Archives pour octobre, 2008

Le match qui m’intéresse / 9ème journée Top14

30 octobre 2008

Le match qui m’intéresse, moi, ce week-end, c’est…
Regarder la vidéo
[vimeo]http://www.vimeo.com/2111582[/vimeo]

Une sélection cohérente ou pas ?

29 octobre 2008

Voici la liste des joueurs sélectionnés pour France -Argentine le 8 novembre et peut-être plus si affinités :
Heymans, Médard, Palisson, Malzieu, Jauzion, Baby, Beauxis, Trinh-Duc, Elissalde, Parra, Ouedraogo, Dusautoir, Harinordoquy, Picamoles, Nallet (cap.), Millo-Chluski, Chabal, Lecouls, Mas, Faure, Barcella, Szarzewski, Kayser.
Soit 7 Toulousains, 3 Montpelliérains, 3 joueurs « anglais » ( 2 Sale et 1 Leicester ), 2 Parisiens, 2 Clermontois, 2 Biarrots, 1 Castrais, 1 Berjalliens, 1 Perpignanais, 1 Briviste.
Au vu de cette liste, un certain nombre de questions se posent. Je vais essayer d’y apporter un élément de réponse.
7 Toulousains, est ce que c’est beaucoup ?
Aux yeux de Guy Novès, c’est certainement trop. Par contre, quant on voit la domination de Toulouse sur le Top14 et la Coupe d’Europe en ce début de saison et que, surtout, on connaît le peu de temps dont dispose Marc Lièvremont pour préparer l’équipe ( moins d’une semaine ), on peut plutôt dire qu’il n’y a pas assez de Toulousains. En effet, quid de Skréla, le maître à jouer qui a notamment fait basculer le match contre le Stade Français en 1ère mi-temps par son jeu au pied et ses lancements d’attaque ? Quid de Florian Fritz qui avec Yannick Jauzion forme une paire de très haut niveau ? Marc Lièvremont a annoncé que sa priorité c’est le court terme et 3 victoires en novembre. A ce moment-là, pourquoi ne pas sélectionner directement l’axe Elissalde – Skréla – Jauzion – Fritz de manière à s’assurer une rampe de lancement efficace et fluide grâce aux automatismes de club et donner à l’équipe de France un surcroît de vitesse bien utile pour battre l’Argentine et l’Australie notamment. Pourquoi ne l’a t’il pas fait alors ? Réponse à la question suivante !
Y a t’il un arrangement entre le staff de l’équipe de France et les clubs ?
A cette question Marc Lièvremont a répondu non et je le crois. Néanmoins s’il n’y a pas d’engagement écrit de la sorte, il y a une sorte d’accord tacite qui fait que Marc Lièvremont, Didier Retière et bien sûr Emile N’Tamack n’iront pas au-delà d’un chiffre jugé raisonnable situé à 7 voire 8 en cas de grande détresse. Un des objectifs affichés par l’entraîneur de l’équipe de France lors de sa prise de fonction était de recréer un lien et des relations fortes avec les entraîneurs de clubs du Top14. Il s’y tient en ne sélectionnant que 7 joueurs de Toulouse, ce qui est déjà beaucoup aux yeux de Guy Novès. Dommage pour David Skréla, Florian Fritz et même William Servat qui pour le moment sont, en quelque sorte, des victimes collatérales mais profiteront peut-être d’un roulement indirect avec d’autres toulousains pour le match des Pacific Islands…
Pourquoi seulement 2 centres de métiers dans le squad avec Jauzion et Baby ?
Pour répondre à cette question, il faut faire le tour des possibles non retenus : Damien Traille est, semble t’il, victime du mauvais départ de Biarritz, David Marty et Yann David sont blessés, Bastareaud et Bousses ne sont pas complètement titulaires en club, il ne reste donc plus que… Florian Fritz. Et ça aurait été d’autant plus énervant pour Guy Novès que Florian Fritz soit pris comme remplaçant. Donc, c’est François Trinh Duc qui s’y colle, il suppléra Jauzion et Baby si nécessaire.
Les sélections de Baby au centre et Chabal en 2ième lignes sont elles cohérentes ?
Même si Benoit Baby a surtout joué arrière voire ouvreur depuis le début de la saison, le centre est son poste de prédilection. De plus, son talent créatif peut apporter un plus à l’équipe de France en complément d’un Jauzion plus perforateur. Après pas mal de blessures et surtout un très belle saison l’an dernier, il mérite d’être rappelé.
Pour Chabal, c’est un peu plus compliqué. Ses points faibles font qu’il ne correspond pas aux caractéristiques du 8 que cherche le staff : perforateur soit mais surtout créateur dans un jeu en désordre où il aiderait à déstabiliser les défenses adverses notamment en faisant rejouer après lui, ce qui n’est pas toujours évident avec Sébastien Chabal. Du coup, le barbu de Sale devrait surtout retrouver son rôle d’impact player en deuxième ligne, ce que Bernard Laporte avait initié pour la Coupe du Monde. J’ai peur que les contraintes de ce poste « bouffent » l’énergie de Chabal et l’empêchent de totalement exprimer son potentiel mais c’était de toute façon la seule solution pour qu’il soit dans le squad. Alors…
Qu’elle est l’équipe qui débutera le match de Marseille ?
C’est bien sûr trop tôt pour le dire mais, il y a quand même quelques certitudes déjà ennoncées Donc il semblerait que l’on se dirige vers :
Arrière : Heymans.
Ailiers : Malzieu – Médard
Centres : Jauzion -Baby
Demis : Trinh Duc – Elissalde
3ème ligne : Ouedraoogo – Picamoles – Dusautoir
2ième Ligne : Nallet – Millot-Chluski                                          
1ère Ligne : Mas – Swarsweski – Barcella
En pilier, la compétition est serrée et, de toute façon, ils joueront tous. En troisème ligne, je serai tenté de mettre Harinordoquy pour augmenter la performance de la touche française. Enfin, à l’ouverture, j’ai l’impression que Trinh Duc va profiter de ces performances de la saison dernière pour démarrer contre l’Argentine. A suivre…

Le baromètre

27 octobre 2008

Baromètre pour la 6ième place :
Montauban et Bayonne font la bonne affaire du week-end: les Basques battent un concurrent direct, les Tarn et Garonnais gagnent à l’extérieur et en plus Montpellier perd à domicile !
La phrase :
« On voulait faire un grand match car on avait peur de ce Stade Français… si tu te trompes, tu en prends 25 ou 30″                                                                                                                                                              Soit Jean-Baptiste Ellisalde est un grand déconneur, ce qui n’est pas exclu vu son poste, soit la peur décuple les moyens. C’est selon…
L’essai du week-end :
Essai de Coetzee ( Bourgoin ) après une relance partie des propres 22 m Berjalliens, un magnifique passage de bras de Janin et une magnifique course de Denos qui navigue bien dans la défense Montpelliéraine avant de servir son ailier pour l’essai du week-end.
L’incongru de la semaine :
Julien Candelon qui se retrouve à la mêlée de l’USAP car c’est le seul qui fait la taille après la double blessure de Durand et Cusiter !
L’espoir à suivre :
Missoup ( Toulon ) qui s’est dépensé sans compter et à mis quelques caramels de belle facture mais malheureusement sans réussite pour l’équipe.

L’Equipe de Bénézech

27 octobre 2008
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
Equipe de Bénézech du 27 octobre 2008 :
Arrière :   Denos ( Bourgoin )
Ailiers :  Bolavucu ( Bayonne ) – Donguy ( Toulouse )
Centres : Jahouer ( Montauban ) –  Jauzion (Toulouse)
Ouvreur : Boyet ( Bourgoin )
Demi de mêlée :  Pic ( Brive )
3ième lignes : Ouedraogo ( Montpellier ) – Van Niekerk ( Toulon ) - Martin ( Bayonne )
2ième lignes :  Capo-Ortega ( Castres ) - Millo-Chluski ( Toulouse )
1ère Lignes : Idieder ( Brive ) – Tincu ( Perpignan ) –  Barcella ( Biarritz )

Stade Français, jour sans ou vrai accident ?

26 octobre 2008

La défaite de Paris face à Toulouse pose question. Non pas que Paris ne puisse pas perdre contre une équipe de Toulouse qui aujourd’hui maîtrise de manière exceptionnelle toutes les facettes de son jeu, non, bien sur, il n’y a rien de déshonorant à perdre contre l’équipe de la ville rose en ce moment, mais c’est plutôt la manière avec laquelle les joueurs Parisiens n’ont pas vraiment existé tout au long de ce match qui interpelle. Le Stade français était invaincu depuis le début de la saison et a pourtant pris une leçon de rugby. Tentative d’explication.
Absence de physique:
C’est pour moi la grosse surprise de ce match. Les Toulousains ont dominé de la tête et des épaules leur adversaire à ce niveau. Au niveau des avants, les Parisiens ont subi dans les regroupements, ce qui a donné de bons ballons de récupération à leurs adversaires. Ils ont aussi subi au centre du terrain où la paire Jauzion Fritz a pesé physiquement sur le match et ils ont même été pris dans le jeu de déplacement où les Toulousains donnaient toujours l’impression d’avoir un temps d’avance.
Est ce que cette différence entre les 2 équipes peut venir de la préparation physique  à la sauce Australienne que les Parisiens ont connue cette année ? Pour avoir expérimenté ce type de préparation physique très anglo-saxon lorsque je jouais chez les Harlequins, j’ai tendance à penser que oui. En effet, les Parisiens ont eu une préparation très accès sur l’explosivité et la force en occultant le travail d’endurance et de résistance qui est, par contre, un des points forts de la préparation Toulousaine ( que j’ai connue aussi ). L’avantage de la méthode Australienne est que les joueurs en ressentent  les bienfaits dès les premiers matchs de la saison avec un gain de puissance qui est la résultante de la force et de la vitesse. L’inconvénient c’est que, par contre, dans un championnat à la française, long et tortueux, les joueurs manquent d’essence en fin de parcours car ils n’ont pas le fond d’endurance qui permet de résister et de répéter longtemps les efforts.
Le problème, pour ce match précisément, c’est que l’on est encore dans la première partie de la saison. Donc ma théorie ne tient pas. Sauf que les Toulousains ont démarré le match à 200 à l’heure et que l’intensité pendant les 20 premières minutes a été énorme. Les organismes ont été hyper-sollicités dans la répétition des efforts et, seule, une équipe a été capable de répéter les efforts et de gérer la montée d’acide lactique dans le muscle. Cette équipe, c’est Toulouse pour les raisons que je viens d’évoquer.   
Absence de leaders :
Autre surprise côté Paris, c’est l’absence de révolte et surtout de leader pour exprimer cette révolte. On savait cette équipe très dépendante des performances de son maestro argentin Juan-Martin Hernandez et sa sortie a certainement perturbé les joueurs d’autant plus que, cette fois, Lionel Beauxis est passé à côté de son match. Pourtant, des joueurs capables de mener la révolte, il y en avait sur le terrain : Szarzewski, Parisse, Rabadan, Oelschig notamment. L’absence de Liebenberg a, par contre, été préjudiciable à ce niveau dans le combat au centre du terrain. En tout cas aucun de ceux qui étaient sur le terrain n’ont donné l’impression de se révolter en 2ième mi-temps et l’équipe n’a quasiment jamais donné l’impression de savoir comment jouer Toulouse. Pourquoi ?
Et bien, si l’on reprend la première partie de mon explication, on a un début de réponse. Le début de match très intense et le déficit d’endurance des Parisiens a condamné l’équipe de la capitale qui n’avait pas les moyens de contrer son adversaire. Et ceci est vrai aussi pour les leaders de l’équipe qui ont beaucoup donné en première mi-temps et n’ont plus eu la lucidité physique et mentale suffisante après pour remettre l’équipe dans le sens de la marche. 
La fin des expériences à certains postes ?
Toulouse a, avec ce match, mis le doigt sur une autre faiblesse Parisenne. On ne s’improvise pas seconde ligne de métier ou arrière pour un match de ce niveau. Le pack Parisien a subi face à son adversaire et un second deuxième ligne de fort tonnage au côté d’Arnaud Marchois n’aurait pas fait de mal. De même la précision des coups de pieds de David Skréla a mis en lumière le placement approximatif de Lionel Beauxis qui n’est pas un arrière de métier. Paris a certains déséquilibres dans son effectif qui ne s’expliquent pas seulement par les blessures et demander à certains joueurs de rendre service n’est pas une solution suffisante lorsque l’on atteint le très haut niveau. 
Est ce que la situation est grave ?
Bien sur, une seule contre performance ne suffit pas pour déclarer l’état d’urgence d’autant plus que Paris est toujours leader du Top14 mais, en tout cas, il est certain que ce match doit servir à Ewen Mac Kenzie pour modifier le cap. L’élément qui me parait essentiel pour faire progresser l’équipe est d’ajouter une dose d’endurance dans sa préparation physique et ce, même si maintenant que la saison est lancée, ce sera beaucoup plus compliqué à mettre en place efficacement. Ensuite, l’entraîneur Parisien doit aussi comprendre qu’à la différence des joueurs Australiens qui sont à la base des athlètes qui deviennent ensuite des joueurs de rugby, les joueurs français ( et même argentins et italiens ) sont d’abord des joueurs de rugby dont l’entraîneur essaye ensuite de faire des athlètes. Ce qui fait que non seulement la préparation physique d’avant saison est essentielle a la performance des joueurs mais que aussi le bagage technique qu’ils possèdent à leurs postes de prédilection ne se conjugue pas toujours très bien à un autre. Bien sur les rentrées de Corletto à l’arrière et de Papé et Auradour en 2ième ligne apporteront de nouvelles solutions mais, en attendant, le staff Parisien se doit de moins faire dans l’expérimental et plus dans l’équilibre et le complémentaire que ce soit au niveau des avants ou des trois-quarts !

Présentation de la 8ième journée de Top14

23 octobre 2008

Pour connaître le match qui m’intéresse, moi, ce week-end, regardez la vidéo…
[vimeo]http://www.vimeo.com/2048463[/vimeo]

Bonne nouvelle en ProD2

20 octobre 2008

La bonne nouvelle a été confirmée par la fin du match Lyon – Aurillac ce dimanche : c’est en jouant que l’on gagne ! En effet, le temps où il suffisait d’avoir un bon pack et un buteur efficace  pour jouer le haut du tableau est bel est bien fini. Ces 2 conditions sont bien évidemment nécessaires au niveau de la ProD2 mais plus suffisantes. Pour existe et espérer finir dans les 5 premiers il faut être capable de proposer du jeu, de déplacer les défenses et surtout de les battre. C’est, certainement, ce dont les joueurs Lyonnais se sont rappelés à quelques minutes de la fin alors qu’Aurillac venait, grâce à un drop, de passer devant. En effet, toutes les équipes quelles qu’elles soient disposent d’une conquête organisée et d’un buteur au-dessus de la moyenne, même Bourg qui est, pour l’instant dernier. Il faut donc autre chose pour espérer jouer les premiers rôles. C’est certainement la leçon qu’a tirée le Racing Métro après sa défaite en finale l’an dernier…

L’Equipe de Bénézech

20 octobre 2008
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
Equipe de Bénézech du 13 octobre 2008 :
Pour la Coupe d’Europe seuls les matchs de la HCup sont pris en compte :
Arrière :  Stoddart ( Scarlets )
Ailiers : Murphy ( Leicester ) - Candelon ( Perpignan )
Centres : Jauzion (Toulouse ) - O’Driscoll (Leinster)
Ouvreur : O’Gara ( Munster )
Demi de mêlée : Care ( Harlequins )
3ième lignes : Tiatia ( Ospreys ) – Vermeulen ( Clermont ) - Wallace ( Munster )
2ième lignes : Hamilton ( Edimbourg ) - Marchois ( Paris )
1ère Lignes : AD. Jones (Ospreys ) - March ( Montauban ) - Human ( Toulouse )

Une équipe française peut-elle gagner la HCup ?

20 octobre 2008

Il est toujours difficile après 2 matchs d’avoir des certitudes et ce d’autant plus que les résultats de l’automne ne font pas les vérités du Printemps. Néanmoins, ces 2 premières journées ont été riches d’enseignements.
Un premier bilan défavorable
A l’image de ces dernières années, les premiers résultats d’ensemble des équipes françaises jouent plutôt en notre défaveur. Nous perdons plus souvent que nous ne gagnons. Castres et Montauban sont déjà hors-course, Clermont n’est pas loin de cette situation. Perpignan comme chaque année, a été à la hauteur de son statut d’équipe qui fait le plus de faute et prend le plus de cartons jaunes ( 3 contre les Ospreys, 3 cartons jaunes en un seul match !!!) et donc perd avec mille regrets mais un point de bonus défensif une rencontre où les Catalans avaient un coup à jouer. Néanmoins, L’USAP comme Biarritz restent en cours pour les quart de finale. La prochaine double confrontation contre Leicester pour les Perpignanais et contre Cardiff ( auteur pour le moment d’un sans faute avec 10 points soit 2 victoires avec 2 points de bonus ) pour les Basques en dira rapidement plus sur le statut Européen de ces 2 équipes.
Après 2 matchs, seuls Toulouse et Paris sont exacts au rendez-vous non seulement en termes de résultat mais aussi de potentiel. Même si Toulouse a connu de grosses frayeurs contre Bath et si Paris n’a pas encore rencontré les Harlequins, leader ex-aequo de la poule, ces 2 équipes offrent des garanties dans leur jeu qui en font des prétendants au dernier carré et plus si affinités !
Quels sont les favoris cette année ?
Les matchs de ce week-end ont permis de faire le vide quant à certains supposés prétendants. Côté anglais, on oublie les Wasps, équipe vieillissante que le seul Cipriani ne sauvera pas d’une saison difficile, ainsi que Gloucester et Sale, solides mais manquant de génie lorsqu’il s’agit de passer à la vitesse supérieure. Seul Leicester me semble une véritable force capable de viser le titre. Malgré un nouveau nouveau entraîneur, le sud-africain Heineke Meyer après l’expérience Loffreda, et une volonté de trouver un meilleur équilibre entre les avants et une ligne de trois-quart qui a de quoi faire peur, Harrys-Flood, Mauger, Hipkiss, Tuilagi, Varndell, Murphy I et II, cette équipe a les moyens de dominer à nouveau l’Europe ( à condition de commencer par la Catalogne !). En ce qui concerne Bath et Harlequins il faudra attendre respectivement le match retour contre Toulouse et la double confrontation de décembre contre Paris pour vraiment connaître le niveau de ces 2 équipes.
Les Gallois sont toujours là, solides au poste avec plus particulièrement Cardiff et les Ospreys. Est ce que Biarritz pourra empêcher les Blues de jouer un quart de finale à domicile ? Espérons-le. Est-ce que les Ospreys peuvent faire tomber Leicester et réussir l’exploit à Perpignan ? Ca me parait difficile mais avec Hook et Shane Williams, ils ont des arguments a ne pas minimiser non plus.
Reste maintenant les provinces Irlandaises. Le Leinster et le Munster ont ce week-end mis un coup d’accélérateur impressionnant en corrigeant respectivement les Wasps et en allant l’emporter à Sale. Difficile de ne pas imaginer que ces 2 là peuvent jouer les quarts de finale à domicile et viser, du coup, beaucoup plus loin.
Qui pour la finale à Edimbourg ?
Bien sur que, à ce jour, Toulouse et Paris sont solides sur les appuis et paraissent être de solides candidats pour la finale .Cette année, ce n’est pas, à mon avis, les clubs anglais qui se présentent comme de véritables menaces. A part Leicester peut-être, les 2 Stade ont de la marge sur leurs adversaires.
Non, pour moi, la menace vient plus que jamais des provinces Irlandaises et ce pour 2 raisons. La première, et la plus importante, est que toute la saison de ces équipes est organisée autour de la HCup. C’est à dire que ses joueurs jouent peu et arrivent sur les matchs de Coupe d’Europe avec un maximum de fraîcheur. On ne peut pas dire la même chose, évidemment, de nos joueurs. Et plus la saison avance, plus la différence de fraîcheur est marquée. Pour moi, la performance l’an dernier de Toulouse en finale contre le Munster tient du miracle vu les cadences infernales imposées au Toulousains par le Top14. Et cela ne devrait pas aller en s’arrangeant !
La deuxième raison vient du fait que, depuis quelques saisons, les provinces Irlandaises savent recruter à l’étranger pour combler leurs faiblesses. Après le Munster et ses trois quarts Maki, Tipoki et Howlett, la Province du Leinster connue pour ses arrières et son manque de leaders devant s’est renforcée en engageant le pilier Sud-Africain Van Der Linde et surtout, le troisième ligne Australien Rocky Elsom. Deux internationaux qui donnent d’autres arguments à cette équipe et qui me font penser que le Munster et peut-être, donc, le Leinster sont les épouvantails de cette compétition.
Espérons néanmoins que l’un des 2 Stade viennent troubler la stratégie trop parfaite des Irlandais !

Présentation du match du week-end

17 octobre 2008

Regardez cette vidéo pour connaître le match qui m’intéresse ce week-end.
 
[vimeo]http://www.vimeo.com/2027528[/vimeo]