Archives pour février, 2009

Présentation de France – Pays de Galles du 27 février 2009

26 février 2009

Pour croire au maigre espoir de victoire de l’équipe de France, cliquez sur la vidéo !
[vimeo]http://www.vimeo.com/3377882[/vimeo]

Où va le rugby français ?

23 février 2009

Chronique du lundi 23 février 2009
En plein milieu de la saison, juste après les élections de 2 nouveaux présidents à la FFR et à la LNR et surtout à quelques jours de la rencontre entre l’équipe de France et la meilleure équipe d’Europe,  il est intéressant de se poser une telle question.
Quel est le véritable niveau de notre championnat ?
Si l’équipe de France prend une leçon de rugby, ce vendredi, contre le Pays de Galles, le coupable est d’ors et déjà désigné : le Top14 ! Marc Lièvremont en a fait sa cible depuis de nombreuses semaines, l’accusant de ne pas être de haut niveau, de ne pas permettre à l’équipe de France d’y trouver des joueurs performants et la presse a foncé dans le panneau. Je trouve que le coupable a bon dos.
Le niveau du championnat de France me satisfait globalement même s’il me frustre souvent. Je m’explique ! Le Top14 a les moyens de proposer une compétition spectaculaire et indécise mais n’arrive pas totalement à le faire. Je prends l’exemple du Toulouse – Clermont de ce week-end. C’est une superbe affiche avec 2 équipes décidées voire obligées à produire du jeu pour l’emporter. Le problème, c’est que cette superbe rencontre n’est, en fait, qu’un match de reprise glissé entre 2 rencontres du Tournoi. Du coup, entre les internationaux qui ont besoin de souffler psychologiquement et physiquement et les autres joueurs qui reviennent de vacances, difficile d’espérer mieux que ce que l’on a vu. Ce qui est d’autant plus frustrant que l’on sentait les joueurs présents sur le terrain vouloir plus qu’ils ne pouvaient finalement offrir !
Pour voir un Top14 totalement épanoui avec des équipes bien dans la compétition, il n’y a pas de secret. Il faut que cette compétition enchaîne ses journées et ne soit pas coupée à tout bout de champ par la HCup ou les matchs internationaux. Les joueurs et les équipes ont besoin de repère et ne peuvent offrir le meilleur qu’en enchaînant les rencontres. Ce n’est qu’après 4 ou 5 matchs à la suite d’une même compétition que les rencontres sont les plus abouties. Même la HCup vient couper cet élan car les repères ne sont pas les mêmes.
En conclusion, Marc Lièvremont n’a pas totalement tort mais il se trompe de cible. Le véritable coupable c’est le calendrier national et international et surtout le trop grand nombre de matchs joués en France et ce, d’autant plus, que les internationaux des autres pays jouent de moins en moins.
Tant que la saison de rugby sera un tel mille-feuille, il ne sera pas possible d’avoir un championnat national plus performant même si, c’est vrai qu’un passage à 12 clubs permettrait non seulement une meilleure homogénéité des équipes avec, en plus, l’énorme avantage de faire souffler les joueurs. Mais en période de crise, allez demander aux clubs de se priver de 2 recettes supplémentaires !!!
Quel est le véritable niveau des clubs français ?
Difficile à dire dans les conditions actuelles. La préparation de début de saison ayant été écourtée à cause des décalages subis par l’organisation de la Coupe du Monde en France, les clubs français ont fait pale figure en HCup. C’est circonstanciel et il ne faut pas en tirer de conclusion définitive, certes ! Mais comme dans le même temps, les Gallois et les Irlandais se sont structurés à la fois pour réduire le nombre de matchs joués par leurs meilleurs joueurs et se focaliser sur la Coupe d’Europe, il parait difficile de rester optimiste tant que, encore une fois, les clubs français joueront autant.
Le problème pourrait d’ailleurs être le même pour les clubs anglais sauf que le contrat qui les lie avec la fédération va rapidement les aider à résoudre le problème. Si Martin Johnson est malin, il obligera ses internationaux à ne jouer, principalement, que les matchs de Coupe d’Europe de manière à se rapprocher du niveau de jeu des rencontres internationales. Seul, alors, les clubs français auront des joueurs qui ne bénéficieront d’aucune plage de repos pendant la saison et subiront toujours un déficit de fraîcheur physique au moment de rencontrer leurs adversaires européens. Même Toulouse et son effectif pléthorique ne pourra plus grand chose contre cela…
Quel est le véritable niveau des joueurs français ?
Pas besoin d’insister ici. La France possède un, si ce n’est le meilleur, réservoir au monde de bons joueurs autant en termes qualitatif que quantitatif. Si Yannick Jauzion avait pu se reposer et se préparer suffisamment, il serait toujours le meilleur centre du monde. Pas de doute à ce niveau-là.
Seule ombre au tableau, c’est vrai, le nombre d’étrangers dans notre championnat. Mais, même avec ce handicap, les joueurs français continuent de percer. Il y a 2 ans, on n’avait soit-disant plus de pilier droit français de niveau international. Résultat aujourd’hui : Mas, Lecouls et maintenant Domingo font les beaux jours de l’équipe de France. 
Il faut rester vigilant bien sûr, mais il n’y a pas d’inquiétude particulière sur notre réservoir de joueurs. Heureusement d’ailleurs…
Quel est le véritable niveau de l’équipe de France ?
8ième, tout simplement. Ce n’est pas moi qui le dit mais l’IRB et je suis d’accord avec ce classement. Tant que l’on sera, à l’exception de l’Argentine, l’équipe qui s’entraîne le moins avec, en plus, des joueurs fatigués, il est difficile de prétendre à mieux. Quant on voit le niveau du Pays de Galles lors de leur premier match du Tournoi, on a de quoi se faire du soucis. Les Gallois ont joué comme une équipe en fin de compétition, les joueurs étant capables de se trouver les yeux fermés. Ce qui démontre bien la quantité et la qualité des entraînements qu’ils ont dû enchaîner depuis le début de l’année. Pareil pour l’Irlande dont l’organisation en touche, par exemple, bénéficie de la cohésion des joueurs du Munster. Je ne parle pas, bien sûr, des 3 de l’hémisphère Sud qui sont exemplaires à ce niveau-là depuis longtemps.  
Heureusement, pour la Coupe du Monde, toutes les équipes partent sur un pied d’égalité avec une préparation 3 mois avant le début de la compétition. Le problème, c’est que le fossé tend à se creuser de plus en plus pendant les 4 ans qui précèdent et que j’ai du mal à croire, malgré le talent des joueurs, que 3 mois suffiront à l’équipe de France pour combler le retard ainsi accumulé.
L’équipe de France est la 8ième nation mondiale, elle vise la deuxième place de sa poule à la Coupe du Monde 2011 et, sans un exploit en quart de finale, elle deviendra 9ième. Malheureusement, ce glissement parait en l’état difficile à arrêter.
QUE FAIRE ALORS ?
Face à l’aveuglement des dirigeants Français et à l’auto-satisfaction générale, j’en suis malheureusement et tristement à souhaiter que le match de ce vendredi contre le Pays de Galles serve d’électro-choc pour tout le rugby français, professionnel et amateur. Je dis malheureusement et tristement car une telle réaction ne peut se faire qu’à partir d’une lourde défaite française.
Mais, même une défaite cuisante peut-elle aider le rugby français à réagir ? Vu que l’on a déjà un coupable tout désigné, le Top14, et que, en plus, le nouveau président de la LNR a déjà prévu de mettre un coup de peinture avec un mini ajustement qui sera présenté comme une révolution, je ne vois pas vraiment ce qui va changer.
Du coup, autant souhaiter une victoire héroïque de l’équipe de France contre le Pays de Galles, comme un de ces miracles qui permet au rugby français de se rendormir en se disant que, ça y est, cette fois, on est parti dans la bonne direction ! On aura toujours le temps, ensuite, de se trouver de nouvelles excuses pour expliquer pourquoi l’on est devenu la 9ième nation mondiale…

L’équipe Top14 de Bénézech du 23 février 2009

23 février 2009

A la suite des matchs du Top14 de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Cette semaine, pas mal de candidats à tous les postes grâce aux performances non seulement de Toulouse et Clermont mais aussi de Montauban, Montpellier, Brive, Biarritz, Mont de Marsan, Bourgoin… Au final, 11 équipes représentées, ça doit être un record ! Castres néanmoins mérite un satisfecit avec 3 joueurs.
Equipe de Bénézech du 23 février 2009 :
Arrière : Porical ( Perpignan )
Ailiers : Clerc ( Toulouse ) – Audrin ( Montauban )
Centres : Mazars ( Castres ) – Traille ( Biarritz )
Ouvreur : Boyet ( Bourgoin )
Demi de mêlée : Thomas ( Montpellier )
3ième lignes : Baget ( Bayonne ) – Claasen ( Brive ) – Taylor ( Paris )
2ième lignes : Dhien ( MontdeMarsan ) – Nallet ( Castres )
1ère Lignes : Ducalcon ( Castres ) – Thompson ( Brive ) – Human ( Toulouse )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Présentation de Toulouse – Clermont

20 février 2009

Pour savoir pourquoi ce match devrait nous réserver de belles choses, cliquez sur la vidéo:
[vimeo]http://www.vimeo.com/3294293[/vimeo]

L’équipe de Bénézech du 16 février 2009

16 février 2009
A la suite des premiers matchs du Tournoi des VI Nations de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Vu le niveau de jeu de France – Ecosse, difficile de faire émerger des joueurs, même français. Imanol Harinordoquy est le seul à exister, vu la concurrence notamment des Gallois et des Anglais qui se sont livrés une belle partie !
Equipe de Bénézech du 16 février 2009 :
Arrière : Armitrage ( Angleterre )
Ailiers : Halfpenny ( Galles ) –  Fitzgerald ( Irlande )
Centres : Shanklin ( Galles ) - Flutey ( Angleterre )
Ouvreur : Godman ( Ecosse )
Demi de mêlée : O’Leary ( Irlande )
3ième lignes : Harinordoquy ( France ) – Worsley ( Angleterre ) – Heaslip ( Irlande )
2ième lignes : Gough ( Galles ) - O’Connell ( Irlande )
1ère Lignes : Nieto ( Italie ) –  Mears ( Angleterre ) – Jenkins ( Galles )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Equipe de France : des girouettes !

16 février 2009

Chronique du 16 février 2009
La performance très médiocre de l’équipe de France contre l’Ecosse ce week-end, victoire 22 à 13, s’explique par le changement de discours de son encadrement à la suite du match en Irlande.
Marc Lièvremont écoute trop les médias !
Dès le lendemain du match en Irlande, la presse française est tombée à bras raccourci sur Sébastien Chabal pour nous expliquer, par de grandes explications techniques, que s’il avait traversé le terrain par de grandes charges, c’est que c’était obligatoirement un tricheur, vu qu’il ne pouvait pas être en même temps dans les regroupements. Que la seule explication valable au fait que le pack français ait physiquement subi venait des manquements et des absences du poilu de Sale. Mis à part le fait que cela permettait à beaucoup de journalistes de régler leur compte a celui qu’ils ont beaucoup de mal à cerner et, surtout, à celui que le grand public a adopté sans leur consentement officiel à eux, les spécialistes, ces derniers ont passé sous silence 2 choses : la qualité de l’équipe d’Irlande et de son axe 2ième et 3ième ligne et aussi le manque de puissance avéré de la 3ième ligne française telle qu’elle se compose. Deux points qui permettent d’expliquer beaucoup de choses sur ce match.
Le problème avec cette situation, c’est que si le sélectionneur français écoute trop la presse et change complètement son fusil d’épaule, en se focalisant maintenant sur le combat là où, la semaine précédente, il ne parlait que d’attaque à tout va, il va couper le lien avec les joueurs. Ceux-ci ne peuvent pas comprendre comment on peut leur dire tout et son contraire. Pire même, quel est le message envoyé à l’ensemble des joueurs avec le fait que Chabal ne soit plus titulaire ? Tout simplement que l’encadrement français sort de l’équipe un joueur qui s’est contenté de respecter les consignes des entraîneurs et plutôt bien en plus ! Dramatique car les joueurs qui ont un instinct de survie et veulent rester en équipe de France se disent que moins on les verra, plus ils ont de chance de rester. Ce raisonnement parait évident quand on voit d’un côté le sort réservé à Sébastien Chabal et, de l’autre, celui réservé à Yannick Jauzion même si ce dernier profite encore de son statut passé.
En tout cas, ce qui s’est passé lors de la préparation du match contre l’Ecosse et qui s’est traduit sur le terrain par un comportement emprunté des joueurs, reflète une perte de lien entre les joueurs et l’encadrement qui traduit une incompréhension qui, si elle n’est pas remise à plat très vite, peut avoir des conséquences néfastes par la suite.
Un manager, Jo Maso, qui ne sert toujours à rien !
Que les 3 jeunes entraîneurs de l’équipe de France soient le nez dans le guidon et manquent de recul face à la situation, c’est finalement normal. Que personne ne les aide, c’est par contre grave. C’est même une faute professionnelle de la part du manager, Jo Maso, à qui la tâche devrait revenir. En place depuis 1999, possédant le vécu de 3 Coupes du Monde, le rôle du manager de l’équipe de France devrait être d’être capable d’avoir le recul nécessaire pour conseiller l’encadrement et les aider dans leurs choix. Ce qui aurait dû se traduire en première année, par la modération d’un discours trop radical et, en deuxième année, c’est à dire maintenant, par le maintien du cap du jeu, en modérant les critiques de la presse après le match en Irlande.
Pas la peine d’en rajouter, Jo Maso ne le fera pas, ce n’est pas dans sa nature. Par contre, il est essentiel que l’équipe de France se dote des structures les plus efficaces possibles pour être performante. De fait, j’en appelle au remplacement de Jo Maso par Philippe Sella, comme cela a été annoncé après la Coupe du Monde 2007 ratée pour justement améliorer l’encadrement. L’échange de points de vue entre l’ancien recordman des sélections et les jeunes entraîneurs se fera, à mon avis, plus facilement et surtout dans les 2 sens ce qui aurait pu permettre d’éviter l’aberration de ce week-end où on a vu des joueurs français ne sachant pas quoi faire sur le terrain.
Il aurait fallu garder le cap après l’Irlande !
J’ai toujours le sentiment que l’équipe de France a livré un bon match en Irlande mais qu’elle n’était pas construite d’une manière suffisamment équilibrée pour l’emporter ( confère ma chronique de la semaine dernière ). Du coup, il me parait normal que l’encadrement se soit appuié sur les enseignements de ce match, et surtout ceux positifs au niveau de l’animation offensive, pour préparer le match contre l’Ecosse. Le discours sur l’attaque ne devait pas changer même si, bien sûr, il fallait insister sur les phases de combat et l’obligation d’être performant à ce niveau-là. Ne pas changer la composition d’équipe permettait de conforter le message tenu au joueur même si une modification en 3ième ligne me paraissait indispensable. 
Psychologiquement, un tel changement dans l’attitude de l’encadrement était primordial. Il aurait permis aux joueurs français de se sentir fort au moment d’attaquer le match et non pas de se retrouver sous la pression négative de ne pas avoir droit à la défaite avec, en plus, celle, bloquante, de ne pas exactement savoir quel type de jeu demande le staff…

Présentation de France – Ecosse du 14 février 2009

13 février 2009

Pour savoir pourquoi les Français doivent se méfier de leurs adversaires, cliquez sur la vidéo :
[vimeo]http://www.vimeo.com/3198092[/vimeo]

Equipe de France, ce n’est pas prêt de s’arranger !

9 février 2009

De grosses erreurs de casting !

Déficit de puissance en 3ième ligne :

Avant le match, on pouvait craindre que la 3ième ligne française composée de Harinordoquy, Ouedraogo et Dusautoir manque de puissance face à un adversaire très armé à ce niveau-là. Le staff a tenté un coup de poker en renforçant son alignement pour contrer son adversaire en touche et le priver de ballon. Le problème c’est que, en face, non seulement l’Irlande possède un des 3 meilleurs preneurs de balle au monde avec Paul O’Connell mais, en plus, 6 joueurs du pack jouent toute la saison ensemble avec le Munster. Autant dire que l’organisation en touche est, chez eux, trop parfaite, pour qu’avec une semaine d’entraînement, les Français soient capables de les contrer. Coup de poker raté, donc, qui s’est, en plus, transformé en handicap rédhibitoire tout au long du match !

Chabal à l’aile, la vie est belle !

Positionner Chabal en deuxième ligne pour ensuite lui demander d’occuper, sur le terrain, le rôle d’un 3ième ligne, quel coup de génie ! J’avoue que je n’y aurais jamais pensé ! Ça a, effectivement, très bien marché en attaque, beaucoup moins dans le combat et sur les points de rencontre. Du coup, les Français ont encore plus subi le défi physique alors que leurs adversaires avaient décidé de leur imposer l’épreuve de force au près. Est ce qu’il n’aurait pas été plus simple de mettre d’entrée une seconde ligne Millo-Chlusky Nallet bien équipée pour le combat et mettre Chabal en 3ième ligne centre entouré de Harinordoquy et Dusautoir ?

De cette façon, l’équipe de France aurait toujours proposé un alignement à 4 sauteurs tout en renforçant à la fois son 5 de devant dans le combat et sa 3ième ligne en termes de puissance. Mais, c’est sûrement une solution trop simple pour être envisageable et puis, surtout, il aurait fallu admettre finalement que, le meilleur troisième ligne Français, c’est Sébastien Chabal…

Des fautes trop nombreuses qui viennent avant tout de ce déficit de puissance :

Il ne faut pas s’y tromper. Si les joueurs Français ont été plus pénalisés que leurs adversaires, cela vient d’abord de ce déficit de puissance qui les a obligés à subir sur les points d’impacts. Du coup, soit les joueurs tricolores se trouvaient isolés dans la marée verte soit ils ressentaient une certaine frustration qui, progressivement, les poussaient à faire des fautes. Résultat à chaque fois, pénalité contre la France. Perdre le combat à bien des conséquences, notamment sur le nombre de pénalités sifflées à son encontre !

 

Des joueurs Français en manque de fraîcheur physique et de travail collectif :

Mis à part les joueurs qui ont été longtemps blessés comme Poitrenaud et Fritz, les meilleures armes offensives de la France que sont Yannick Jauzion et Cedric Heymans marquent actuellement le pas et l’équipe de France souffre de fraîcheur physique face à des joueurs comme les Irlandais qui gèrent leur saison et jouent beaucoup moins que leurs adversaires. Le problème risque de se reproduire contre l’Ecosse et le Pays de Galles, matchs qui, heureusement, arrivent tôt dans le Tournoi.

Jouer contre une équipe qui sélectionne ses joueurs à partir principalement de 2 provinces a encore plus insisté sur le déficit d’entraînement de l’équipe de France par rapport à ses adversaires. La différence entre les 2 équipes au niveau de l’organisation en touche était criarde ce week-end et s’explique principalement par le fait que 6 joueurs Irlandais viennent du Munster et ont, donc, la possibilité, à longueur d’année, de s’entraîner ensemble. Soit.

Le même constat peut aussi être fait vis à vis des Ecossais, des Gallois et des Anglais. Toutes ces équipes s’entraînent beaucoup plus que ne le fait l’équipe de France.

Si les bleus auront, à la fin de la compétition, une certaine cohésion après ces 7 semaines de vie commune, le problème, c’est que c’est à l’entame du Tournoi qu’il aurait fallu l’avoir ! Quand on voit le récital offert par les Gallois face à l’Ecosse, il est certain que les joueurs du poireau ont travaillé dur collectivement depuis les matchs de l’automne pour continuer à améliorer leur jeu. Nous, avec, un stage de 3 jours pour tout viatique, nous arrivons dans la compétition en rodage, capable d’être performant sur l’axe de travail de la semaine, le jeu d’attaque, et défaillant sur tout le reste.

 

La France, au mieux 7ième nation mondiale !

La France a le potentiel pour être une des meilleures équipes du monde. Mais tant que sa gestion reposera sur le bricolage à la petite semaine, il ne faut pas espérer mieux que la 7ième place dans la hiérarchie mondiale. Car si l’organisation de la saison de l’équipe tricolore n’a pas progressé ces 5 dernières années, il n’en est pas de même de nos adversaires. Ceux-ci travaillent de plus en plus collectivement sous forme de stages tout au long de la saison pour attaquer les compétitions avec des collectifs dont la cohésion est affirmée et performante. On vient de le payer comptant en Irlande, il est à craindre que l’expérience ne se renouvelle contre le Pays de Galles…

Quel résultat final pour la France dans ce Tournoi ?

9 février 2009

Ce week-end, en perdant contre la 8ième nation au classement IRB, on a eu la confirmation que la France ne mérite pas mieux que la 7ième place que, d’ailleurs, du coup, elle risque de perdre très vite. Cette 1ère journée du Tournoi 2009 a vraiment dégagé les forces en présence. Si l’on tient compte du calendrier des matchs à venir et des prestations de chaque équipe sr ces premières rencontres, les choses paraissent même assez simples.

Quel vainqueur ?

Le Pays de Galles est le grand favori pour se succéder à lui-même. Cette équipe est belle à voir et seule, une possible faiblesse en touche peut l’handicaper dans sa marche.

L’Irlande peut être un formidable challenger et se doit d’aller disputer le Grand Chelem lors de son dernier match à … Cardiff, pour ce qui pourrait être une fantastique finale pour cette édition.

Quelle place pour la France ?

La France a la possibilité de jouer les troubles fêtes et de profiter d’une égalité à 3 à condition de battre le Pays de Galles au Stade de France le 27 février. Sinon elle disputera les places 3 et 4 avec l’Angleterre. Cette dernière devrait prendre une leçon de rugby à Cardiff le week-end prochain et ensuite traîner sa peine et ses doutes pour espérer assurer une 4ième place, difficilement mieux.

Une cueillere de bois ?

Pour la cuillère de bois, favori l’Italie même si elle vaut beaucoup mieux que ce que l’on a vu samedi. L’Ecosse peut causer une ou deux surprises car cette équipe est en progrès mais devrait, malgré tout, finir 5ième.

L’équipe de Bénézech du 9 février 2009

9 février 2009
A la suite des premiers matchs du Tournoi des VI Nations de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Malgré la défaite, les joueurs tricolores ont su individuellement se mettre en évidence à l’égal de leurs vainqueurs et surtout des Gallois, impressionnant en Ecosse. Malgré la parodie de match de rugby, Sergio Parisse a réussi à montrer tout son talent dans un contexte on ne peut plus défavorable. Quelle performance ! 
Equipe de Bénézech du 9 février 2009 :
Arrière : Byrne ( Galles )
Ailiers : S. Williams ( Galles ) –  Malzieu ( France )
Centres : Roberts ( Galles ) - Fritz ( France )
Ouvreur : Beauxis ( France )
Demi de mêlée : Ellis ( Angleterre )
3ième lignes : Parisse ( Italie ) – Haskell ( Angleterre ) - Wallace ( Irlande )
2ième lignes : Chabal ( France ) - O’Connell ( Irlande )
1ère Lignes : Jenkins ( Galles ) –  Flannery ( Irlande ) - Horan ( Irlande )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !