. En Australie et Nouvelle Zélande ? Devant l’Afrique du Sud et la Nouvelle Zélande à l’automne ? Difficile d’imaginer qu’une équipe de France ballottée aux 4 vents du rugby Français soit capable d’un exploit face à des équipes nationales qui se structurent de plus en plus en termes d’entraînements et de préparation là où nos joueurs sont écartelés entre les objectifs de leurs clubs et les impératifs de quelques matchs internationaux coincés au milieu d’une saison interminable. Ce n’est pas pour autant qu’il faut parler de provinces et jeter l’opprobre sur nos clubs mais il est peut-être temps que le rugby Français soit capable d’une vraie stratégie au service de son rugby, de l’équipe de France jusqu’aux clubs !