Pour voir mes commentaires sur la sélection des 23 pour le premier match de l’équipe de France dans le Tournoi, le 7 février en Irlande, cliquez sur la vidéo:
[vimeo]http://www.vimeo.com/3027002[/vimeo]
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Pour savoir pourquoi le match Stade Français – Perpignan, de la 16ième journée de Top14, a tellement d’importance, cliquez sur la vidéo !
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Pour savoir pourquoi Toulouse va réussir l’exploit à Bath, cliquez sur la vidéo
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Chronique du 19 janvier 2009
Et si la défaite surprise des Toulousains ce week-end n’était pas, finalement, la meilleure façon de préparer le match décisif de dimanche prochain à Bath ?
Des joueurs dans le confort de la victoire :
S’ils ont perdu contre Edimbourg, c’est que, apparemment, les joueurs Toulousains étaient tombés dans le confort et l’auto-satisfaction procurés par leur série de 15 victoires. Bien sur, s’ils avaient joué Bath ce week-end, ils auraient été capables de produire un tout autre rugby que celui, pauvre, proposé contre Edimbourg.
Mais est-ce que cela aurait suffit ? Pas sur, car pour battre l’équipe anglaise, il faut des joueurs capables, pendant 80 minutes, de tout donner, d’avoir l’esprit de sacrifice et la capacité psychologique pour être à fond tout le temps, ce qui ne semble pas être le cas après cet enchaînement de 15 victoires successives qui a laissé penser aux stadistes que, quoi qu’ils fasssent, ils allaient gagner le match. Et ce week-end, le quoi qu’ils fassent a fait que à chacun a laissé son partenaire aller au combat à sa place pour pouvoir jouer les bons ballons. Le problème, c’est que, quand 15 joueurs pensent la même chose, obligatoirement ça ne laisse pas beaucoup de monde dans les regroupements.
Une équipe type qui n’est pas interchangeable :
Tout le monde a beau s’extasier sur la profondeur de l’effectif toulousain et le nombre d’internationaux qui le compose, la vérité est que Toulouse possède à certains postes des joueurs sans équivalents. Ce qui fait que, quand ces joueurs sont au repos, obligatoirement le rendement de l’équipe s’en ressent.
C’est ce qui s’est passé ce week-end avec la non titularisation de Kelleher bien sûr mais aussi de Lecouls, la mêlée Toulousaine a été loin d’être conquérante, Servat, infatigable batailleur, Dusautoir, qui est le baromètre de la troisième ligne, Fritz et Médard, les trois-quarts les plus en forme, et même de Pelous, qui aurait eu la capacité de pousser un coup de gueule très vite dans le match pour recadrer ses avants. Si l’on ajoute à cela le match raté de Frédéric Michalak, le fait que Jauzion et Heymans semblent manquer actuellement de fraîcheur et la défense catastrophique de la paire Kunavore, Clerc, on détient, en grande partie, l’explication à la défaite de samedi. Bien sûr, dimanche prochain, la composition d’équipe sera toute autre.
Bath, un exploit tout à fait possible :
L’équipe de Bath est très solide et ne semble pas présenter de faille dans son organisation : un pack solide en conquête et suffisamment mobile, une charnière expérimentée et bonne gestionnaire de l’alternance, une ligne de trois-quarts qui a des jambes et propose sans cesse, le tout avec une excellente conservation du ballon pour multiplier les temps de jeu et une organisation défensive très au point, voilà les forces d’une des meilleures équipes du championnat anglais. Autant dire que le défi Toulousain est de taille.
Mais, justement, après la claque reçu par les écossais d’Edimbourg, les Toulousains sont vexés et, du coup, vont mettre les bouchées doubles dans la préparation de ce match. Une des clés de la rencontre va être l’affrontement des avants. Le pack de Bath est lourd et, normalement, le match aurait du s’équilibrer à ce niveau. Mais un huit Toulousain vexé peut trouver les ressources morales pour bouger son adversaires et le mettre sur le reculoir. Du coup, la troisième ligne anglaise se verrait prise dans l’étau alors que sa rivale aurait le champ libre pour intervenir au large. D’un coup, le rapport de force serait inversé et les trois-quarts Toulousains auraient des soutiens et des situations de surnombre là où leur adversaires seraient en infériorité. Comme le Stade Toulousain reste une équipe qui ne gâche généralement pas les occasions quand elles se présentent, les Toulousains seraient en position de force pour l’emporter.
Comme quoi, même les meilleures équipes ont besoin d’une défaite de temps en temps pour se remettre l’esprit au clair !
Pour savoir pourquoi ce match n’est pas un simple match de HCup pour Perpignan cliquez sur
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Fait marquant : Le maintien devrait finalement se jouer entre 3 clubs pour 2 places avec Mont-de-Marsan qui parait de plus en plus condamné et Castres ou Toulon pour la deuxième place de relégué. Rendez-vous, dès à présent, le 28 mars pour un Castres – Toulon qui vaudra cher, très cher.
Mention spéciale à Bayonne qui a fait un sans faute à Montauban : les joueurs Bayonnais passent complètement à côté de leur 1ère mi-temps pris entre digestion et sieste du début d’après-midi, laissant leur adversaire du jour marquer 15 points en toute quiétude. Les Basques se réveillent finalement en sursaut, ce qui apparemment les énerves au point de prendre 3 cartons jaunes par Martin, Lafond puis Bolovacu, ce qui est normalement rédhibitoire pour espérer gagner un match. Mais, décidé malgré tout à jouer au rugby, ils prennent le match par le bon bout en 2ième mi-temps, marquent 13 points pour, au coup de sifflet final, venir mourir à 2 points de leur adversaire. Et comme si ça ne suffisait pas, Richard Dourthe décide de s’y mettre, faisant auprès des médias une sortie fracassante sur l’arbitrage au point d’évoquer des pratiques sexuelles que réprouve l’église… Autant dire que les Bayonnais ont été, ce week-end, champion du monde de la bêtise ! Bravo à eux…
Le joueur du week-end : Un jeune débutant au poste d’arrière de Clermont du nom de… Aurélien Rougerie qui en attaque a amené puissance et vitesse à tous les niveaux de la ligne de trois-quart, ce qui ajouté aux dangers Nalaga et Malzieu rend l’attaque Auvergnate irrésistible. A revoir notamment face à un adversaire qui le mettra défensivement sous pression…
PROD2 : Mention spéciale à l’arbitre de Racing – Agen, Mr Piraveau, qui malgré la pression des 2 clubs qui auraient aimé jouer a préféré donner la priorité à la sécurité des joueurs avec un terrain qui n’était pas loin d’être jouable mais qui restait malgré tout dangereux.