Archives pour novembre, 2008

Montpellier a joué plus qu’un match.

17 novembre 2008

En rencontrant Paris ce vendredi, Montpellier ne jouait pas qu’un simple match de rugby. Après avoir perdu à domicile contre Perpignan et Bourgoin, les Héraultais n’avaient plus le choix s’ils voulaient conserver leur progression. Un nouvel échec aurait été un vrai handicap non seulement pour le reste de la saison mais aussi pour les futures. Explications.
L’obligation de toujours progresser :                                                                                                            Le club de Montpellier s’est construit en un dizaine d’années partant du groupe B ( ancêtre de la ProD2 ) et d’un stade de seconde zone pour arriver à faire partie des 10 meilleurs clubs français et à jouer dans un magnifique stade de 15000 places dédié au rugby. Depuis la remontée en Top14, chaque saison a marqué une progression. C’était infime au début où seul le maintien comptait mais maintenant les objectifs sont affichés : finir dans les 6 premiers cette saison pour se qualifier pour la HCup et viser ensuite les 4 premières places.
Pour finir dans les 6 premiers, il ne faut pas obligatoirement rester invaincu à domicile mais le nombre de défaites acceptables ne doit pas dépasser 3 ou 4 selon les saisons. Or, après le loupé de Bourgoin, les Montpelliérains devaient à tout prix gagner ce match pour maintenir leur vitesse de croisière qui est pour le moment correcte grâce aux victoires à l’extérieur à Dax, Mont de Marsan et Castres. De plus, battre un des favori au titre, même en cette période troublée par les matchs internationaux, est un résultat important pour que l’équipe se mette dans sa nouvelle peau de possible qualifié européen.
Un message fort aux joueurs cadres : Si pour le court terme la victoire était indispensable, elle a aussi des incidences sur le long terme. L’équipe de Montpellier a non seulement le mérite de s’être construite toute seule mais aussi d’avoir su s’appuyer sur la formation en sortant une génération de joueurs exceptionnelle avec, en figure de prou, les 4 Fantastiques : Trinh Duc, Ouedraogo, Picamoles et Thomas. Or, ces joueurs sont de plus en plus sollicités. Louis Picamoles, par exemple, est déjà annoncé comme la priorité de Toulouse pour la saison prochaine. Il est indispensable pour Montpellier, si le club veut les conserver, de continuer la progression et de se qualifier en HCup la saison prochaine. Sans un tel résultat, le risque est grand que ces joueurs veulent continuer à progresser de leur côté et optent pour des clubs qui leur garantissent des matchs de Coupe d’Europe et des demi-finales de championnat. C’est naturel. La victoire face à Paris a ainsi été doublement rassurante. Elle permet de continuer la marche en avant en maintenant Montpellier à la 5ième place du classement et elle montre que le club Héraultais n’est plus très loin des meilleurs clubs français. Elle le montre par le résultat mais aussi par un aspect psychologique qui n’est pas à dédaigner. En gagnant ce week-end sans ses cadres : Trinh Duc est blessé et Picamoles et Ouedraogo en équipe de France, l’équipe a envoyé un signe fort à ces derniers : elle est capable de gagner sans eux ! C’est important car dans l’esprit de ces joueurs cela veut dire qu’il y a dans leur club une force d’ensemble qui rend l’équipe performante et qui ne dépend pas uniquement de leur performance à eux. Ce message est très fort car il rassure à la fois sur la capacité du club à s’installer durablement dans la partie très haute du classement et il indique aux Picamoles, Ouedraogo et autres qu’ils ne seront pas tout le temps sur la brêche pour assurer les résultats de l’équipe, qu’ils pourront aussi se reposer sur leurs coéquipiers et se consacrer à leur carrière internationale. C’est important car c’est aussi une des raison de jouer dans un grand club comme Toulouse.
Pourquoi pas gagner à Bayonne ?                                                                                                               Alors, bien sûr, Montpellier, qui vient de perdre le dernier des 4 Fantastiques puisque Thomas est maintenant appelé en équipe de France, pourrait envoyer un nouveau message dès le week-end prochain en allant s’imposer à Bayonne, concurrent direct pour faire parti du Top6. C’est peut-être en demander beaucoup à une équipe malgré tout affaiblie par l’absence de ses meilleurs joueurs alors que son adversaire n’a, lui, aucun sélectionné. Un point de bonus défensif serait déjà un bon message envoyé pour rassurer tout le monde sur le futur proche et même le long terme d’un club qui à tous les égards mérite le respect.

Le baromètre du 15 novembre

16 novembre 2008

Au niveau international :
Le fait du week-end :
L’Argentine repasse devant l’Angleterre pour la 4ième place au classement IRB et la France reste en ambuscade. Si les tricolores battent l’Australie et que l’Angleterre perd contre l’Afrique du sud le week-end prochain, les français pourraient coiffer tout le monde sur le poteau et être classé 4ième au moment du tirage au sort des poules de qualification de la Coupe du Monde, ce qui garantit d’éviter les 3 premiers c’est à dire l’Afrique du Sud, la Nouvelle Zélande et l’Australie. Que tout le monde retienne son souffle !
L’action du week-end : le plaquage de Mortlock sur Flutey lors d’Angleterre-Australie. Les 2 joueurs arrivent lancés, à pleine vitesse. Sur le choc, chacun s’arrête net, voire même recule de quelques centimètres. Mortlock est le plus prompt à réagir et plaque à nouveau son adversaire, le soulevant cette fois du sol pour le projeter au sol sans que l’arbitre ne siffle faute. Impressionnant !
Au niveau Top14 :
Le fait du week-end : la nouvelle défaite de Bourgoin, ce qui place ce club en position de relégable. Tout va mal chez les Berjalliens qui n’arrivent pas à enrayer cette spirale de la défaite alors que le week-end prochain, se présente à Pierre Rajon le Stade Toulousain qui joue mal mais gagne toujours.
Le gag du week-end : L’essai de Damien Chouly qui profite d’une « tête » de Farid Sid et sous la surprise de la défense s’en va, tout seul, marquer. Cet essai est accordé parce que, bizaremment, une tête n’est pas considéré comme un en-avant là oû une poitrine l’est et que surtout Damien Chouly part de derrière Sid pour attraper le ballon et n’est donc pas hors-jeu. Dommage pour Biarritz qui faisait plutôt jeu égal à ce moment-là !
L’espoir à suivre : Arnaud Pic, le demi de mêlée de Brive confirme lors du derby ses premières sorties de haut niveau la saison passée sous les couleurs de… Clermont !

L’équipe Top 14 de Bénézech du 15 novembre

16 novembre 2008

A la suite des matchs du Top14 de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné !
Equipe de Bénézech du 15 novembre 2008 :
Arrière : Burger ( Perpignan )
Ailiers : Gasnier ( Paris ) – Planté ( Perpignan )
Centres : Welsh ( Montpellier ) – Marticorena ( Dax )
Ouvreur : James ( Clermont )
Demi de mêlée : Audy ( Montauban )
3ième lignes : Tekori ( Castres ) – Claasen ( Brive ) – Vosloo ( Brive )
2ième lignes : Maestri ( Toulon ) – Linde ( Bayonne )
1ère Lignes : Boyoud ( Dax ) – Caudullo ( Montpellier ) – Chobet ( Perpignan )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

L’Equipe internationale de Bénézech du 15 novembre

16 novembre 2008

A la suite des matchs internationaux de ce week-end, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné !
Equipe de Bénézech du 15 novembre 2008 :
Arrière :   Armitrage ( Angleterre )
Ailiers :  Malzieu ( France ) – Rokocoko ( N-Zélande )
Centres : Mortlock ( Australie ) –  Baby ( France )
Ouvreur : Giteau ( Australie )
Demi de mêlée :  O’Leary ( Irlande )
3ième lignes : McCaw ( N-Zélande ) - Wallace ( Irlande ) - Rees ( Angleterre )
2ième lignes : Millo-Chluski ( France ) - Williams ( N-Zélande )
1ère Lignes : Nieto ( Italie ) - Moore ( Australie ) -   Robinson ( Australie  )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Présentation France – Iles du Pacifique du 15 novembre

14 novembre 2008

 

Pour découvrir la présentation de la rencontre France – Iles Pacifique du samedi 15 novembre à Sochaux, cliquez sur la vidéo :
[vimeo]http://www.vimeo.com/2240530[/vimeo]

Pourquoi l’équipe de France ne peut pas bien jouer !

9 novembre 2008

L’équipe de France a gagné. Ouf ! A mal jouer autant que ce soit pour une bonne raison, la victoire. Mais est ce que c’était une vraie volonté affichée par l’encadrement ou est ce que les joueurs ont des circonstances atténuantes pour s’être créés si peu d’occasions de marquer ? 
La responsabilité argentine :                                                                                                                               Les Pumas sont une équipe difficile à jouer dont l’objectif unique était ce samedi de ralentir le jeu des français et de les mettre sous pression dans leur propre camp pour provoquer leurs fautes Ca a failli marcher s’il n’y avait eu justement une faute… argentine dans un regroupement qui permit aux français de basculer à 12 à 6 et d’éviter que, sur les dernières minutes du match, les argentins n’arrachent l’égalisation sur la dernière pénalité qu’ils ont, du coup, été obligé de jouer à la main. Bravo quand même à cette équipe qui a bien appliqué la stratégie décidée avant le match et ce, même si ce n’était pas spectaculaire.
Des faiblesses Argentines non exploitées :                                                                                     Néanmoins la performance des Pumas n’expliquent pas tout. Quand on étudie les faiblesses de cette équipe on se rend compte du manque de valeur ajouté du triangle arrière Stortoni – Leonelli – Agulla, à la vitesse et au sens de l’attaque limité. Il aurait été intéressant d’aller défier ces 3 là plus souvent que cela n’a été fait. Le problème c’est qu’en plaçant Maxime Médard arrière et Cédric Heymans ailier plutôt que le contraire, les entraîneurs ont mis beaucoup de pression sur les épaules du jeune toulousain d’autant plus qu’il était évident avant le match que l’arrière français, quel qu’il soit, allait subir le feu de la mitraille adverse. En inversant les postes entre les 2 toulousains Marc Lièvremont aurait permis à Maxime Médard d’appréhender sa première sélection avec moins de pression et surtout aurait offert l’opportunité au plus expérimenté, Cédric Heymans, de faire le tri dans les ballons et d’en relancer judicieusement quelques uns de plus. C’est dans ce désordre là que les Argentins auraient pu être déstabilisés. 
Un flottement de la ligne de trois-quart :                                                                                             Autant dès les premières minutes les avants cornacqués par Jean-Baptiste Ellisalde ont rassuré en assurant une quantité suffisante de bons ballons, autant la ligne de 3/4 n’a jamais paru capable de donner de la vitesse à la balle et de créer des brèches dans la défense Argentine sauf une fois, en fin de match, par un débordement de Malzieu. L’axe Skréla – Jauzion -Baby a souvent joué devant la défense de manière arrêté en transmettant mécaniquement le ballon vers l’extérieur.
L’encadrement de l’équipe ne peut se contenter de si peu surtout avec un joueur de la trempe de Yannick Jauzion. Alors qu’il a montré avec le Stade Toulousain qu’il est actuellement en forme, celui-ci n’a pas pesé sur le match comme il aurait dû. En première mi-temps, il ne s’est pas montré capable de franchir le premier rideau défensif adverse et de faire rejouer derrière lui comme il sait normalement le faire, ce qui aurait changé beaucoup de choses dans ce match, les Baby, Heymans, Malzieu et Médard se chargeant alors de finir d’abattre la défense adverse. En deuxième mi-temps, il a même l’occasion de le faire, plaqué par son adversaire avec le haut du corps dégagé et un ou deux partenaires à ses côtés. Il préfère alors aller directement au sol plutôt que de lutter et d’assurer la continuité du jeu, ce qui, en plus, coûtera une pénalité contre l’équipe de France pour non libération du ballon.
Yannick Jauzion entre maintenant dans une phase de sa carrière où il ne doit plus se contenter de réaliser un match exceptionnel de temps en temps mais doit s’imposer comme le meneur des lignes arrières de l’équipe de France. S’il ne souhaite pas le faire de manière vocale car ce n’est pas dans son caractère, il doit néanmoins le réaliser par son implication dans le jeu. Contre l’Argentine, il aurait suffi de 2 courses au milieu de la défense pour que ce soit fait. Juste deux…
Le principe du bricolage :                                                                                                                             Pas question pour l’encadrement du XV de France d’avoir plus de 5 jours pour préparer les joueurs à affronter les meilleures nations du monde. C’est d’un grand ridicule ! Les automatismes entre joueurs au niveau international ne se trouvent pas en quelques minutes d’entraînement ou dans le wagon bar du TGV entre Paris et Marseille. Alors, la victoire est un moindre mal contre une équipe d’Argentine qui, de toute façon, n’a pas eu plus pour préparer ce premier test match. Par contre, attention, l’Australie se profile ! Si on profitera peut-être d’une baisse physique de joueurs qui sont en fin de saison, on trouvera en face de nous une équipe qui se connaît maintenant sur le bout des doigts. Et ce sera la même chose pendant le Tournoi avec des Anglais, des Gallois et des Irlandais qui enchaînent les jours de rassemblement pour rendre leur équipe compétitive. Mais ça,  bien sûr, c’est le dernier soucis de la strucutre fédérale et de ceux qui sont censés mettre en place une stratégie d’excellence au service de l’équipe qui représente l’ensemble du rugby français…

L’Equipe de Bénézech du 10 novembre

9 novembre 2008
Après ce premier week-end de matchs internationaux, voici les joueurs qui, à mes yeux, se sont illustrés.
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
Equipe de Bénézech du 10 novembre 2008 :
Arrière :   Byrne ( Pays de Galles )
Ailiers :  Malzieu ( France ) – Sackey ( Angleterre )
Centres : Contempomi ( Argentine ) –  Nonu ( N-Zélande )
Ouvreur : Pienaar ( Afrique du Sud )
Demi de mêlée :  Weepu ( N-Zélande )
3ième lignes : Harinordoquy ( France ) - Powell ( Pays de Galles ) - Dusautoir ( France )
2ième lignes : Millo-Chluski ( France ) - Alvares-Kairelis ( Argentine )
1ère Lignes : Smit ( Afrique du Sud ) - Ford ( Ecosse ) -   Barcella ( France )

Le baromètre du XV de France

9 novembre 2008

Face à l’Argentine, même si le collectif n’a pas donné totale satisfaction, certaines individualités se sont montrées à leur avantage:
BARCELLA : la mêlée française a globalement donné satisfaction malgré 3 ballons perdus ( au moins un était dû à un mauvais talonnage ) et Fabien Barcella s’est montré très présent et dynamique dans le jeu. Il confirme sa progression et s’installe tranquillement dans la peaux d’un titulaire.
MILLO-CHLUSKI : Solide dans son rôle, il participa à la bonne conquête française avec quelques prises précieuses en touche et sa masse en mêlée. Il se montra aussi important dans le combat au près même le résultat d’ensemble du pack à ce niveau reste insuffisant.
HARINORDOQUY – PICAMOLES – DUSAUTOIR : la 3ième ligne a été la grande satisfaction de la soirée même si c’est dans un rôle individuel que chaque joueur a pesé sur le match. C’est normal, la cohésion viendra avec le temps et les matchs entre ces 3 là. Mention spéciale à Harinordoquy qui en plus de son rôle habituel a fait preuve d’une belle présence aux 4 coins du terrain.
MALZIEU : Seul 3/4 a être vraiment dangereux et entreprenant, c’est bien sûr trop peu mais c’est tout à l’honneur de l’ailier Clermontois qui a su bonifié les rares ballons touchés.
A un degré moindre ELLISALDE, dans un rôle sobre mais très efficace a bien distribué le jeu et a surtout bien utilisé son jeu au pied par dessus la défense.
Au niveau des déceptions, la première et pas la moindre a été le jeu de ligne français. Nos 3/4 n’ont jamais été capables de surprendre une ligne de défense argentine qui pourtant sur les extérieurs ne semblait pas de très haut niveau. Le jeu de passe, à l’exception d’une fois en fin de match, a semblé emprunté, manquant totalement de fluidité et, encore plus grave pour une ligne de 3/4 française, d’inspiration. Il n’y avait pas de fil conducteur à ce niveau et c’est plutôt alarmant pour la suite.
Le principal coupable, au moins en temps que patron des lignes arrières est Yannick Jauzion. Celui-ci a montré avec le Stade Toulousain qu’il est plutôt en forme en ce moment, il se devait de prendre le match a son compte et de hausser le niveau de jeu de l’équipe. Il n’avait pris l’initiative de venir pénétrer dans la ligne de 3/4 adversaire pour passer les bras et faire rejouer à hauteur, ce qui est pourtant sa marque de fabrique. Yannick rentre dans une nouvelle phase de sa carrière où il ne peut plus se contenter de faire un match exceptionnel de temps en temps mais se doit de s’imposer comme le patron sans conteste des lignes arrières de l’équipe de France.
Lionel Nallet, a un niveau moindre et avec l’excuse de manquer de compétition suite à sa blessure, n’a pas eu non plus le rayonnement habituel qu’on lui connait. Avec un peu plus de compétition, il aurait assuré des balayages plus tranchants dans les regroupements qui auraient évité des récupérations Argentines à ce niveau-là.

FRANCE – ARGENTINE LE RETOUR

6 novembre 2008

Pour savoir si, enfin, la France va battre l’Argentine, regardez la vidéo !
[vimeo]http://www.vimeo.com/2172548[/vimeo]

Qui pour la 4ième place ?

3 novembre 2008

Les ronchons et les intrabileux toujours à se plaindre que le Top14 est prévisible et donne toujours les mêmes demi-finalistes peuvent remballer leurs complaintes du lundi ! Cette saison, le Top14 nous offre son lot de surprises et, à ce jour, il parait bien illusoire de savoir qui finira 4ième de la version 2008- 2009 de notre championnat national. Etat des lieux.                                                                
Bayonne peut-il rester 4ième ?                                                                                                                     Les Bayonnais sont pour le moment solidement accrochés à cette place. Après un début de saison plutôt favorable, les Basques ayant reçu 5 fois sur 9, la victoire de ce week-end à Biarritz donne un tout autre statut au classement des Bayonnais. Pour le moment, les résultats correspondent à ceux d’un prétendant aux demi-finales. Seuls points noirs, la défaite à Dax ainsi que la manière dont certaines victoires à domicile ont été acquises, 19-15 contre Mont de Marsan candidat à la rélégation par exemple, laissent encore planer le doute sur la capacité à rester si haut placé dans le classement. 
Bayonne me semble plus à même de jouer la 6ième place que la 4ième mais avec la confiance emmagasinée en ce début de saison, les Bayonnais n’en seront maintenant que plus dangereux. Les 2 prochaines journées vont révéler le vraie niveau de Bayonne : déplacement à Bourgoin et réception de Montpellier. Néanmoins, les Basques sont solides devant et commencent à mettre en place un jeu de ligne plus ambitieux.   
Quid des grosses écuries, Clermont et Biarritz ?                                                                                          Ces 2 là sont normalement abonnés aux 4 premières places et la raison voudrait que l’une des 2 au-moins retrouve son niveau rapidement pour remonter au classement. Les Clermontois semblent les plus à même de le faire si l’on regarde leur bonne performance du week-end notamment. J’ai néanmoins un doute sur la soi-disant dynamique retrouvée de la machine Auvergnate. Cette équipe fonctionne actuellement par réaction et n’est capable de hausser le niveau de son jeu qu’après une contre performance. Ce qui veut dire que Clermont aura du mal à obtenir une série de victoire qui lui permette de remonter suffisamment au classement pour distancer ses adversaires directs. Là aussi les 2 prochains matchs seront des tests intéressants sur le véritable potentiel des jaunards avec un derby à Brive et la réception de Perpignan en suivant. 
Côté Biarritz la situation est, bien sûr, pire même si elle est loin d’être désespérée. Avec 5 victoires seulement sur 9 matchs et des défaites à Dax et face à Bayonne, les Basques sont loin du compte et continuent de payer les insuffisances des dernières saisons. Est ce que les Basques sont capables de se ressaisir alors qu’ils vont se déplacer à Perpignan et Toulon avant de recevoir le Stade Français ? Une série de 4 matchs sans victoire est possible et renverrai alors les Basques dans les profondeurs du classement pour longtemps.
Clermont, par son expérience et le calendrier à venir, semble l’équipe la mieux à même de se positionner en 4ième place sur la durée du championnat.
 
Et Montauban dans tout ça ?                                                                                                                             Il ne faudrait pas oublier l’équipe du Tarn et Garonne qui, depuis son retour dans l’élite, connaît une progression continue et parait capable de passer un cap cette saison. Sans les problèmes extra-sportifs qui ont certainement perturbé le travail des 2 Laurent, Labit et Travers, l’équipe pourrait même compter quelques points en plus. Le principal problème des Montalbanais était jusqu’à maintenant d’ordre psychologique avec l’incapacité des joueurs à gagner à l’extérieur chez des adversaires supérieurs ou au moins de même statut. La victoire à Clermont peut avoir débloqué l’équipe et lui donner envie de répéter la performance, ce qui leur ouvrirai un possible accès aux demis. Ceci toutefois à la condition que les avants Tarn et Garonnais ne répètent pas la contre performance réalisée lors du match contre Toulouse. Là aussi réponse très vite avec 2 déplacements en suivant à Dax et à Brive.