Chronique du lundi 26 janvier 2009
Pendant 3 jours, cette semaine, l’équipe de France est en stage pour préparer l’ouverture du Tournoi des VI Nations, le 7 février prochain en Irlande. Justement, le résultat de ce match devrait conditionner toute la saison de l’équipe de France. Attention danger, donc !
Une saison compliquée par sa configuration :
Cette saison, l’équipe de France a un parcours des plus difficile. Pendant le Tournoi, elle se déplacera en Irlande et en Angleterre, ne jouant à domicile que 2 fois, contre l’Ecosse et le Pays de Galles. Avec le danger de recevoir une équipe Galloise, vainqueur du Grand Chelem 2008, qui, par sa capacité à produire un important volume de jeu et la confiance acquise la saison dernière, représente une menace sérieuse, même au Stade de France. Ensuite, en juin, l’équipe de France rencontrera 2 fois la Nouvelle Zélande et 1 fois l’Australie, à un moment où le joueur Français ne rêve que de vacances et le joueur de l’hémisphère Sud est, lui, au contraire, frais et plein de détermination au moment d’attaquer le début de sa saison internationale. Enfin, pour terminer, la tournée de l’automne verra l’équipe de France recevoir les Champions du Monde Sud-Africains et, à nouveau, la Nouvelle Zélande. Difficile avec un tel programme d’annoncer que l’objectif de l’équipe de France, cette saison, sera de rester invaincu !
Le résultat en Irlande donnera la tendance pour toute la saison :
Du coup, cette saison, plus encore que d’habitude, le premier match de l’année donnera vraiment le tempo pour la suite. Gagner en Irlande le 7 février, permettrait à Marc Lièvremont, Emile N’Tamack et Didier Rétière de préparer les rencontres suivantes avec quelques certitudes et surtout la possibilité de monter en puissance dans l’organisation et le dispositif offensif de l’équipe. Ce qui pourrait permettre d’arriver au match du 15 mars à Twickenham avec 3 victoires successives dans la besace et un bon coup à jouer face à des anglais qui n’auront peut-être pas les mêmes certitudes. Du coup, en gagnant en plus en Italie pour le match de clôture, la France réaliserait un Tournoi au moins satisfaisant et peut-être même parfait. Ce qui permettrait, quoi qu’il arrive dans l’hémisphère Sud, de garantir une évaluation positive du travail des sélectionneurs pour au moins cette partie majeure de leur saison.
Dans l’autre hypothèse, une défaite en ouverture du Tournoi aurait bien des conséquences négatives. Obligés de réagir immédiatement lors de la réception de l’Ecosse, le staff et les joueurs reverraient à la baisse leurs ambitions de jeu et se concentreraient sur les habituels basiques, conquête et défense. Le Pays de Galles, ensuite, se déplacerait au Stade de France avec l’ambition de réussir un coup face à une équipe au bilan alors mitigé et pas totalement maître de son jeu. Que dire, enfin, du déplacement en Angleterre où, bien sûr, un coup est toujours possible mais ce serait alors sous la forme du simple et éphémère exploit plutôt que, comme dans la première hypothèse, de la confirmation de la montée en puissance de l’équipe de France. Si l’on ajoute des résultats négatifs en juin, le trio d’entraîneur se retrouverait avec un bilan chargé en défaites aux deux tiers de leur saison et l’obligation de réussir l’exploit à l’automne pour sauver la 7ième place de la France au classement IRB. Pas simple.
Le match en Irlande constitue donc plus qu’une mise en route. Si l’année 2009 doit marquer une progression dans la construction de l’équipe de France objectif 2011, que ce soit au niveau des joueurs ou de la capacité de cette équipe à produire du jeu, il est indispensable, impératif, que dis-je, obligatoire, de gagner à Crock Park face à une équipe d’Irlande qui, cette année, en plus d’avoir des bons joueurs a aussi un bon entraîneur. A bon entendeur…
3 jours de stage : Le minimum du minimum.
L’équipe de France est en stage cette semaine pour 3 jours. Cela peut sembler un énorme progrés pour le rugby français et la garantie de performance pour l’équipe de France. Je crois que c’est surtout un minimum, notamment face à ce qui se fait chez nos concurrents directs. L’Angleterre s’envole aujourd’hui pour un stage d’une semaine au Portugal avec son squad complet. L’Irlande, justement, et le Pays de Galles vont pouvoir profiter cette semaine de l’organisation de leur rugby en provinces pour récupérer les joueurs présélectionnés pour, eux aussi, s’entraîner toute la semaine.
Finalement, les 3 jours d’entraînements des joueurs français sont vraiment un minimum pour que l’équipe de France ne soit pas trop désavantagée vis à vis de ses adversaires. Et ce d’autant plus qu’une sorte d’accord tacite a été passé entre Marc Lièvremont et les entraîneurs de club pour qu’il n’y ait pas d’entraînement avec opposition pendant ce stage, de manière à ne pas mettre à risque les organismes des joueurs. Ce qui revient à se priver de la seule vraie manière de tester les automatismes des différents stagiaires et leur propension à développer les systèmes de jeu travaillés face à une défense organisée. Dommage mais être entraîneur de l’équipe de France oblige, de toute façon, à se contenter de peu de moyens…
PRONOSTIC DE LISTE DES 23 POUR IRLANDE – FRANCE :
Barcella- Faure – Swarsweski – Servat – Mas- Lecouls – Nallet- Thion- Chabal- Harrinordoquy- Picamoles- Ouedraogo -Dusautoir – Tillous-Bordes – Ellisalde – Beauxis- Jauzion- Baby- Fritz – Rougerie – Heymans – Médard- Palisson.
Pendant 3 jours, cette semaine, l’équipe de France est en stage pour préparer l’ouverture du Tournoi des VI Nations, le 7 février prochain en Irlande. Justement, le résultat de ce match devrait conditionner toute la saison de l’équipe de France. Attention danger, donc !
Une saison compliquée par sa configuration :
Cette saison, l’équipe de France a un parcours des plus difficile. Pendant le Tournoi, elle se déplacera en Irlande et en Angleterre, ne jouant à domicile que 2 fois, contre l’Ecosse et le Pays de Galles. Avec le danger de recevoir une équipe Galloise, vainqueur du Grand Chelem 2008, qui, par sa capacité à produire un important volume de jeu et la confiance acquise la saison dernière, représente une menace sérieuse, même au Stade de France. Ensuite, en juin, l’équipe de France rencontrera 2 fois la Nouvelle Zélande et 1 fois l’Australie, à un moment où le joueur Français ne rêve que de vacances et le joueur de l’hémisphère Sud est, lui, au contraire, frais et plein de détermination au moment d’attaquer le début de sa saison internationale. Enfin, pour terminer, la tournée de l’automne verra l’équipe de France recevoir les Champions du Monde Sud-Africains et, à nouveau, la Nouvelle Zélande. Difficile avec un tel programme d’annoncer que l’objectif de l’équipe de France, cette saison, sera de rester invaincu !
Le résultat en Irlande donnera la tendance pour toute la saison :
Du coup, cette saison, plus encore que d’habitude, le premier match de l’année donnera vraiment le tempo pour la suite. Gagner en Irlande le 7 février, permettrait à Marc Lièvremont, Emile N’Tamack et Didier Rétière de préparer les rencontres suivantes avec quelques certitudes et surtout la possibilité de monter en puissance dans l’organisation et le dispositif offensif de l’équipe. Ce qui pourrait permettre d’arriver au match du 15 mars à Twickenham avec 3 victoires successives dans la besace et un bon coup à jouer face à des anglais qui n’auront peut-être pas les mêmes certitudes. Du coup, en gagnant en plus en Italie pour le match de clôture, la France réaliserait un Tournoi au moins satisfaisant et peut-être même parfait. Ce qui permettrait, quoi qu’il arrive dans l’hémisphère Sud, de garantir une évaluation positive du travail des sélectionneurs pour au moins cette partie majeure de leur saison.
Dans l’autre hypothèse, une défaite en ouverture du Tournoi aurait bien des conséquences négatives. Obligés de réagir immédiatement lors de la réception de l’Ecosse, le staff et les joueurs reverraient à la baisse leurs ambitions de jeu et se concentreraient sur les habituels basiques, conquête et défense. Le Pays de Galles, ensuite, se déplacerait au Stade de France avec l’ambition de réussir un coup face à une équipe au bilan alors mitigé et pas totalement maître de son jeu. Que dire, enfin, du déplacement en Angleterre où, bien sûr, un coup est toujours possible mais ce serait alors sous la forme du simple et éphémère exploit plutôt que, comme dans la première hypothèse, de la confirmation de la montée en puissance de l’équipe de France. Si l’on ajoute des résultats négatifs en juin, le trio d’entraîneur se retrouverait avec un bilan chargé en défaites aux deux tiers de leur saison et l’obligation de réussir l’exploit à l’automne pour sauver la 7ième place de la France au classement IRB. Pas simple.
Le match en Irlande constitue donc plus qu’une mise en route. Si l’année 2009 doit marquer une progression dans la construction de l’équipe de France objectif 2011, que ce soit au niveau des joueurs ou de la capacité de cette équipe à produire du jeu, il est indispensable, impératif, que dis-je, obligatoire, de gagner à Crock Park face à une équipe d’Irlande qui, cette année, en plus d’avoir des bons joueurs a aussi un bon entraîneur. A bon entendeur…
3 jours de stage : Le minimum du minimum.
L’équipe de France est en stage cette semaine pour 3 jours. Cela peut sembler un énorme progrés pour le rugby français et la garantie de performance pour l’équipe de France. Je crois que c’est surtout un minimum, notamment face à ce qui se fait chez nos concurrents directs. L’Angleterre s’envole aujourd’hui pour un stage d’une semaine au Portugal avec son squad complet. L’Irlande, justement, et le Pays de Galles vont pouvoir profiter cette semaine de l’organisation de leur rugby en provinces pour récupérer les joueurs présélectionnés pour, eux aussi, s’entraîner toute la semaine.
Finalement, les 3 jours d’entraînements des joueurs français sont vraiment un minimum pour que l’équipe de France ne soit pas trop désavantagée vis à vis de ses adversaires. Et ce d’autant plus qu’une sorte d’accord tacite a été passé entre Marc Lièvremont et les entraîneurs de club pour qu’il n’y ait pas d’entraînement avec opposition pendant ce stage, de manière à ne pas mettre à risque les organismes des joueurs. Ce qui revient à se priver de la seule vraie manière de tester les automatismes des différents stagiaires et leur propension à développer les systèmes de jeu travaillés face à une défense organisée. Dommage mais être entraîneur de l’équipe de France oblige, de toute façon, à se contenter de peu de moyens…
PRONOSTIC DE LISTE DES 23 POUR IRLANDE – FRANCE :
Barcella- Faure – Swarsweski – Servat – Mas- Lecouls – Nallet- Thion- Chabal- Harrinordoquy- Picamoles- Ouedraogo -Dusautoir – Tillous-Bordes – Ellisalde – Beauxis- Jauzion- Baby- Fritz – Rougerie – Heymans – Médard- Palisson.